×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Finance islamique: Les offres se précisent

    Par L'Economiste | Edition N°:3723 Le 20/02/2012 | Partager
    La Société islamique pour le développement opérationnelle au Maroc depuis peu
    1,4 milliard de dollars de projets financés
    Ticket d’investissement: 10 à 20 millions de dollars

    La SID, filiale de la BID, finance essentiellement les projets de développement dans les pays membres de l’organisation de la coopération islamique. Jusque-là elle a financé 1,4 milliard de dollars de projets principalement dans le secteur financier, l’immobilier et les industries

    LA Société islamique pour le développement (SID), filiale de la Banque islamique de développement, est depuis peu opérationnelle sur le marché marocain. Il aura fallu plus de dix ans après la création de l’institution financière pour que le Maroc ratifie l’accord lui permettant d’opérer dans le Royaume. Une délégation de la SID a présenté, le jeudi 16, sur invitation d’Attijariwafa bank, les modes d’intervention de l’institution. Cette invitation n’est pas fortuite puisque la finance islamique est redevenue un sujet important depuis l’arrivée du PJD au pouvoir.
    La SID a pour principale mission de contribuer au développement économique de ses pays membres. Ils sont au nombre de 52 (il s’agit des pays ayant ratifié l’accord portant création de la SID). En dehors du financement des projets publics, elle accompagne également les entreprises privées. En clair, il s’agit d’une source de financement supplémentaire pour les entreprises locales. A la seule différence que les montages financiers sont conformes à la Charia. Même si elle octroie des lignes de financement aux banques conventionnelles, leur utilisation par ces dernières doit être conforme à la Charia.
    La filiale de la BID est dotée d’un capital de 2 milliards de dollars (plus de 17 milliards de DH). Elle investit en direct dans les projets ou les entreprises. Mais, «la règle est de ne pas acquérir plus de 33% du capital d’une entreprise ou d’un projet dans lequel nous investissons», souligne Oumar Sylla, responsable à la SID. Sur les projets «greenfield», la SID peut apporter jusqu’à 40% du coût global. Globalement, «le ticket d’investissement varie entre 10 et 20 millions de dollars sur une durée comprise entre 4 et 7 ans», avance Sylla.
    D’autres facilités sont également accordées notamment le financement du fonds de roulement des entreprises par voie de Mourabaha. Le bailleur de fonds intervient principalement dans les industries de transformation, le secteur financier ou encore l’immobilier. Ces trois secteurs ont capté environ 74% de ses financements qui totalisent aujourd’hui 1,4 milliard de dollars.
    D’ici 2020, la SID espère favoriser la création de 1 million d’emplois et 50 institutions islamiques de financement dans ces pays membres. Elle prévoit également deux investissements dans une institution financière par pays à la même échéance.


    F. Fa

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc