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    Economie

    Comment migrer vers la cour des grands
    Entretien avec Ahmed Akhchichine, ministre de l’Enseignement

    Par L'Economiste | Edition N°:3124 Le 08/10/2009 | Partager

    . Il est impératif de revoir l’ingénierie de formation. L’université doit s’inscrire dans la compétitivité internationale. Un pôle de recherche pilote à RabatAu lendemain de la signature de 17 contrats de développement des universités, le ministre de tutelle dévoile les enjeux de cette stratégie pour le devenir de l’université. Ahmed Akhchichine livre les engagements pris pour l’augmentation des capacités d’accueil, du nombre d’étudiants et des filière porteuses. - L’Economiste: Quels sont les enjeux des contrats signés pour le développement des universités?-Ahmed Akhchichine: Le premier enjeu porte sur la mise à niveau. Les universités ont évolué depuis la mise en place de la réforme il y a près de 8 ans sur des bases que nous pensons saines, notamment le principe de l’autonomie. Le corollaire de ce dernier se manifeste à deux niveaux: d’abord, définir un contrat clair entre le monde économique, la société et l’université. Mais ce contrat n’a jamais été défini. Ensuite, en fonction des termes de ce contrat, il s’agit de mobiliser les ressources et la volonté nécessaires pour que l’université puisse avoir les moyens de réaliser ses engagements. Ce qui n’a pas non plus été fait par le passé. Le résultat est connu par tout le monde. Des rendements internes et externes extrêmement faibles. C’est une situation que nous ne pouvons plus nous permettre de revivre. Aujourd’hui, nous avons une vision relativement claire par rapport aux grands secteurs quant à leur évolution et leurs besoins globaux. On ne peut pas concevoir la réalisation de ces ambitions sans l’implication de l’université. C’est là le véritable enjeu.Dans ces contrats, des engagements précis ont également été déclinés. C’est le cas de l’augmentation des capacités d’accueil, du nombre des filières ou encore l’augmentation du nombre d’étudiants dans des filières porteuses, scientifiques et techniques notamment. Mais pour y arriver, il va falloir revoir l’ingénierie de formation. - Qu’en est-il de la création du pôle de recherche à Rabat? - Le pôle correspond à un autre impératif qui est celui de la mondialisation. En Inde, les secteurs qui ont le plus évolué sont relatifs à la formation des compétences humaines. Aujourd’hui, lorsqu’on forme un ingénieur, l’on sait très bien qu’il changera fréquemment de pays. Les plateformes de formation s’internationalisent. Vous avez un opérateur installé au Maroc, mais une partie de sa formation est destinée à l’étranger. Pour pouvoir participer à ces évolutions qui sont inéluctables, il faut avoir des acteurs qui ont la taille critique pour le faire. Si l’on prend les classements de référence comme celui de Shanghai, et avec la situation actuelle, aucune université marocaine n’aura la chance d’y figurer. Il faut savoir quel chemin emprunter. Va-t-on continuer à jouer dans la cour des petits avec de petits acteurs? Ou allons-nous nous donner les moyens pour regrouper les potentiels des acteurs actuels pour qu’ils s’inscrivent dans la compétitivité internationale. C’est le pari du pôle.- Concrètement, comment sera déclinée cette notion de pôle?- Le premier pôle sera créé à Rabat entre les universités Mohammed V de Souissi et d’Agdal. Il va être ouvert aux autres établissements de formation des cadres (écoles d’ingénieurs…). Il sera peut-être, dans une phase ultérieure, étendu à l’université de Kénitra. Le but étant d’avoir un réservoir de compétences qui regroupe enseignants, étudiants et une offre de formation de près de 400 filières. Cela nous permettra de migrer vers la cour des grands. Le deuxième pôle sera celui de Casablanca qui associera les deux universités de la ville, celle d’El Jadida et de Settat. Nous serons là sur une configuration beaucoup plus large. La mise en oeuvre de ces pôles dépend du degré de maturité des équipes en place. Car nous avons choisi à cet effet la forme du conventionnement. C’est-à-dire que ce sont les acteurs qui se mettent eux-mêmes d’accord à la fois sur le contenu des engagements les liant et sur le rythme de l’implantation et réalisation de ces engagements. Ce sont ces acteurs qui choisissent leur orientation globale. Nous ne faisons que les accompagner.- Comment financera-t-on tous ces chantiers?- Pour les contrats de développement, il s’agit d’une commande de la société à travers l’Etat. Donc, c’est la collectivité qui va s’en charger. Nous avons mobilisé à cet effet près de 13 milliards de DH pour les quatre prochaines années.Pour les autres initiatives, elles sont d’abord ouvertes à des partenariats que des universités ont déjà appris a faire depuis quelque temps déjà. Elles sont aussi ouvertes sur la logique des acteurs de proximité, acteurs locaux qui ont des demandes précises. Nous mettons en place tous les outils d’accompagnement, du financemen à la formation, en passant par la réglementation.Propos recueillis parJalal BAAZI

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