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    Economie

    SM le Roi: La zakat, une action humanitaire, pas un impôt

    Par L'Economiste | Edition N°:424 Le 18/01/1999 | Partager

    Sa Majesté le Roi annonce lors de la cérémonie de Laïlat El Qadr qu'un cadre sera préparé pour la collecte et la distribution de la zakat. En aucun cas, cette obligation humanitaire de l'Islam ne sera un impôt.


    «Une action qui émane du fond du coeur et pour ce faire elle se doit d'être volontaire», c'est en ces termes que Sa Majesté le Roi définit la nature de la zakat. Ce ne sera donc pas un impôt supplémentaire, ni une cotisation sociale. Aucun formalisme n'est prévu, précise le Souverain, et surtout pas des textes de loi. Un simple texte organisationnel: «Il n'y a nul besoin de textes législatifs, puisque seule la loi peut contraindre le citoyen à s'en acquitter sur la base de ses biens, mais plutôt des textes réglementaires afin que nous puissions définir les modalités et les fondements de la Zakat». Il s'agit donc plus de définir ceux qui vont recevoir que ceux qui vont donner, d'abord les individus susceptibles d'en bénéficier, puis les régions nécessiteuses et les modalités de la collecte.
    Rappelons que les bénéficiaires des actions de lutte contre la pauvreté ne sont pas toujours faciles à identifier. L'exemple le plus connu est celui des malades «indigents» qui sont en droit de bénéficier de la gratuité des soins dans les hôpitaux. Même difficulté au niveau des associations qui ont du mal à toucher les vrais pauvres qui ne se présentent pas à leurs locaux par ignorance ou par fierté, et qui à défaut donnent à ceux qui se présentent.

    Ainsi, un an après que le Souverain ait annoncé sa volonté de dynamiser cette prescription, un «Guide des dispositions générales et détaillées de la zakat» a été établi par le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques, en collaboration avec le Ministère des Finances. Car beaucoup de gens fortunés veulent s'acquitter de ce devoir religieux, mais ne comprennent pas les fondements et les interprétations qu'il faut lui donner dans une économie moderne. La plupart savent qu'il s'agit d'un dixième, à donner à une époque de l'année appelée justement Achoura. Mais quelle est la base de ce dixième? La plupart le comprennent comme le capital, qui serait donc diminué avec le temps. D'autres croient que c'est le revenu qu'il génère.

    La générosité innée


    Le stock de capital oisif comme un terrain qui ne rapporte rien est-il traité comme le capital qui est un moyen de production? Les économies personnelles gardée en espèces sont elles l'objet d'une zakat, comme des biens de consommation de valeur l'or, un tableau. Qu'en est-il des actions en bourse, du capital des sociétés anonymes, est-il le bien d'une personne morale, sans obligation religieuse, ou celui d'individus tenus per la zakat.
    Les fondements posés, le guide sera utile aux gens qui pourront agir en leur âme et conscience. Sa Majesté le Roi est convaincu que grâce à «la générosité innée. Celui qui est sollicité pour un taux déterminé offrira davantage et même le double».

    Ainsi, la jonction se fera, de cette obligation religieuse et personnelle, vers des mobilisations collectives et d'envergure nationale, comme la semaine contre la pauvreté, et la distribution des paniers repas pendant Ramadan. Pour cela, une action organisée et continue devrait donner ses fruits en juin prochain, indique le Souverain.
    Le gouvernement examinera les voies de mise en oeuvre, définissant les structures de collecte et de réception, et non des textes contraignant les gens à s'en acquitter. Les conseils régionaux, les communes rurales et urbaines prendront le relais.
    Le montant prévu de la zakat est de 600 à 800 millions de Dirhams, et devrait logiquement augmenter d'année en année avec la croissance économique. Les montants récoltés iront en premier lieu à l'enfance abandonnée, «le quart du produit de la zakat sera réservé aux enfants abandonnés, en ce sens que ces enfants doivent avant que leur soit garanti l'enseignement, l'emploi, grandir en étant imbus de valeurs morales qui sont celles de la société marocaine islamique», précise Sa Majesté le Roi.

    Khalid BELYAZID


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