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mardi 21 octobre 2014,
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Accompagnement des TPME
Nouveau round de sensibilisation
Le dispositif de financement expliqué aux entrepreneurs régionaux
La campagne régionale qui a démarré à Marrakech va sillonner 14 villes

   

A voir tous les outils et mécanismes de soutien proposés par les banques, l’ANPME, les fonds d’aide de la CCG (Caisse centrale de garantie), le financement des TPME ne serait plus une contrainte. C’est le message que souhaitait transmettre la commission mixte qui regroupe Bank Al Maghrib, le GPBM, la CCG qui rencontrait les entrepreneurs marrakchis hier. C’est le troisième round de ces rencontres régionales initiées par la commission mixte qui regroupe tout ces acteurs. Une occasion aussi de faire le bilan des programmes d’accompagnement de la TPME, vulgariser davantage ces outils, et prendre le temps d’échanger avec les opérateurs. La tournée a également pour vocation d’expliquer aux petits entrepreneurs le nouveau programme de financement de la TPME, les aspects relatifs à l’éducation et à l’inclusion financière, les centrales d’informations de la banque ainsi que l’observatoire de la TPME. Cette caravane qui s’achèvera en décembre prochain à Rabat couvrira 15 villes. Et c’est à Marrakech que le coup d’envoi a été donné. L’étape marrakchie qui a rassemblé plus d’une centaine d’entreprise a mis au-devant de la scène de nombreux problèmes, à commencer par la centralisation et le déficit de communication qui caractérisent la relation banquiers des entreprises avec les banques. De leur côté, les entreprises sollicitent plus de souplesse et un climat de confiance. «Le système bancaire est trop centré sur ses résultats». Les entrepreneurs marrakchis se plaignent aussi des garanties demandées par les banques. «Il convient aux entrepreneurs de se renseigner aussi sur les différents instruments mis en place depuis quelques années et renforcés depuis 2013 avec un nouvel dispositif qui assure le renforcement et l’assouplissement du financement des TPME», insiste El Hadi Chaibainou, directeur général du GPBM. En effet, dans le nouveau dispositif dédié à la TPME, les entreprises industrielles ou orientées export sont traitées en priorité, puisque les banques sont incitées à encourager ces deux catégories d’entreprise. BAM a d’ailleurs mis en place à titre de renforcement un programme de refinancement des banques commerciales sur une durée minimale de 2 ans. Autre outil de soutien des TPME, les programmes Imtiaz et Moussahama à travers l’ANPME. Reste à savoir si elles sont suffisamment utilisées. Pas si sûr. Pour Imtiaz, programme qui cible 50 PME par an avec une prime plafonnée à 5 millions de DH, seules neuf entreprises marrakchies en bénéficient. Pour Moussanada, programme d’accompagnement des PME dans leur démarche de modernisation logistiques ou technologiques, l’assiette est plus large et concerne 54 entreprises locales.

700 millions de DH de crédit garanti à Marrakech

La TPME est aussi au cœur de la stratégie de la CCG (Caisse centrale de garantie), qui partage les risques avec le secteur bancaire. C’est cet organisme qui assure des garanties aux TPME jugées peu intéressantes par les banques. La Caisse compte multiplier ses efforts pour augmenter davantage la part des TPME dans son portefeuille. Le volume de ses crédits des TPME au cours des sept premiers mois de 2014 a atteint 3,5 milliards de DH avec une hausse de 40% par rapport à la même période l’an dernier. Marrakech figure d’ailleurs au 4e rang en terme de crédit garantis avec 700 millions de DH.

Badra BERRISSOULE