Dossier Spécial

Recalés au bac? Comment rebondir?

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5057 Le 04/07/2017 | Partager
Rempiler, se réorienter, poursuivre par correspondance...
Les différentes options passées au crible
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La formation professionnelle publique proposée par l’OFPPT attire surtout les futurs techniciens dans l’industrie (38%). Ces indicateurs de taille pour l’année 2015/2016 montrent que le secteur tertiaire intéresse 26% des stagiaires, suivi du BTP pour 17% d’entre eux

Rater son bac est toujours un mauvais moment à passer, à digérer. La perspective d’une année de perdue, d’une année à refaire, et d’un monde du travail qui s’éloigne un peu. Alors pour bien rebondir après la mauvaise nouvelle, plusieurs options se présentent. La première, logique, étant de rempiler et de retenter sa chance. Car le baccalauréat reste la condition sine qua non au Maroc pour accèder aux études universitaires. Alors persévérance! Et puis, redoubler sa terminale permet de revenir sur les matières que l’on maîtrise le moins. Une manière d’être mieux armé pour la suite. Pour autant, rater son bac peut être aussi l’occasion d’une réorientation. Des établissements privés et l’Office de la formation professionnelle et la promotion du travail (OFPPT) pour le public sont des options intéressantes pour continuer la route sans le fameux sésame. Dans la mesure de ses possibilités, il est aussi possible d’envisager une année sabbatique le temps de la réflexion. Alors quelles options pour quelles opportunités?

■ Continuer en formation professionnelle
Dans le public, c’est l’OFPPT qui offre une formation de deux ans pour décrocher un diplôme de technicien (niveau bac). Une option qui perd avec le temps son manque de crédibilité car elle est censée mener tout droit à un métier. Suivant la formation initiale de l’élève, scientifique ou littéraire, il peut choisir entre plusieurs filières comme l’aéronautique, l’informatique, la comptabilité, la mécanique ou encore la gestion et le web design. L’avantage étant d’être rapidement formé aux besoins du marché puisque les formations proposées par l’OFPPT collent aux tendances de l’employabilité dans chaque secteur. Dans un récent communiqué, la MAP parle de plus de 1,6 million de jeunes qui ont bénéficié des formations de l’Office depuis 2002. L’insertion des jeunes dans la vie active ayant concerné 75% des lauréats. En 2015/2016, ils étaient 436.000 stagiaires en formation, dont 38% dans les métiers de l'industriel, 17% dans le BTP, 9% en hôtellerie tourisme, 9% dans les TIC, 26% dans les métiers du tertiaire, et 1% en transport et logistique. Dans le privé, plusieurs établissements proposent eux aussi, en 20 mois, le diplôme de technicien. Chaque école possède son panel de formations, ses frais annuels, et son test d’admission. Le commerce, la gestion et l’informatique étant les filières les plus courues.

■ Repasser le bac en candidat libre
Un bac ouvert à tous, sans restrictions d’âge ou de connaissances. A savoir tout de même que le taux de réussite n’est pas glorieux. Selon les chiffres du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, en 2016, ils n’étaient que 14,3% à avoir réussi de cette manière. Opter pour la candidature libre demande en effet beaucoup de rigueur, de travail et de recherches personnelles, et donc beaucoup de motivation. Une organisation sans faille est obligatoire pour tenir son calendrier, son programme et bien sûr ses objectifs. Dès le début de la prochaine année scolaire, de septembre à novembre, le candidat s’inscrit sur le site web du ministère et s’arme de patience pour trouver les programmes à étudier. Une lacune très souvent soulevée. Il aura alors jusqu’aux 7 et 8 juin 2018, dates de la première session du bac libre, la 2e session étant prévue entre le 11 et le 13 juillet 2018, pour maîtriser ses matières. Seul, il faut le rappeler, et si possible aidé par les offres de cours du soir et à distance.

■ Equivalent officiel du bac français
Que ce soit à l’étranger ou au Maroc, dans le cadre de formations internationales délocalisées, ceux qui ont à la fois plus de 20 ans et qui ont quitté la formation scolaire initiale depuis au moins 2 ans, peuvent viser un DAEU, le Diplôme d’accès aux études universitaires. Cet équivalent au baccalauréat français est une deuxième chance lorsque l’on a «traîné» un peu après l’échec ou lorsque l’orientation n’a pas été concluante. Avec ses deux filières, littéraire et scientifique, ce diplôme, tout comme le bac, ouvre les portes des formations universitaires, des concours d’entrée aux écoles de commerce et des organismes de formation professionnelle.
L’école de commerce ESG, l’Institut de management, business, et technologie à Rabat, l’Ecole française d’enseignement technique, le groupe EFET, qui possède des centres à Casablanca, Fès, Agadir, Marrakech et Meknès, sont quelques-uns des établissements où passer le DAEU.

 

 

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