Economie

Budget 2018: Le détail des investissements dans les régions

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5138 Le 31/10/2017 | Partager
Des projets d’infrastructures universitaires pour Al Hoceïma
Les financements prévus pour TangerMed II, Nador West
L’enseignement, l’équipement et la santé accaparent l’essentiel des investissements
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Au-delà de l’évolution quantitative, le département des Finances veut améliorer leur impact en termes de croissance, à travers l’adoption d’un nouveau Système de gestion des investissements publics (SGIP)

C’est l’un des principaux dysfonctionnements identifiés par plusieurs rapports nationaux et internationaux: les investissements publics manquent d’efficacité en termes d’impact économique et social. Une situation qui a nécessité l’adoption d’un nouveau mode opératoire en matière de gestion des projets de développement. C’est ce qui ressort du rapport sur la répartition régionale des investissements, accompagnant le projet de loi de finances 2018.

Le ministère des Finances prône désormais la «vigilance et le pragmatisme». Cela passe par la mise en place d’un nouveau Système de gestion des investissements publics (SGIP). Cela «orienterait davantage les collectivités territoriales dans l’adoption d’une logique de performance, dans toutes les phases du cycle des projets d’investissement relevant de leur périmètre d’action», peut-on lire dans ce rapport.

Dans les détails de la répartition des investissements au titre du projet de loi de finances 2018, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma sera dotée de 4,2 milliards de DH. Ce montant servira notamment à la réalisation de projets dans la ville d’Al Hoceïma, dont une faculté polytechnique, une Ecole nationale de commerce et de gestion, ainsi qu’une cité universitaire.

Ce montant, qui constitue les investissements issus du budget général, ne couvre pas les 13 milliards prévus pour la poursuite de la réalisation du port TangerMed II. Les entreprises et établissements publics ont prévu une enveloppe d’investissements dans cette région, s’élevant à plus de 10,11 milliards.

L’Oriental disposera d’une enveloppe de plus de 2,55 milliards de DH, en plus des 10 milliards prévus pour la poursuite de la réalisation du port Nador West. Le montant issu du budget général servira notamment à la construction d’un centre hospitalier provincial à Driouch (140 millions), la réalisation de voies express (500 millions)... Les entreprises et établissements publics, quant à eux, ont l’intention d’investir plus de 5,68 milliards dans cette région.

Les collectivités de Fès-Meknès devraient bénéficier, l’année prochaine, d’investissements du budget général s’élevant à plus de 2,82 milliards. L’essentiel de ce montant est destiné à des projets d’équipements, dont la réalisation de voies express (739 millions) ou des travaux de maintenance routière (400 millions).

Les entreprises et établissements publics devront également mobiliser plus de 5,6 milliards. La région de Rabat-Kenitra sera dotée d’investissements de plus de 4,75 milliards de DH. Près de la moitié de ce montant devra servir à la construction du CHU Ibn Sina, d’une capacité de 858 lits (2,9 milliards). Les entreprises et établissements publics devront, de leur côté, engager plus de 24,4 milliards de DH. Parmi les projets phares, on retrouve la construction de la rocade urbaine, d’un parkway et de complexes sportifs par l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg.

Parallèlement, un peu plus de 2,05 milliards de DH sont prévus par le budget général pour la région Beni Mellal-Khenifra. Sur ce total, 300 millions seront injectés pour la réalisation de conventions signées devant le Roi, comme la réhabilitation des axes stratégiques des provinces Beni Mellal, Azilal et Fqih Ben Saleh. A cela s’ajoute l’investissement prévu par les entreprises et établissements publics dont le montant s’élève à plus de 5,1 milliards. Le projet de loi de finances a aussi prévu plus de 2,26 milliards pour la région de Casablanca-Settat.

Près de la moitié de cette enveloppe est destinée à des projets d’Education nationale et d’Equipement et Transport. S’y ajoutent près de 30 milliards de DH qui devront être réalisés par les entreprises et établissements publics. Ces projets seront pilotés notamment par la Société nationale des autoroutes du Maroc ainsi que par Casa Aménagement.

La région de Marrakech-Safi sera dotée de 2,25 milliards de DH, en plus des 4 milliards pour la finalisation du port de Safi. Les entreprises et établissements publics, quant à eux, ont prévu un peu plus de 11 milliards de DH. Drâa Tafilalet devra bénéficier, quant à elle, de plus de 2,34 milliards au titre du budget général et plus de 2,8 milliards de DH. La région de Souss Massa disposera d’un budget de 1,87 milliard de DH, en plus de près de 5 milliards au titre des interventions des entreprises et établissements publics.

Provinces du Sud

Les trois régions du Sahara vont connaître l’injection de fonds pour la réalisation de leur nouveau modèle de développement. Par exemple, la région de Guelmim disposera de plus de 880 millions de DH au titre du budget général, en plus de 3,5 milliards, destinés à la construction de la voie express Tiznit Tan Tan. La région de Laâyoune devra recevoir une enveloppe d’investissement de plus de 2,61 milliards. Dakhla bénéficiera de 365 millions d’investissements en plus de 7,5 milliards prévus pour le démarrage des travaux de réalisation du port Dakhla Méditerranée.

 

 

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