Dossier Spécial

Tirage au sort: Les Lions de l’Atlas lucides mais ambitieux

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5160 Le 04/12/2017 | Partager

Le tirage au sort pour le Mondial de Russie en juin prochain a placé le Maroc dans le groupe B, qualifié de «groupe de la Mort». L’équipe nationale jouera le 15 juin contre l’Iran à Saint Petersburg, le 20 contre le Portugal à Moscou et le 25 contre l’Espagne à Kaliningrad.

Si elle ne connaît pas le football iranien, l’opinion publique marocaine est parfaitement au fait des deux principaux adversaires des Lions de l’Atlas: le Portugal, champion d’Europe en titre, avec sa star Christiano Ronaldo et l’Espagne qui avait remporté la Coupe du monde en 2010.

Dès la fin du tirage au sort, le coach a laissé filtrer les premières indiscrétions sur les ambitions,  rappelant que le Maroc entrera dans la compétition «la tête haute». «Notre ambition est de marquer une participation historique et non pas participer pour participer. Sur le papier, la mission paraît difficile, mais en football, rien n’est impossible. Nous aurons notre mot à dire et nous essayerons de confirmer à l’ensemble que nous sommes un adversaire fort», souligne-t-il.

Indirectement, il veut remobiliser les troupes, non seulement les joueurs mais aussi les Marocains: «Il faut croire et continuer sur la même dynamique que nous avons finie les phases de qualifications». Des propos qui remettent le turbo dans une équipe nationale, ayant montré un esprit combattif, un jeu collectif et une détermination réaffirmée afin d’aller le plus loin possible dans ce mondial.

Et sans le moindre complexe. La qualité de la préparation au cours des prochains mois sera décisive. En particulier la préparation mentale. L’opinion publique garde toujours en mémoire le faux pas des Lions de l’Atlas contre le Brésil  lors de la Coupe du monde de 1998 en France. Un faux pas qui allait leur coûter cher en dépit d’un match nul contre la Norvège et d’une victoire contre l’Ecosse.

Les coéquipiers de Salaheddine Bassir, pourtant talentueux, avaient alors trop respecté, voire idolâtré, les Brésiliens, oubliant de jouer à leur véritable niveau. Les hommes d’Hervé Renard seront sans doute dans un état d’esprit différent face à des styles de jeu qu’ils connaissent et des stars portugaises et espagnoles qu’ils côtoient toute l’année.  Il faudra au préalable se concentrer sur la première rencontre, contre l’Iran. Ce sera la clef pour ouvrir la première serrure.

 

 

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