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Africa 50 institué et domicilié au Maroc
L’assemblée constitutive s’est déroulée les 28 et 29 juillet
Le fonds prend siège à Casablanca Finance City
Près d’1 milliard de dollars souscrit par vingt pays africains

   
Africa 50 institué et domicilié au Maroc
Suite à la signature de la domiciliation d’Africa50 (le fonds d’investissement panafricain initié la Banque africaine de développement (BAD) à Casablanca, la nouvelle structure financière compte sur l’expérience Casablanca Finance City pour promouvoir le fonds auprès des différents types de souscripteurs. De gauche à droite : Mohamed Boussaid, ministre de l’Économie et des Finances, Donald Kaberuka, président de la BAD et Alassane Ba, directeur général par intérim d’Africa50.
C’est parti pour Africa 50! L’assemblée générale constitutive du fonds et de ses organes de gouvernance a eu lieu à Casablanca les 28 et 29 juillet. La convention de domiciliation de la structure financière dans la capitale économique du royaume a également été conclue. Le fonds prend officiellement place à Casablanca Finance City. Porté par la Banque africaine de développement (BAD), cet outil d’investissement est destiné exclusivement au financement des projets d’infrastructures en Afrique. Et l’enjeu est de taille. Les besoins sont évalués actuellement à 100 milliards de dollars par an alors que les mobilisations portent sur moins de la moitié. Un niveau loin de cibler une croissance de l’ordre de 7 à 9%. Mais «ce nouveau fonds permettra de changer les paradigmes de la réalisation des infrastructures d’aujourd’hui et de demain», se félicite Mohamed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances. La BAD tient tout de même à préciser que cet instrument reste différent des autres fonds lancés auparavant. «Nous avions besoin d’un nouveau véhicule qui adopte une nouvelle approche et qui puisse aussi nous permettre de mobiliser des capitaux sur les marchés» assure le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka. 
Pour le moment, le montant des engagements y compris la contribution de la BAD en tant qu’actionnaire de référence est de l’ordre de 1 milliard de dollars. Ces souscriptions sont constituées de trois catégories d’actionnaires: les gouvernements, les fonds souverains et le secteur privé. «Africa 50 est un levier de financement conçu par et pour les Africains», insiste Mohamed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances. Le facteur «rentabilité», bien évidemment déterminant.  «Africa50 se veut une structure financière, autonome et rentable», ambitionne le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka. Promouvoir la participation du privé dans le financement des infrastructures en Afrique est l’un des plus gros challenges. Justement, face à l’envergure de l’enjeu, Africa 50 n’exclut pas des levées de fonds sur les différentes places financières du continent. Pour ce faire, le fonds a décidé de se greffer à Casablanca Finance City (CFC). «Son rôle et de mobiliser des fonds au niveau international et orientés vers l’Afrique», souligne Mohamed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances. Cet organe de promotion, qui vise la gestion de plus de 2 milliards de dollars des capitaux destinés à l’Afrique, est déjà parvenu à séduire plus de 70 sociétés. Cela a été également rendu possible grâce au cadre institutionnel et réglementaire adéquat puis un régime fiscal avantageux. A cela s’ajoutent la formation, la disponibilité à Casablanca des principales certifications internationales dans les services financiers (CFA, CISI, CII). En seulement 4 ans, le centre financier est pratiquement relié à tous les continents. Le promoteur de la place a noué plusieurs partenariats avec les places financières d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine. La conclusion de ces alliances stratégiques dans le monde est du coup tout aussi  bénéfique pour le nouveau fonds africain. 
Pour l’heure, vingt pays ont manifesté leur intérêt pour Africa. Les engagements exprimés par les différents pays africains  approchent ainsi du milliard de dollars sur lesquels environ 160 millions de dollars ont déjà été versés. «La présence de la BAD, dans le tour de table du Fonds représente une garantie et un gage de transparence auprès des pays membres», confie Donald Kaberuka, président de la BAD. Le Maroc figure au rang des plus gros souscripteurs puisqu’il s’est engagé à hauteur de 100 millions de dollars au démarrage d’Africa 50. Le royaume a déjà débloqué 25 millions de dollars. 
Deux outils clés
Pour accompagner le développement du continent, la structure financière cible les projets structurants et stratégiques. A ce titre, pour plus d’efficience, le fonds Africa 50 sera armé de deux outils. Le premier «Africa 50 financement de projet», sera consacré à la mobilisation des financements d’infrastructure. Le second «Africa 50 développement» sera dédié à la partie conseil qui va assister le montage et le lancement de chaque projet.  
A.Lo
 
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