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    Notre-Dame de Paris: Des trésors partis en fumée

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5497 Le 17/04/2019 | Partager
    Certains chefs-d’œuvre historiques sauvés
    Une charpente de plus de 800 ans entièrement carbonisée
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    Le terrible incendie qui a ravagé la cathédrale semblait maîtrisé mardi matin. Le «péril du feu» est «écarté», mais des doutes subsistent quant à la résistance de la structure (Ph. AFP/Geoffroy Van Der Hassalt)

    Le drame touche la France entière, mais émeut le reste du monde.  Monument historique le plus visité d’Europe, la cathédrale Notre-Dame de Paris est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991. Entre 12 à 14 millions de touristes visitent chaque année ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique de l’île de la Cité, parti en fumée, lundi 15 avril dans la soirée, après le violent incendie qui s’est déclaré dans le bâtiment.

    Les premières images prises à l’intérieur et à l’extérieur de la cathédrale montrent l’ampleur des dégâts. Le «péril du feu» est «écarté», mais des doutes subsistent quant à la résistance de la structure, a indiqué mardi 16 avril le secrétaire d’Etat français à l’Intérieur, Laurent Nuñez. La construction de l’édifice emblématique a été engagée sous le règne de Louis VII par Maurice de Sully, évêque de Paris, en 1163. Elle s’est étalée jusqu’en 1345.

    Mais le site est beaucoup plus ancien puisque la cathédrale a été construite sur le site d’une ancienne église, érigée par le Roi des Francs: Childebert (511-558), qui elle-même a été bâtie en remplacement d’un  temple païen gallo-romain dédié à Jupiter. Pillé et saccagé pendant la Révolution française puis lors d’émeutes en 1831, ce joyau du gothique a perdu une partie de ses chefs-d’œuvre.

    Son trésor liturgique, qui comptait parmi les plus riches de France avant de disparaître en 1789, a été progressivement reconstitué. Aujourd’hui la charpente est entièrement brûlée. Surnommée «la forêt», entièrement faite de bois, elle avait traversé huit siècles d’histoire. Certaines poutres qui la constituaient alors provenaient d’une charpente encore plus ancienne, faite d’arbres abattus entre 1160 et 1170. 

    L’œuvre complexe s’étendait sur 100 mètres de longueur et 13 mètres de largeur. La flèche de 93 mètres de hauteur, datant du XIXe siècle, est détruite. Certains vitraux ont explosé, dont les 3 rosaces qui représentent les fleurs du paradis de 13 mètres de diamètre, construites au XIIIe  siècle, puis rénovées à plusieurs reprises.

    Les deux beffrois ont, eux, pu être sauvés, ainsi que d’autres éléments comme la couronne d’épines du Christ, qui, selon la croyance catholique, aurait été posée sur la tête de Jésus peu avant sa crucifixion ainsi que la tunique de Saint-Louis et plusieurs calices.  Le grand orgue, avec ses cinq claviers, ses 109 jeux et ses près de 8.000 tuyaux, l’un des  plus remarquables au monde, est sérieusement endommagé.

    Construit à partir du XVe siècle, l’orgue s’étoffe progressivement, jusqu’à atteindre au XVIIIe siècle sa taille actuelle. Il traverse la Révolution sans dommages, «grâce sans doute à l’interprétation de musiques patriotiques» selon le site de la cathédrale. Jeudi dernier, 16 statues de cuivre représentant les 12 apôtres et les quatre évangélistes avaient été décrochées de la flèche de la cathédrale pour être restaurées et ont ainsi échappé au sinistre.

    A.Bo

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