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Spécial El Jadida
Beaucoup d'atouts, mais la ville tarde à décoller

Par L'Economiste | Edition N°:1491 Le 04/04/2003 | Partager

. Traditionnellement agricole, la région a pu se diversifier dans l'industrie . La ville mise aussi sur le tourisme malgré l'offre hôtelière très limitée«La province des Doukkala est riche par ses potentialités économiques et ses hommes», les économistes le répètent souvent. Mais l'élite politique ne suit pas. La région peut devenir un véritable pôle économique. Tous les ingrédients sont là… C'est en ces termes que Hicham Raïq, chef de la rubrique Régions au sein de L'Economiste, a introduit le débat lors de la conférence, mettant l'accent sur les potentialités de la ville et ses contraintes. Sur le plan de l'agriculture, la région est considérée comme un réservoir pour le Maroc, ajoute-t-il, statistiques à l'appui. La production agricole est estimée à 4,5 milliards de DH annuellement. Elle représente 10% de la production nationale. Elle assure aussi un tiers de la production laitière commercialisée dans le Royaume. Cependant, la région dispose de près de 125.000 hectares irrigués, l'un des plus importants espaces irrigués du Royaume. Un peu moins d'un tiers de la production de betteraves est issu de ces terres. De même, 11 % de la production nationale de céréales proviennent de la région. Toutefois, explique Raïq, ce secteur souffre depuis des années de la pénurie des eaux pluviales. Les petits agriculteurs manquent souvent d'encadrement et de financement. Ce qui freine la modernisation du secteur et l'extension des systèmes d'irrigation aux zones bours. Les infrastructures de base (comme les routes et l'électrification) restent insuffisantes. Par ailleurs, la prédominance de l'agriculture à El Jadida et sa région n'a pas empêché le démarrage des premières industries avec des unités sucrières (Khemiss Zemmara et Sidi Benour). Le port Jorf Lasfar est venu aussi donner un grand coup de pouce à l'industrie dans la région. Ce premier port minier en Afrique a favorisé la naissance de la lourde industrie avec Maroc Phosphore, Sonasid ou encore les centrales thermiques. Outre la création d'emplois, ces industries drainent de plus en plus de nouveaux investissements. C'est le cas de la Sonasid qui prévoit une enveloppe de 950 millions de DH pour ses projets d'aciérie électrique. L'autre ZI de la ville regroupe des industries moins lourdes mais diversifiées. Elle couvre une superficie de 117 hectares avec un taux d'occupation des lots qui dépasse 80%. Plus de 120 entreprises y sont en activité. Leur production est estimée à 2,2 milliards de DH. Les exportations se sont chiffrées à 306 millions de dirhams en 2002. Aujourd'hui, il existe un projet d'extension de cette zone sur 100 autres hectares.L'industrie crée par ailleurs la pollution. Que ce soit à Jorf Lasfar ou la zone industrielle de la ville, la sonnette d'alarme a été donc tirée à mainte reprise, note encore Raïq. Les rejets liquides ont pratiquement rendu la baignade impossible dans les plages. D'où la question environnementale qui revient toujours dans les discussions aussi chez les ONG que les élus de la ville. D'ailleurs, ces derniers sont conscients de l'importance, pour la région, de se diversifier dans des activités moins polluantes et à forte valeur ajoutée comme le tourisme. Effectivement, El Jadida dispose d'un potentiel qui lui permet de devenir une ville touristique à part entière. A moyen terme, les opérateurs de la ville tablent sur un projet de la chaîne Ibis en cours d'étude. Mais la grande réalisation envisagée est sans doute le complexe d'El Haouzia dans le cadre du plan Azur. Ce complexe, dont les premières unités entreront en service en 2005-2006, offrira une capacité supplémentaire de 8.500 lits. Le projet prévoit 14 unités hôtelières sans oublier les multiples activités de loisirs autour. Il y a aussi la nouvelle zone touristique de Mharza du Sahel, pour laquelle le centre régional d'investissement a reçu des demandes de projets de près de 3,2 milliards de DH. Mais pour l'heure, l'offre hôtelière reste très limitée. L'hôtel Doukkala Abouljadail, joyau de la ville il y a quelques années, est laissé à l'abandon. A son côté, hôtel Marah sombre dans l'oubli. Mis à part le Sofitel, les quelques autres hôtels de la ville sont de petite taille et ne peuvent répondre à un tourisme de masse. D'ailleurs, les chiffres l'attestent bien. La ville a accueilli en 2002 à peine 50.700 touristes dont 58% des nationaux. Ce chiffre est en baisse de 9,07% par rapport à l'année 2001, durant laquelle la ville a accueilli près de 55.800 touristes (60% de nationaux). En 2000, plus de 58.500 visiteurs (62% des nationaux) ont séjourné à El Jadida. Mais ces touristes ne dépassent pas en moyenne deux nuits. Le développement du tourisme reste aussi tributaire de la mise en valeur des sites historiques et culturels comme la cité portugaise ou la casbah de Boulaouane. La région pourrait aussi tirer profit du grand moussem de Moulay Abdellah avec des centaines voire des milliers de cavaliers et dont la gestion et encore traditionnelle. «La réussite de telle événement réside justement dans cet effort d'adopter un mode de gestion moderne de ces activités traditionnelles«, conclut Hicham Raïq.Mouna KADIRI

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