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    Economie

    Plus de la moitié des ménages urbains sont propriétaires de leur logement

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · La "maison marocaine moderne" est le type de logement le plus prisé

    · Au niveau national, une pièce est occupée par plus de deux personnes en moyenne


    Si les conditions d'habitat se sont améliorées pour l'année 1998, des disparités existent encore entre les milieux urbain et rural. C'est du moins ce qui ressort de la dernière enquête de la Direction de la Statistique portant sur les niveaux de vie. Alors que dans les campagnes, le logement dominant est "la maison rurale" (93,9%), en ville, les ménages occupent essentiellement des logements de "type marocain" (77%). Les ménages qui habitent les appartements ne dépassent pas 10%. Les baraques accueillent de leur côté 9,9% des ménages. Quant à ceux qui habitent les villas, leur part ne s'élève pas à 3%. Ils appartiennent généralement à la catégorie des 20% de la population la plus aisée, indique l'enquête.
    En dépit du développement des conditions d'habitat dans le milieu rural, les logements dominants restent les baraques et les constructions en pisé. Ce qui expliquerait d'ailleurs selon l'enquête les difficultés d'accès aux services sociaux de base. Près de 86,9% des ménages ruraux sont propriétaires de leurs logements. Pour leur part, les logements occupés gratuitement viennent en seconde place avec 6,5%. La location reste de son côté inexistante (0,5%) dans les campagnes. Dans le milieu urbain, le nombre des familles propriétaires ont passé de 40,9% en 1982 à 56,5% en 1998. Ces niveaux peuvent paraître surprenants eu égard des conditions socio-économiques d'une bonne partie de la population. En revanche, les ménages urbains locataires a baissé de 43,3% à 28,2% pour la même période.

    En dehors de la catégorie de logement, le nombre de pièce constitue un second critère qui détermine l'évaluation des conditions d'habitat. Dans les villes, 75,1% des ménages occupent des logements qui ne dépassent pas trois pièces. Les logements à deux et à trois pièces représentent respectivement 30,9% et 31,6% en termes de ménages. Dans les régions rurales, près du tiers des ménages occupent des maisons de quatre pièces et plus. Cette proportion ne représente que 24,9% en ville. Il ne faut pas interpréter cette différence quantitative entre les deux milieux comme un écart au niveau qualitatif, précise l'enquête. L'évaluation du nombre de pièces serait incomplète, si elle se limitait aux aspects quantitatifs. Les logements citadins offrent, il est vrai, plus de confort à la différence des maisons rurales spacieuses et construites généralement en pisé. Le niveau scolaire joue un rôle déterminant dans la dimension des logements occupés: 77,8% des résidents dont le chef à un niveau d'instruction supérieur habitent des logements d'au moins trois pièces. Cette proportion dépasse 57,1% pour les ménages dont le chef n'a aucun niveau scolaire. Pour ce qui est de la densité par pièce, l'enquête fait ressortir qu'au niveau national, une pièce est occupée par 2,6 personnes en moyenne. Les 20% de la population les plus défavorisés habitent dans des logements où une pièce est occupée par 3,4 personnes contre 1,7 personnes pour les 20% de la population aisée.

    Mohamed DOUYEB

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