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L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

mercredi 28 janvier 2015,
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CFC s’ouvre une fenêtre sur l’Amérique
L’autorité de la place de Casablanca s’allie avec son homologue de Montréal
Produits dérivés, gestion des retraites… les axes de collaboration

   

L’année commence bien pour Casablanca Finance City (CFC). Après avoir dévoilé, il y a quelques jours à peine (cf. L’Economiste du 22 janvier 2015) ses ambitions pour l’exercice actuel, CFC Authority en concrétise déjà une.
Le gestionnaire de CFC vient, en effet, de signer avec Finance Montréal, le promoteur de la place financière du Canada, un protocole d’accord pour la coopération en matière de services financiers et de développer de nouvelles activités. Les deux places entendent ainsi partager leur expertise sur plusieurs domaines.
CFC profitera ainsi de l’expertise du Centre Financier International de Montréal (CFIM) -18e au classement des centres financiers dans le monde (GFCI)- en matière de produits dérivés, de gestion des retraites, de financement des projets d’infrastructures et de gestion des risques financiers. «Nous voulons, à travers ce partenariat, développer nos domaines d’excellence et de compétence également au niveau de la technologie au service de la finance», confie à L’Economiste Eric Lemieux, DG de Finance Montréal. La place du Canada est, à ce titre, l’une des meilleures dans ce domaine. Chaque année, Finance Montréal organise le Forum Fintech, un lieu de développement d’occasions d’affaires dans l’industrie des services financiers et des technologies de l’information.
Finance Montréal compte, à travers ce partenariat, permettre aux entreprises canadiennes de développer leurs activités en Afrique et particulièrement sa partie francophone et ainsi faire de Casablanca leur porte d’entrée privilégiée. Lemieux déplore, à ce titre, qu’aucune entreprise canadienne ne figure dans la liste des pensionnaires CFC, mais il compte bien y remédier, lui qui estime que ce statut est «fort intéressant». «J’espère qu’à travers cette collaboration et compte tenu du potentiel du continent dans les 5 prochaines années, on pourra faire venir des entreprises canadiennes à Casablanca», prévoit Lemieux. Même son de cloche du côté de CFCA pour qui ce partenariat va permettre de se rapprocher du monde des affaires québécois. «Il est important que les grands groupes canadiens choisissent CFC comme porte d’entrée vers l’Afrique et base régionale de leurs activités», note Saïd Ibrahimi, DG de l’autorité du centre financier de Casablanca. De l’autre côté, «ce partenariat fait de Montréal la porte d’entrée vers l’Amérique du Nord pour les entreprises marocaines souhaitant opérer sur ce continent», souligne-t-il. D’ailleurs, Ibrahimi insiste sur le fait ce partenariat renforce la connectivité de CFC à l’échelle mondiale, et plus précisément sur le continent américain. Cela offre plus de légitimité à son positionnement.  
La collaboration entre les deux places comprend aussi l’échange d’expériences, l’organisation d’événements et la facilitation des relations entre les organismes institutionnels régissant le secteur financier dans les deux places. Justement, les deux institutions envisagent de coopérer dans les domaines de la formation continue pour les professionnels en exercice ainsi que la facilitation des échanges universitaires pour les étudiants en finance.

Et de 6

SI le partenariat avec Finance Montréal est le premier du genre avec une place du continent américain, il vient porter à 6 le nombre de partenariats avec d’autres places dans le monde. CFC s’est, en effet, allié à Singapour, Luxembourg, Londres, Paris et Maurice. Ceci dit, Saïd Ibrahimi confie à L’Economiste que CFCA compte nouer d’autres collaborations avec une place financière d’Amérique latine et une autre d’Asie.

Moulay Ahmed BELGHITI