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Produits chimiques
Un plan pour se conformer aux standards
630 tonnes de pesticides périmées à éliminer d’ici 2018
Coût de l’incinération à l’étranger: 1,1 million de dollars

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Un an après son lancement, le projet de l'élimination des pesticides périmés peine encore à démarrer. Une seule composante, un atelier de formation ayant été organisé l’année passée en France (Lille). Jeudi dernier, le Comité de pilotage a tenu sa deuxième réunion. «Objectif: évaluer les actions menées et celles à réaliser d’ici 2018», signale un communiqué de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa). Pourtant, le financement ne fait pas défaut et les actions ont été bien identifiées. En dehors de l’élimination des produits chimiques périmés, le programme prévoit la gestion intégrée des ravageurs et la destruction des emballages toxiques. A cet effet, le Fonds pour l’environnement mondial a misé 3,5 millions de DH. S’ajoute également un cofinancement de 24.250 dollars représentant les contributions du gouvernement marocain, la FAO et Crop
Life International. D’une durée de quatre ans, le projet cible l’élimination de 630 tonnes de pesticides et la destruction de 800 tonnes d’emballages contaminés. Pour cette seconde composante, il était prévu de créer une filière de collecte des contenants dans la région du Souss-Massa, qui concentre la grosse part de produits phytosanitaires. Dans cette même région, le projet compte promouvoir la lutte biologique en vue de réduire l’utilisation des pesticides. Et pour compléter le dispositif, il faut aussi revoir la législation en vigueur pour éviter d’éventuelles accumulations des stocks de produits obsolètes.
Le financement disponible devrait couvrir toutes ces actions. A commencer par l’élaboration d’une étude pour la mise à niveau de la législation ainsi que la destruction à l’étranger des produits et leurs déchets.
Selon nos informations, l’opération de destruction sera effectuée par un incinérateur irlandais moyennant 1,1 million de dollars. La contribution des professionnels devrait couvrir l’élimination des emballages. Mais là, des arbitrages s’imposent. Les petits distributeurs dont l’activité reste concentrée sur les génériques s’estiment lésés par rapport aux majors. Ces derniers écoulent des produits dont les prix sont 5 fois plus chers par rapport aux premiers. «Aussi, est-il logique que les multinationales participent selon la valeur des produits déclarés à l’import», estime un revendeur.

Stocks et responsabilités

La Santé, l’Agriculture et l’Intérieur sont les départements qui accumulent une bonne part du stock de produits chimiques périmés. Excepté les services de l’Agriculture dont le stock est constitué d’emballages, les autres détiennent même des pesticides organiques persistants qui ont été interdits depuis plusieurs années.
D’ailleurs parmi les facteurs expliquant l’accumulation des produits périmés figure l’interdiction des produits. La seconde raison tient à la conservation incorrecte des produits et à la mauvaise gestion des stocks. S’ajoutent aussi, l’excès des achats par rapport aux besoins, les intérêts commerciaux et autres facteurs cachés.

A.G