×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Une étude répertorie les nouvelles élites

    Par L'Economiste | Edition N°:3124 Le 08/10/2009 | Partager

    . La génération d’entrepreneurs de plus en plus jeunes. La manne plombée notamment par la crise de l’école «L’ÉLITE économique marocaine, une étude sur la nouvelle génération d’entrepreneurs» tombe à pic dans une production universitaire bien maigre. Le livre(*), élaboré à partir d’une enquête auprès de 100 entrepreneurs, a été présenté mardi soir à la Villa des Arts de Rabat par Mohamed Benabid, rédacteur en chef du quotidien L’Economiste en présence des auteurs de l’ouvrage. On relève d’emblée que ni la politique, ni le syndicalisme, ni l’Administration, ni l’université ne parviennent à produire les élites en mesure de répondre aux besoins de la réforme et de la modernisation du pays. Pour Driss Guerraoui, seul le champ économique connaît une vraie dynamique de renouvellement des élites avec l’émergence d’entrepreneurs nouvelle génération. Ce dynamisme est visible depuis l’avènement du Souverain, notamment par l’existence d’un projet économique, avec une vision claire et une stratégie dans tous les secteurs. D’ailleurs, le taux de création des entreprises a triplé en 10 ans, soutient Guerraoui. Le chercheur universitaire se dit «impressionné par les mutations qualitatives de ces entrepreneurs qui sont en phase avec les choix stratégiques du Maroc». Il en profite pour en brosser un portrait-robot. C’est une génération de plus en plus jeune: 34% ont moins de 40 ans et 78% moins de 50 ans. Elle est très instruite dont 75% maîtrisent trois langues. 87% de cette population se disent respecter le Code de travail, plus de 70% considèrent que la rente et la corruption constituent des obstacles majeurs au développement économique. Pour 61% des entrepreneurs sondés, la bureaucratie décourage les opportunités. Même si le capital de ces entreprises est d’origine familial, 81,5% d’entre elles croient au «self made man». Sans s’attarder sur le comparatif entre la Malaisie et le Maroc, le conseiller du Premier ministre y va pas par quatre chemins : la clé du développement dépend de la volonté politique de moderniser le pays. Celle-ci est manifeste et donne de la visibilité à une nouvelle classe d’entrepreneurs qui prend des risques, différente de celle du passé ayant vécu sous le système de rentes. Ces entrepreneurs restent plombés par la crise de l’école qui ne parvient pas à produire le capital humain pour accompagner le développement des entreprises et les défis de l’Administration dans la gouvernance des régions. Autre facteur de blocage : la dimension culturelle. Un comportement dominant au sein de l’entreprise privilégie les notions de triche et de combine au lieu de l’effort et du mérite. M. C.------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------* Le livre est écrit par Driss Guerraoui et Noureddine Afaya

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc