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    Economie Internationale

    Accord Chine-USA: Les craintes des Américains

    Par L'Economiste | Edition N°:641 Le 18/11/1999 | Partager



    · La suppression des quotas chinois effraie les textiliens
    · Un mécanisme spécial de protection adopté par les Etats-Unis pour 5 ans
    · Télécoms et Internet: Perspectives très prometteuses


    Les fabricants de textile américains sont parmi les rares du secteur industriel à considérer avec méfiance, voire déception l'accord commercial qui a été signé par la Chine et les Etats-Unis, car ils craignent que les importations chinoises inondent le marché américain. Alors que l'ensemble de l'accord a obtenu globalement davantage de concessions chinoises qu'américaines, le volet textile accorde à Pékin un accès plus rapide, sans quotas, au marché américain.
    Au terme de l'accord, les quotas américains sur les importations de textile et d'habillement chinois doivent expirer en 2005 au lieu de 2010 comme l'avait espéré initialement Washington.
    Mais afin d'éviter des importations massives, Mme Charlene Barshevsky, représentante américaine au Commerce, a négocié un "mécanisme" spécial de protection, qui sera temporairement mis en place de 2005 à 2009. Dans ce cadre, les Etats-Unis pourront limiter les importations chinoises si elles s'avéraient menacer l'industrie textile américaine.
    "Agréer à la demande chinoise d'une levée des quotas sur 5 ans va coûter aux Etats-Unis 150.000 emplois dans le secteur et faire perdre des milliards de Dollars aux fabricants", estime l'Association américaine des Manufacturiers du Textile (AMTI). Celle-ci affirme, en outre, que la Chine, pour contourner la limite des quotas, fait transiter illégalement par d'autres pays des exportations pour un montant de 5 milliards de Dollars annuellement. La profession dit attendre davantage de détails quant à l'établissement du mécanisme spécial de protection pour "mesurer son efficacité". Les importations de textile et d'habillement en provenance de Chine représentaient 5,9 milliards de Dollars en 1998, alors que les exportations américaines dans ce secteur ne se montent qu'à 72 millions de Dollars.
    Du côté des importateurs en revanche, notamment le secteur de la distribution, on a milité pour l'abolition des quotas. Selon la Fédération Nationale de la Distribution, prolonger les restrictions reviendrait à "exacerber" les problèmes d'importations par transit.
    L'accord commercial devrait ouvrir de larges perspectives aux compagnies américaines dans le secteur des télécoms, un des marchés les plus prometteurs en Chine. Les investisseurs étrangers peuvent prendre des intérêts dans les télécommunications jusqu'à une limite de 49% dès l'accession de la Chine à l'OMC et 50% deux ans plus tard, selon Mme Barshevsky. L'accord ouvre aussi une brèche dans le secteur de l'accès à l'Internet, ce qui était loin d'être acquis il y a encore quelques mois. "Il y a une grande variété de compagnies américaines que ce soit dans les infrastructures ou les fournisseurs de services, qui pourront en profiter", estime l'US-China Business Council (UCBC). Certaines sont déjà présentes comme ATT, Lucent ou Motorola.


    L'Internet aussi

    Concernant le secteur de l'Internet, Yahoo et America On-Line sont très intéressées par le marché chinois, indique l'UCBC. Surtout dans les régions très denses en population et déjà équipées en infrastructures comme Pékin, Shanghai ou Canton. Il y a pour l'instant 150 millions de lignes téléphoniques en Chine, à la fois classiques ou de radiotéléphonie et les Chinois ont prévu d'investir 1,5 milliard de Dollars dans ce secteur en 1999.

    Radia LAHLOU (AFP)



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