×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Tanger-Assainissement
    Cespa Nadafa cède la place à TechMed
    De notre correspondant, Ali ABJIOU

    Par L'Economiste | Edition N°:2371 Le 28/09/2006 | Partager

    . Son contrat n’a pas été reconduit et un appel d’offres a été lancé en début d’année. Un marché de 81 millions de DHFin de parcours pour Cespa Nadafa. La société maroco-espagnole, en charge depuis 2000 de la collecte des déchets ménagers de la ville de Tanger, devra plier bagages le 31 décembre prochain. Son contrat de sept ans n’a pas été reconduit. A la suite d’un appel d’offres, lancé début 2006, la Commune a choisi son remplaçant. C’est la société marocaine TechMed qui prendra la relève.Cespa Nadafa, qui, s’est elle aussi présentée à cet appel d’offres, s’est vue éliminée dès le premier tour, pour cause de «dossier administratif manquant», selon la mairie de Tanger. Reste que TechMed est présente dans plusieurs autres villes du Maroc, à Rabat, Casablanca, Meknès, Khouribga et Mohammédia. Le montant du marché est de près de 81 millions de dirhams. TechMed a réussi l’exploit de surpasser des groupes internationaux tels Veolia ou encore Pizzorno. «Il était temps de partir», diront certains membres du Conseil de la Ville de Tanger. Selon plusieurs rapports de la commission du Nettoiement du Conseil, les prestations de Cespa Nadafa avaient atteint un tel état de délabrement que la seule issue était de relancer la gestion déléguée. Les lacunes relevées sont multiples: nombre insuffisant de bacs à ordures, non renouvellement des bacs cassés, horaires de ramassage aléatoires, etc. Il en résulte de nombreux désagréments, dont le plus important reste l’amoncellement de détritus à longueur de journée dans différentes rues de la ville, et même -comble de l’ironie- à quelques mètres du siège de Cespa Nadafa. Encore plus dangereuse, selon le rapport du Conseil de la Ville, est la pratique des éboueurs de Cespa Nadafa de vider dans la rue, à même le sol les «jus» des bacs, ou lixiviats, véritables concentrés de mauvaises odeurs et de bactéries. Pareil désagrément se retrouve même dans les grandes artères de la ville et ne se limite pas aux ruelles secondaires. Cespa Nadafa avait démarré avec un cadeau empoisonné de la part de l’ex-équipe communale de Tanger, à l’époque. Cette dernière avait exigé de la société de reprendre une partie des employés du nettoiement tout en maintenant leur statut d’employés de la Commune. Cette situation n’avait pas tardé à exploser à travers des grèves à répétition et un travail accompli à la hâte. La société ne pouvait ni les licencier ni prendre des mesures disciplinaires à leur encontre. Lors de la négociation de la gestion déléguée, à l’époque, c’était la solution trouvée par les négociateurs pour rassurer les syndicats d’éboueurs. Ces derniers avaient en effet montré leur force en organisant des grèves qui avaient plongé la ville dans la saleté en 1999. Selon Cespa Nadafa, ce statut se répercute sur le travail des «employés» qui, devant le manque de moyens disciplinaires, n’en font qu’à leur tête. Malgré le règlement de cette situation par le retour des employés communaux à leurs postes et le recrutement de nouveaux par la société délégataire, cette dernière s’est vue noyée par la charge de travail.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc