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    Les hôteliers font grise mine

    Par L'Economiste | Edition N°:2931 Le 30/12/2008 | Partager

    . Les réservations des touristes français ont chuté de 19,1% cet hiver. Les forfaits dynamiques (vols + hôtel) ont la coteUN mauvais vent souffle sur le secteur hôtelier. Crise financière aidant, les gens remettent à plus tard leur envie de voyage. Les destinations qui avaient la cote, il y a une année, sont en recul. Pour faire face, de nombreux pays ont quasiment bradé leurs prix. Ce qui entraîne une concurrence exacerbée pour les autres, comme le Maroc qui ne tient pas à vendre ses prestations au rabais. Aussi, les réservations enregistrées par les hôtels 5 étoiles, grands baromètres du marché en cette période, démontre que les affaires ne sont pas bonnes du tout. «En cette fin d’année, les réservations sont inférieures à celles comptabilisées l’an passé. Les taux d’occupation prévisionnels sont également en recul et vont de 50 à 70%», déplore cet hôtelier de Marrakech. De plus, l’incertitude demeure après les vacances de fin d’année. Pour l’heure, les touristes, notamment français, ne se bousculent pas au portillon. Toutefois, les professionnels ne veulent pas céder à la déprime qui touche le secteur à l’échelle mondiale. Ils espèrent même que la destination tirera profit du recul des destinations lointaines lors des vacances d’hiver, prévues du 7 février au 9 mars. De fait, des pays comme la République dominicaine ou le Mexique, qui d’habitude cartonnent en cette période, ont respectivement plongé de 25% et de 5,8% au mois de novembre, selon le Centre d’études des tour-opérateurs (CETO). Une enquête de cette association, qui regroupe une majorité des voyagistes français, laisse entendre que «les réservations des touristes français pour des voyages à forfait, c’est-à-dire associant vol et hôtel pour la saison d’hiver 2008-2009 ont chuté de 19,1% par rapport à la saison 2007-2008».L’on est effectivement plutôt en recul par rapport à l’année dernière avec des taux de réservations de l’ordre de 50% pour le sud et autour de 30% pour le reste des destinations, admettent de nombreux hôteliers. Autres mauvais signes pour les professionnels, le recul de réservations internationales dans les principaux marchés émetteurs. En France, par exemple, la part des réservations de vols domestiques atteint 30% en 2008 contre 25% en 2007. Ce qui reflète un net recentrage des touristes français vers l’Hexagone.Pour Marc Thépot, PDG du groupe Accor Maroc, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Il faut juste rectifier l’offre et miser sur l’économique et le moyen de gamme. Une option qui fait aujourd’hui les beaux jours du groupe hôtelier. Les 27 établissements d’Accor qui s’inscrivent dans ces segments cartonnent en cette fin d’année. La clientèle locale se rue sur Marrakech, Essaouira et Agadir. Et les stations de ski s’en sortent bien. La neige, en abondance cet hiver, a attiré une forte clientèle locale. Mais pas sûr que les affaires soient aussi prometteuses pour les mois de janvier et février. Et c’est pourquoi il convient de faire le forcing en matière de promotion sur les marchés émetteurs. En mars et avril, un meilleur vent devrait souffler pour le secteur. Les réservations commencent déjà à tomber chez un grand nombre d’opérateurs. Par ailleurs, les hôteliers misent aussi sur les late booking ou réservations de dernières minutes. Une tendance qui gagne du terrain, été comme hiver, et qui se passe de plus en plus des services de l’agent de voyage. Pour cela, il faut un ajustement des professionnels pour proposer des formules d’hébergement mieux adaptées à l’érosion du pouvoir d’achat dans les marchés émetteurs. Là, le slogan est: «partir moins loin, moins longtemps et à moindre frais». De fait, selon les tour-opérateurs français, les long-courriers sont boudés, les forfaits dynamiques remportent un franc succès en cette fin d’année, surtout sur les destinations de proximité. Il faut donc capitaliser dans ce sens et proposer des formules courtes et accessibles au portefeuille de ces clients, aujourd’hui plus regardant à la dépense. «La preuve, les destinations low cost qui continuent à attirer massivement les vacanciers, comme l’Egypte», constate le CETO. En clair, les formules plus souples (vols secs et/ou forfaits sur mesure) permettent de tirer son épingle du jeu.B. T.

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