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Spécial El Jadida
Industriels, impliquez-vous dans la politique!

Par L'Economiste | Edition N°:1491 Le 04/04/2003 | Partager

. Les prochaines communales constituent l'occasion pour qu'ils prennent en charge les affaires de leur ville. Les communes ne peuvent être un moteur de développement avec des élus ne disposant d'aucune formation technique«SI les élus ne viennent pas vers l'entreprise, c'est à l'entreprise d'aller vers les élus«, indique Khalil Berrazouk, ingénieur d'Etat et membre du conseil municipal d'El Jadida, lors de la conférence organisée par L'Economiste. Pour lui, il faudrait créer un pont de communication entre les investisseurs et les représentants issus des élections. Il faudrait définir le genre d'élu dont il est question. Il y a les élus des collectivités locales, explique Khalil Berrazouk, mais également des élus des chambres professionnelles. «Les industriels devraient, de leur côté, proposer un programme avec un planning de développement«, explique-t-il. Et d'ajouter: «Il est temps que les élus et les industriels élaborent ensemble des missions pouvant favoriser l'affermissement du progrès«. «Nous sommes à la veille des élections, qu'est-ce qui empêche les hommes d'affaires et les entrepreneurs à participer aux communales«, s'interroge Khalil Berrazouk. C'est par ce biais qu'on peut devenir un élément-clé dans la gestion des affaires de la ville. Bon nombre d'entrepreneurs ne disposent pas de références politiques dans la région. Pourtant, explique Berrazouk, c'est par la participation aux affaires politiques qu'on peut agencer le développement économique et social de la région«. Actuellement, ajoute ce membre du conseil municipal, les finances et les affaires de la ville sont vouées à un état statique, sans aucun dynamisme politique. «C'est parce qu'on est obligé de composer avec des élus peu compétents mais issus quand même des urnes«, poursuit-il. Faute de bonnes compétences, le Conseil municipal se transforme en une coquille vide. Et c'est la ville finalement qui en subi. «Comment voulez-vous que la commune soit un moteur de développement alors qu'une grande partie des élus ne dispose d'aucune formation technique«, s'interroge encore Berrazouk. D'où les blocages qui entravent la gestion des affaires de la ville. Par manque de maturité, les élus se perdent le plus souvent dans de petits détails conflictuels au lieu de s'atteler sur la résolution des vrais problèmes. Dans beaucoup de cas, il a été demandé l'application de l'article 49 de la charte communale pour dépasser les blocages. Cet article donne des prérogatives au gouverneur pour disposer de la bonne marche du conseil municipal. Mais cet article n'a jamais été appliqué par l'ex-gouverneur, explique Berrazouk. Le choix des élus est donc déterminant, selon Berrazouk, pour veiller à la bonne gestion de la ville. Ce membre du conseil municipal allait presque lancer un avis de recherche des bons profils à la veille des élections. Les communes en ont vraiment besoin. Il faut désormais des élus dotés de profil pouvant gérer selon des modes de fonctionnement de l'administration moderne et efficace. Autrement dit, il faut impliquer des personnalités douées pour la gestion des affaires. Et il n'y a pas mieux que les industriels ou autres opérateurs économiques pour assumer ce rôle.


Des gestes pour animer la ville

Berrazouk regrette le manque d'initiative de la part des entrepreneurs. Pour lui, ces derniers doivent contribuer au développement et à l'animation de leur ville au niveau social, culturel et même sportif. La ville a besoin, de temps en temps, de gestes de ce genre. Les investisseurs sont aussi tenus de missions et devraient participer au développement régional et local. Berrazouk explique que les entreprises ne sont pas toutes implantées dans la zone industrielle. C'est le cas par exemple des professionnels de l'immobilier. Donc, relève-t-il, il ne suffit pas de délimiter les actions au seul niveau de la zone, puisqu'il existe de nombreux entrepreneurs et investisseurs délocalisés. Il faut alors délimiter les prérogatives des élus, mais aussi des investisseurs, telles que définies dans la nouvelle charte communale. Cette dernière traite d'un point essentiel concernant le cadre de travail encourageant des partenariats et des coopérations entre les élus et les différentes entreprises.. Manque de transparenceLes appels d'offres et les marchés ne se déroulent pas toujours dans la transparence, commente Khalil Berrazouk. Pourtant, s'étonne-t-il, une réglementation existe, surtout concernant les travaux dont l'enveloppe budgétaire dépasse les 5 millions de dirhams. Selon le cahier des clauses administratives générales et techniques (CCAGT), des commissions spécialisées relevant du ministère de tutelle doivent procéder à un audit, pour le contrôle des réalisations, pendant les différentes phases, tant sur la qualité du travail que sur les procédures.Mohamed RAMDANI


Réactions de la salle

. Somadir ne profite pas du port«Nous sommes exportateurs, nous n'avons pas réussi à exporter aucun conteneur du port Jorf Lasfar. Il n'y a pas de desserte de bateaux, pas de moyens de levage, pas d'administration, pas d'interlocuteur dans ce port», mentionne Saâd Bennani, DG de la Somadir, pour qui la marchandise part jusqu'au port de Casablanca pour son exportation. Réagissant à cette question, le gouverneur explique qu'il existe des contraintes contractuelles qui empêchent le port de fonctionner à 100% actuellement. Le constat est que les quais sont vides et des bateaux en attente. “Le ministre de l'Equipement m'a promis de se pencher personnellement sur le problème”, tient à préciser Driss Khazani. Le traitement des conteneurs est une étape qui pourrait être effectuée en fonction des besoins, dit-il. “Le trafic portuaire à Casablanca est saturé, continue le gouverneur. Et après délestage à Mohammédia, on envisagerait certainement, à moyen terme de mettre le Cap sur Jorf Lasfar. Par ailleurs, note toujours Saâd Bennani, depuis peu de temps, on assiste à l'installation de kiosques alimentaires au sein de la ZI. Ceci crée une désorganisation dans la zone et nous sommes obligés de prendre en charge l'aspect sécuritaire et le nettoyage.

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