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Economie

Tomate: Plus de 110.000 tonnes déjà expédiées

·Un marché intérieur rémunérateur

Par L'Economiste | Edition N°:424 Le 18/01/1999 | Partager

La tomate Made in Morocco se porte très bien. Les prix sur les marchés extérieurs et même intérieur atteignent de très bons niveaux. Même état des lieux pour les exportations qui connaissent cette année de très bonnes évolutions.


Depuis le démarrage de la campagne d'exportation, à quelques exceptions près, la tomate continue à compter ses points positifs.
«Les tonnages de la tomate sont conséquents et les prix très attractifs sur les marchés communautaires. Toutes les données sont là pour parler d'une bonne campagne qui se présente sous d'excellents auspices», avance M. Ahmed Lekchiri, directeur général de la SASMA.
Même son de cloche au niveau de l'APEFEL (Association des Producteurs-Exportateurs de Fruits et Légumes).
Pour cette saison, les performances et les bons résultats semblent être au rendez-vous. A l'origine, la faible présence de la production espagnole sur les marchés de l'Union Européenne.
Outre le froid et le gel, l'Espagne a dû également faire face aux problèmes de viroses affectant sa production. A cela se sont ajoutés, indique l'APEFEL, les efforts de diversification des opérateurs marocains avec des percées sur le marché suisse, anglais et hollandais notamment.
Au 10 janvier, les exportations de tomates se sont élevées à 110.857 tonnes contre 91.670 un an auparavant, enregistrant une progression de 18%.

Sur ce tonnage, le plus gros volume est réalisé par la tomate sous-abris avec 86.059 tonnes. Par région, c'est le Souss qui se taille la part du lion avec 80% du tonnage global (88.848 tonnes). De leur côté, les exportations des tomates-bio, nouveau produit, ont atteint, au 10 janvier, 355 tonnes.
La bonne conjoncture commerciale sur les destinations étrangères se traduit également par des prix atteignant de bons niveaux. Ainsi, au cours du mois de décembre, la moyenne des prix sur le marché français a oscillé entre 6 et 6,50FF le kilo avec des pics atteignant 9,50FF le kilo vers le 21 décembre.
Concernant le cumul, depuis le démarrage de la campagne en octobre dernier jusqu'au 10 janvier 1999, la moyenne des prix a atteint 5,34FF/kg pour un export de 66.393 tonnes contre 4,57FF/kg pour 53.597 tonnes, lors de la précédente saison, soit des hausses de 17% pour les prix et de 24% au niveau des tonnages.
Côté marché intérieur, c'est la même tendance de conjoncture favorable qui est relevée. Connaissant des niveaux intéressants, les prix varient actuellement entre 70 et 80DH la caisse de 30 kg, est-il indiqué. Durant le mois de Ramadan, la consommation a enregistré de fortes demandes. Reste que «les prix n'ont pas grimpé et l'offre n'a pas fait défaut», souligne M. Lekchiri.
Pour l'heure, le marché intérieur est pour la tomate rémunérateur. L'an dernier, il a absorbé un peu plus de 180.000 tonnes de tomates de primeurs, vendues à des prix compris entre 50 et 90DH la caisse de 30kg, avec des pointes de 120 à 130DH.


Une histoire d'amour


Passionnelle, l'histoire de la tomate marocaine l'est. Ce produit affiche un électrocardiogramme en dents de scie et enregistre des résultats commerciaux très fluctuants d'une année à l'autre. «Nous pouvons avoir une campagne avec des prix fantastiques et une autre qui enregistre des effondrements et des faillites. D'ailleurs, beaucoup de petits agriculteurs ont disparu de ce secteur», souligne M. Lekchiri. Sur les marchés étrangers, la tomate a connu ces dernières campagnes de très mauvais résultats. La saison 1996/97 a été l'une des plus désastreuses où la tomate a battu des records de paiements de droits additionnels et d'équivalents tarifaires. Au même moment, l'accumulation importante des tonnages sur le marché intérieur a entraîné des chutes dramatiques de prix. Des producteurs ont préféré enterrer leur récolte au lieu de la vendre «pour rien». Depuis deux ans, la tomate redresse la tête.
Les résultats de l'an dernier ont permis aux opérateurs d'éponger les dégâts de la saison précédente. Qu'en sera-t-il des superficies réservées à la tomate pour la campagne prochaine? A suivre...


Le haricot vert, la fraise et les autres



Après avoir fortement régressé dans les années 1980/85, les exportations des fruits et légumes (hors tomate et pomme de terre) sortent la tête de l'eau et connaissent de bonnes progressions. De 5.413 tonnes en 1979/80, les expéditions sont passées à 47.085 tonnes en 1997/98. Pour cette campagne, les bons scores sont encore là.
Ainsi, au 10 janvier, les exportations totales de fruits et légumes ont atteint 12.179 tonnes contre 8.829 à la même date de l'année dernière. Les expéditions enregistrent ainsi une bonne progression de l'ordre de 38%.
Du côté des légumes, ils connaissant une évolution par rapport à la même période de l'an dernier de près de 52%. Dans les assiettes, le champion toute catégorie est le haricot vert dont les exportations sont passées de 1.242 tonnes à 2.879 cette saison. Ce produit multiplie ainsi par un peu plus de deux ses performances. Plus de 88% du tonnage proviennent du Souss (2.656 tonnes).
Autre performance, celle de la courgette qui affiche, à la même période, une hausse de 56%. Le piment fort ne se défend pas trop mal (+12%), de même pour le concombre (+15%). En revanche, le poivron connaît un recul de 29,7%.
Concernant les fruits, c'est une évolution de 6% qui est relevée. Passant de 2.532 tonnes contre 2.442, les exportations de melon enregistrent une baisse de 3,5%. En revanche, la fraise tire haut la main son épingle du jeu. Ce fruit frais, à la plus grande croissance à l'export, affiche un volume exporté de 455 tonnes, soit une progression de 117,7% par rapport à la même période de l'année dernière. A rappeler que la production de fraises a surgi d'un stade de quelques milliers de tonnes pour le marché national au début des années 90 à plus de 30.000 tonnes actuellement. Les exportations sont passées de 486 en 1991/92 à 4.345 en 1992/93, 8.997 en 1994/95 ou encore à 8.333 en 1995/96. Après le produit frais, le surgelé commence lui aussi à émerger. D'ailleurs, lors de la campagne précédente, les exportations de fraises fraîches ont été arrêtées au profit du surgelé qui a connu de très fortes demandes sur le marché européen.o

Les petits pas du bio


Concombre, courgette, haricot, citron, aubergine... Le monde bio commence à émerger. Les barrières européennes n'étant plus que tarifaires mais aussi sanitaires, les opérateurs se lancent sur les nouvelles niches.
Les produits bio actuellement exportés par le Maroc sont au 10 janvier la courgette avec 87,8 tonnes, l'aubergine avec 4,6 tonnes, le concombre 2,9 tonnes, l'haricot 16,6 tonnes, le poivron 28,7 tonnes.
Figurent aussi sur la liste le citron avec 17,6 tonnes, la navel 78,5 tonnes, la clémentine 24,3tonnes ou encore le pomelo (famille du pamplemousse) avec 14 tonnes. En Europe, ces produits biologiques ont une cote récente, mais réelle.
En France, par exemple, la filière de l'agriculture biologique est constituée de plusieurs entreprises. Celles-ci doivent satisfaire une demande qui représente aujourd'hui 0,5% du budget total consacré par les Français à leur alimentation, mais dont les perspectives de croissance sont importantes. Selon le Ministère français de l'Agriculture, la France compte actuellement 6.800 exploitations bio, couvrant 220.000 hectares, soit moins de 1% de la surface agricole utile (SAU). En sixième position, la France arrive derrière le champion toute catégorie l'Allemagne, suivie de l'Italie, de l'Autriche, de la Suède et du Danemark. Même si le bio demeure un micro-marché (représentant 1% de la consommation alimentaire totale), la production hexagonale ne suffit pas pour satisfaire la demande. Des potentialités existent donc pour ces nouveaux créneaux dont les tonnages pourraient être fort rémunérateurs. Reste que, souligne M. Lekchiri, cette technique de production nécessite une organisation spécifique et conforme à une réglementation stricte banissant le recours aux pesticides. Pour lui, "le biologique est une mesure d'accompagnement de la qualité d'un pays. Cette démarche démontre qu'un secteur est à l'avant-garde et à l'écoute des marchés". A rappeler que des opérateurs marocains ont pour la première fois exposé au dernier SIAL (Salon International de l'Alimentation) des produits bio, particulièrement les jus de fruits (orange et pamplemousse) ou encore le haricot vert bio en conserve.

Meriem OUDGHIRI

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