Dossier Spécial

Le casse-tête de l’orientation

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5057 Le 04/07/2017 | Partager
CRIAO, CIATS, des centres d’orientation régionaux
Plus donneurs d’infos que de conseils
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Pour être efficace, l’orientation doit être une préoccupation bien avant l’année du bac. Car le processus prend du temps, doit mûrir aussi dans la tête de l’étudiant comme au sein de son entourage. Être bachelier et avoir 18 ans impose déjà de dresser son plan de carrière. Pas forcément évident. Il faut voir loin et penser à un objectif qui correspond à ses forces, à ses désirs et où ses faiblesses ne sont pas une entrave.

Littéraire? Scientifique? Études générales ou techniques? Où aller, et à quel prix? Autant de questions d’un coup qui peuvent plonger le jeune bachelier dans les méandres du doute. D’autant que les structures d’orientation au Maroc ne font pas des merveilles.

Il y a bien un service de conseil au sein des collèges, des conseillers ou inspecteurs en orientation scolaire qui dépendent du ministère de l’éducation nationale, mais il est rare que le résultat de leur travail colle aux préceptes de la Charte d’éducation et de formation. Car il s’agit d’établir pour chaque étudiant un projet personnel d’études et de carrière, qui prend en compte sa personnalité et ses ambitions.

Trop souvent, ces services se cantonnent à donner les informations de base sur les différents établissements et leurs filières. Des sortes de fiches techniques en quelque sorte, que l’étudiant peut d’ailleurs trouver lui-même sur des sites d’établissements supérieurs de mieux en mieux renseignés. Alors du coup, beaucoup trop de jeunes décrochent le bac sans avoir aucune idée précise, concrète, réfléchie sur la suite.

L’entité officielle chargée de l’information scolaire, universitaire, professionnelle et de l’aide à l’orientation des jeunes au niveau des régions est le CRIAO. Ces centres sont destinés à informer les jeunes tout au long de leur cursus scolaire et au-delà. Sur les options qui s’offrent à eux en fonction de leurs compétences, sur les bourses aussi et les formations professionnelles et les métiers. Dans les grandes régions, l’option CIATS est aussi possible.

Mais là encore, ces centres Irchad Attalib s’attèlent surtout à offrir des cyber espaces et un centre de documentation, sans pour autant pousser la réflexion du choix d’orientation les «yeux dans les yeux» avec l’étudiant. Les forums d’orientation nationaux et régionaux régulièrement organisés pendant l’année peuvent être aussi une bonne source d’informations pour l’étudiant.

Ces rendez-vous sont d’ailleurs pris d’assaut. Pour autant, face aux défaillances et en l’absence d’un vrai système d’orientation personnel, l’étudiant doit s’essayer à une auto-évaluation la plus réaliste possible, basée sur ses propres compétences et ambitions. Mais aussi sur ses résultats au bac, qui suivant les notes, ouvrent toutes les portes, ou seulement quelques-unes, des établissements supérieurs.

Conseils de coachs

Faire son choix d’orientation demande un temps personnel d’introspection. Ouverture d’esprit est le premier précepte. Penser large et viser haut en listant tous les métiers qui donnent envie, et en parallèle tous ceux qui au contraire rebutent. Une «black list» en quelque sorte. Un moyen efficace pour faire le point sur son propre profil. Le jeune bachelier peut y réfléchir seul, aidé de son entourage ou profiter du coaching scolaire et étudiant. Arrive ensuite le choix des alternatives de formation. Les professionnels conseillent sur ce volet de dresser une liste de 7 propositions de diplômes ou d’établissements. Car s’appuyer sur plusieurs pistes permet de se rassurer. Attention tout de même à confronter ces premiers choix posés sur le papier aux besoins du marché de l’emploi. Une étape trop souvent négligée. Avoir un objectif clair et concret, ou pour le moins une destination bien définie, donne la force de dépasser les obstacles et d’atteindre son but.

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