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    Economie

    Les évaluations de la Banque mondiale

    Par L'Economiste | Edition N°:2081 Le 08/08/2005 | Partager

    . Le Maroc modestement classé pour la lutte anticorruption, la qualité de la régulation . La région Moyen-Orient et Afrique du Nord la plus en retardLa Banque mondiale a développé une grande expertise sur le sujet de la gouvernance (voir de nombreux articles sur le sujet,www.leconomiste.com). Elle vient d’ailleurs d’actualiser les composantes de la gouvernance, qui permettent de la mesurer. Le Maroc, au sein du groupe de pays auxquels il est comparé (la région Moyen-Orient et Afrique du nord-Mena) est très modestement classé, pour la corruption, l’efficacité de la dépense publique, la qualité de la régulation. “Le trend sur ces 25 dernières années nous a emmenés d’un système très étatisé vers un système nettement plus libéral”, dit un analyste(1). Mais cette évolution n’implique pas une amélioration de la transparence. Autant les progrès démocratiques sont évidents, autant “il y a un affaissement dans le niveau d’exigences de la gestion publique”. “Ce n’est pas banal, puisque cette contradiction souligne que les progrès de la liberté modelant un Etat nouveau vont avec un recul de la transparence, donc de la qualité de la gestion étatique”. Mais probablement le pis est que la région Mena accuse un retard profond dans l’exercice de la gouvernance par rapport au reste du monde. «Ce n’est pas un hasard si cette région est celle qui possède le moins de données empiriques sur la qualité de la gouvernance. Normal, c’est la région où les gouvernements sont les plus centralisés de tous les pays en voie de développement”, relève la Banque.Dans les années 80, la moyenne annuelle de la croissance économique par habitant a été de 0,9%, “un niveau inférieur à celui de l’Afrique subsaharienne”. La productivité est en chute depuis 3 décennies. Mais le facteur le plus troublant reste la volatilité de la croissance”. Selon les simulations des experts de la Banque, si la région avait pu atteindre une qualité moyenne d’administration du secteur public comparable par exemple aux pays performants de l’Asie du Sud-Est, ses taux de croissance auraient été plus élevés de près de 1% par an. Et si la région avait évolué économiquement comme la Hongrie, la Malaisie et les autres pays sur ces 15 dernières années, les revenus moyens auraient été au moins deux fois supérieurs à ce qu’ils sont maintenant. Pour la Banque, pas de doute, l’origine du fossé entre Mena et les pays d’autres régions, qui se sont vite relevés, est la défaillance de gouvernance. Cet indice mesure la qualité de l’administration et la responsabilisation publique. “A quelques exceptions près”, les pays de la région Mena ont en moyenne une administration publique d’une qualité inférieure à ce qu’elle devrait être pour leur revenu. La performance est mesurée sur la base de l’efficacité de la bureaucratie, le respect des règles de droit, la protection des droits de propriété, le niveau de corruption, la qualité des réglementations, et les mécanismes de responsabilisation interne. Mais là où l’écart est très profond, c’est dans la responsabilisation publique. C’est-à-dire du degré d’ouverture des institutions publiques, la participation, le respect des libertés civiles, la transparence du gouvernement et la liberté de la presse. Quand dans le reste du monde, la qualité de la responsabilisation publique augmente proportionnellement à la hausse des revenus, pour certains pays les plus riches de la région Mena, le retard est encore plus important comparé à des pays à revenu similaire. Dans cette région, plus les pays sont riches, plus le fossé s’élargit. M. Kd.(1) Gouvernance et conduite de l’action publique au XXe siècle, sous la direction de Ali Sedjari, Editions L’Harmattan-Gret, 2003.

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