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Le Maroc aura soif en 2040
Le Royaume parmi les 20 pays les plus touchés par le stress hydrique
Industrie, pression démographique, réchauffement… les causes
Le rapport alarmant de l’institut américain Water Resources (WRI)

   
Le rapport que vient de livrer l’institut américain Water Resources (WRI) sur les ressources hydriques a toutes les allures d’une bombe à retardement. A l’horizon 2040, plusieurs régions du monde souffriront du stress hydrique. La plupart des pays de la planète seront confrontés à des problèmes de carence en eau, mais ce sont surtout ceux d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient qui seront les plus touchés d’ici 25 ans. Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye seront particulièrement concernés par la raréfaction des ressources hydriques. La méthodologie de l’Institut WRI s’appuie sur le classement des pays en matière de disponibilité de réserves d’eau, les variations saisonnières et interannuelles, la fréquence des inondations ainsi que la sévérité de la sécheresse qui avait sévi en 2010 dans plusieurs régions du monde. 
Les projections de l’institut américain WRI, qui s’appuient sur les données émanant du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), indiquent que le Royaume fera partie des 20 pays les plus durement touchés par les problèmes de l’eau. Sur la base d’une note maximale de 5, traduisant le niveau le plus élevé du stress hydrique, le Maroc a eu un score cumulé de 4,68 pour l’utilisation industrielle, agricole et domestique de l’eau. Il occupera la 19e place parmi les pays les plus affectés. Dans les pays du Golfe, le Bahreïn, le Koweït et le Qatar se voient attribuer la note maximale de 5. Ils sont suivis par d’autres pays du monde arabe tels que les Emirats Arabes Unis, la Palestine, l’Arabie Saoudite, le Liban ou encore Oman. Dans son étude, l’Institut WRI liste les différents facteurs qui impacteront la disponibilité des ressources hydriques d’ici 2040 à travers le monde. Cela va du réchauffement climatique, l’urbanisation galopante à la démographie en passant par les activités industrielles. L’impact sera plus prononcé au niveau des pays dont les réserves en eau sont limitées. Mais ce sont justement ces pays qui développent des stratégies en vue de préserver les richesses hydriques et prévenir les gaspillages, montrant ainsi la voie aux régions moins exposées. Parmi ces pays, figure notamment Singapour qui se distingue par une gestion des plus drastiques de la gestion de l’eau. Pour ne pas être pris de court par un «choc» hydrique, le Maroc a également développé une stratégie pour préserver ses ressources hydriques depuis plusieurs années, assortie d’une charte nationale de l’environnement. Le plan national de l’eau, destiné à assurer la sécurité hydrique du Royaume, nécessitera plus de 200 milliards de DH à l’horizon 2030. Restera à trouver les financements.
L’eau, prochaine bataille?
LE rapport de l’Institut WRI précise également qu’une étude menée par l’organisation américaine National Intelligence Center (NIC) montre que l’accès à l’eau pourrait devenir problématique et constituer un facteur d’instabilité dans les pays de l’Afrique du Nord. Parmi ces derniers, la Libye sera particulièrement concernée par les problèmes de raréfaction de l’eau, d’autant qu’elle est actuellement minée par des problèmes d’instabilité politique. Le risque que cela ne devienne une source de tension, les représentants des pays de la région à la 21e conférence sur le climat (COP21), qui se tiendra à Paris en décembre prochain, devront tomber sur un accord pour faire face au changement climatique et prévenir les tensions.
H.E.
 
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