Dossier Spécial

Le bac en poche, les choses sérieuses commencent!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5057 Le 04/07/2017 | Partager
S’orienter au milieu d’une pléthore d’informations, pas si évident
Miser sur les spécialités qui offrent le plus de débouchés
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Se projeter vers l’avenir, se fixer des objectifs de vie, planifier sa réussite… ce sont là des réflexes que l’école marocaine n’apprend pas à ses élèves. Même en étant surinformés (sites Internet spécialisés, forums de l’étudiant, dépliants, publicités…), les bacheliers fraîchement diplômés demeurent perdus.

D’où l’importance de s’y prendre bien à l’avance, dès l’accès au lycée, voire plus tôt. Le rôle des parents est également crucial dans ce processus. En l’absence d’un système d’orientation scolaire adéquat, c’est à eux qu’il appartient de sensibiliser leurs enfants très tôt à la question et de les accompagner dans leurs choix.

Ces dernières années, l’offre de formation s’est sensiblement renforcée. Des enseignes de renom se sont, en outre, implantées au Maroc (l’ESSEC, l’Ecole Centrale de Casablanca, l’EM Lyon, Dauphine…). Les nouveaux bacheliers ont donc l’embarras du choix.

Il convient évidemment de scruter auparavant ses potentialités et aspirations avant de sélectionner un parcours particulier. Mais aussi, de miser sur les spécialités qui offrent le plus de débouchés sur le marché de l’emploi. Plusieurs sont aujourd’hui très porteuses, dont le digital, la finance, bancassurance, vente, commerce et marketing… Les sciences de l’éducation ont également le vent en poupe. L’école publique, à court d’enseignants, embauche pour la rentrée 24.000 profs. L’effort de recrutement devrait se poursuivre sur les prochaines années.

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En dix ans, le nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur a augmenté de 149%. L’offre de formation s’est également étoffée. L’on compte aujourd’hui 13 universités publiques, 6 privées, 5 créées dans le cadre du partenariat public-privé et une publique à gestion privée (Al Akhawayn). Le secteur comprend, par ailleurs, 73 établissements de formation des cadres, 4 écoles d’ingénieurs sous le modèle public-privé et 180 écoles privées

En termes de formations d’ingénieurs, le génie des systèmes mécaniques, le génie industriel et logistique sont toujours aussi demandés. De même que l’informatique industrielle, la gestion de production, le génie civil et des systèmes électriques, la qualité & maintenance… La formation professionnelle aussi, même si elle reste snobée par les jeunes, offre de larges possibilités. Le paramédical, les services à la personne, le digital, l’électronique, l’électromécanique, les automatismes industriels… sont des branches très recherchées.

Au regard du taux de chômage des jeunes qui ne cesse de s’aggraver (22,5% parmi les 15-24 ans en 2016), le choix des filières est décisif. Poursuivre des études à l’étranger. C’est l’autre option de plus en plus prisée par les bacheliers. «C’est la tendance que nous avons relevée cette année. Ils souhaitent d’abord commencer leurs études au Maroc, pour ensuite les terminer à l’étranger», témoigne Jacques Knafo, président de la Fédération de l’enseignement supérieur privé. Là encore, il faut bien se préparer à l’avance.

Cela nécessite un investissement conséquent. Néanmoins, des études à l’étranger permettent d’ouvrir de larges horizons. Dans cette aventure, la maîtrise des langues étrangères est capitale.
En cas de mauvais choix, il est toujours possible de rectifier le tir. Les passerelles entre établissements (public-public, ou public-privé) ne sont pas nombreuses, mais elles existent. Il faut donc bien se renseigner.

 

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