×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Stade de Marrakech: Le retard rattrapé

    Par L'Economiste | Edition N°:2931 Le 30/12/2008 | Partager

    . Le taux de réalisation du projet évalué à plus de 70% . 700.000 journées de travail créées Qu’en est-il de l’avancement des travaux du nouveau stade de Marrakech? C’est un projet en bonne voie qui se dessine maintenant. Le chantier laisse déjà apparaître l’emprise de cette grande infrastructure qui permettra à la ville d’être enfin dotée d’un stade moderne, confortable et répondant à toutes les exigences de sécurité. Selon Mohamed Hamid, ingénieur chef du service de coordination, le taux de réalisation global par rapport au planning général est évalué à plus de 70%. Rappelons que l’objectif de cette nouvelle réalisation, comme celles prévues à Tanger, Agadir et Casablanca, est de contribuer au développement de l’infrastructure sportive nationale et favoriser la participation de l’entreprise et de l’ingénierie marocaines. Ce projet, qui coûte la bagatelle de 830 millions de DH, a bénéficié du support financier du Fonds national de développement du sport, alimenté par le budget général de l’Etat et les collectivités locales. Cette année, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social a contribué financièrement à hauteur de 100 millions de DH. Une contribution identique est programmée pour l’année 2009. Au total, les crédits délégués jusqu’à présent s’élèvent à plus de 657 millions de DH. Début 2008, il y a eu du retard dans l’avancement des travaux du projet qui n’ont pas respecté le planning tracé au départ. Du reste, quelques entreprises ont même envisagé de quitter le chantier pour cause de retard de paiement. Mais elles sont finalement restées. Lancée en septembre 2003, la réalisation du stade de Marrakech devra s’achever fin 2010. Erigé sur une superficie de 57 hectares, le projet comprend un stade principal et un stade annexe destiné aux entraînements. D’une capacité de 45.240 places dont 36.300 couvertes, le stade principal comporte une piste d’athlétisme de 8 couloirs, 200 places pour la tribune royale, 600 pour la tribune d’honneur, 1.130 pour les médias, 700 pour les handicapés et 42.610 places destinées au public. Quant au stade annexe, il sera doté d’une aire d’athlétisme de 6 couloirs. Sa capacité totale est de 5.000 places. Répondant aux normes internationales les plus sévères en matière de football ou d’athlétisme, le stade de Marrakech est en mesure d’abriter des compétitions nationales et internationales de très haut niveau. Ce type de projets nécessite un entretien régulier et coûteux. Avec seulement des activités sportives, il semble difficile de garantir l’entretien du stade. Pour cela, la dimension culturelle ne doit pas être écartée. Le stade doit aussi être ouvert aux grandes manifestations culturelles et ce, dans le but de générer de fortes recettes permettant de financer les coûts de son entretien. Le stade de Marrakech aura des «remparts» et des tours avec des caractéristiques de l’ancienne muraille de la ville rouge. L’impact, en termes d’emploi direct, est important. Le chantier aboutira, en fin de travaux, à la création de 700.000 journées de travail. Outre la contribution au développement de l’infrastructure nationale, le stade Marrakech va générer des avantages indirects: dynamisation du secteur des travaux publics et de l’industrie liée à ce secteur, réalisation en groupes de lots séparés pour permettre aux entreprises marocaines d’accéder à ce genre de marchés et rehaussement du niveau de technicité des entreprises marocaines.


    Convention

    La gestion et l’administration des aménagements sportifs doivent en toute bonne logique être confiées soit à une société privée avec un cahier des charges très précis, soit à une entité administrative (à créer) qui les prendrait en charge, car il est vraiment aberrant de continuer à confier la gestion et l’entretien des infrastructures sportives qui coûtent beaucoup d’argent aux contribuables à un personnel non qualifié pour les retrouver après hors d’usage. Pour rappel, SM le Roi Mohammed VI avait présidé, le 7 janvier 2008, la signature d’une convention-cadre concernant la réalisation du nouveau stade de Casablanca et des travaux du stade de Marrakech, de Tanger et d’Agadir. La convention-cadre a prévu la création d’une structure sous forme de société de participation qui va superviser l’achèvement des travaux des trois stades et réaliser le nouveau grand stade de Casablanca. Et ainsi assurer pour l’ensemble des projets des conditions optimales pour un bon fonctionnement et une meilleure exploitation. De notre correspondante, Hanane HASSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc