Dossier Spécial

Exclusif/Coupe du Monde: Comment le Maroc compte défendre ses chances

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5160 Le 04/12/2017 | Partager
Faire au moins autant qu’en 1986
Sur le papier, une équipe éligible pour les quarts de finale
Candidature pour la Coupe du monde 2026: La campagne s’intensifiera dès décembre
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Depuis l’arrivée de Fouzi Lakjaâ à la présidence de la FRMF, une alchimie s’est créée autour de lui avec un foot marocain devenu plus conquérant. Prochaine étape: la Coupe du monde en Russie (Ph. AFP)

- L’Economiste: Quelles sont les chances du Maroc?
- Fouzi Lakjaâ: Nous ne sommes pas encore arrivés à faire mieux qu’en 1986 lorsque le Maroc s’était qualifié au deuxième tour. Le minimum est de rééditer au moins cet exploit. A partir des 8es de finale, les compétitions seront organisées en un seul match. Une fois qualifiée à l’issue des phases de poule, l’équipe nationale doit faire le maximum pour aller le plus loin possible.

- Selon les pronostics, l’équipe du Maroc serait éligible au moins pour les quarts de finale au vu du casting des joueurs
- Effectivement, l’analyse objective du rendement de l’équipe nationale ne peut que confirmer cette lecture. La force des Lions de l’Atlas est de disposer d’un groupe très solide. Car, qu’on le veuille ou non, le football est un sport collectif. En plus, la majorité des joueurs évolue dans des équipes de haut niveau, comme notamment la Juventus de Turin, l’Ajax d’Amsterdam et dans la Liga. Cela nous donne la possibilité d’avoir une équipe compétitive, qui peut rivaliser avec les plus grandes sélections du monde.
- Avez-vous un plan de préparation d’ici juin pour la Russie?
- Juste après le tirage du vendredi, nous allons nous réunir avec le staff technique pour fixer les dates de deux rencontres en mars. Par ailleurs, la CAF a eu la bonne idée de reporter les éliminatoires de la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations de 2019 à l’après-Mondial. C’est une très bonne chose. Au cours du mois qui précède la World Cup, nous allons peaufiner la préparation dans des conditions similaires à celles de la Coupe du monde. L’objectif est d’être en Russie dans la meilleure forme possible vers le 10 juin.

- Quels sont vos sparring-partners?
- Des contacts vont être entamés avec l’Argentine, la Pologne, l’Ecosse et l’Islande. Nous n’allons pas jouer avec des équipes dont le style est différent de nos compétiteurs en poule. Ce qu’il faut savoir c’est que le classement FIFA du Maroc, à la 40e place, nous offre beaucoup de choix.

- Après la qualification à la Coupe du monde, que va gagner le Maroc au niveau financier?
- Dans le football et le sport de manière générale, c’est le résultat qui compte. Cette qualification à la Coupe du monde, en plus de l’impact sportif, a enclenché une belle dynamique au niveau national. Ceci dit, pour répondre concrètement à votre question, le Maroc a droit à la dotation directe accordée par la FIFA à toutes les équipes qualifiées et qui est autour de 13 millions de dollars. La CAF a pour sa part prévu d’accorder une enveloppe aux cinq équipes africaines qualifiées. II existe aussi des possibilités de sponsoring et nous avons à ce titre plusieurs offres sur la table. De grandes firmes nationales et internationales veulent accompagner l’équipe du Maroc avant, pendant et après la Coupe du monde. Le football a démontré qu’il était un vecteur de mobilisation extraordinaire. Nous allons finaliser tout cela d’ici peu.

- Comment exploiter les dernières performances des lions de l’Atlas pour promouvoir la candidature pour la Coupe du monde 2026?
- Le 30 novembre, c’est-à-dire la veille du tirage au sort, la FIFA organise un dîner où tout le gotha du monde du football sera présent. C’est le genre d’évènement qui se prête effectivement à discuter, partager et convaincre. C’est aussi une opportunité importante pour suivre l’actualité, être au parfum de l’évolution des tendances de la décision footballistique en attendant le verdict pour l’organisation de la Coupe du monde 2026, qui aura lieu juste après le démarrage du Mondial, le 11 juin prochain.

- Justement, à 7 mois de la proclamation des résultats, il n’y a toujours pas d’association pour la promotion de la candidature marocaine?
- Il faut tenir compte de l’agenda de la FIFA qui fixe un protocole à suivre pour la promotion des candidatures. Après la signature des documents juridiques, le prochain rendez-vous est programmé les 6 et 7 décembre à Zurich à travers un workshop où la FIFA expliquera aux deux candidats l’approche, le déroulement. A l’issue de cette phase, tout un chacun pourra organiser, mener sa communication, là encore selon les règles établies par l’instance internationale du foot. Ceci dit, nous ne sommes pas restés les bras croisés. Le travail de préparation est déployé progressivement avant même que le Maroc ne dépose officiellement sa candidature en août. Encore une fois dans les limites de ce qui est légalement autorisé.

Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

 

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