×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Le rythme d'alphabétisation s'est accéléré entre 1994 et 1998

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · L'analphabétisme reste préoccupant chez les populations féminines et rurales

    · 15,4% des enfants âgés entre 7 et 15 ans n'ont jamais été scolarisés


    Ils sont 11,3 millions de personnes à savoir lire et écrire en 1998 contre 8,8 millions en 1994. L'enquête de la Direction de la Statistique relève qu'entre 1994 et 1998, la population alphabétisée (âgée de 10 ans et plus) s'est annuellement accrue d'environ 6,4%, soit un rythme annuel moyen supérieur à celui enregistré entre 1982 et 1994 (4,8%). Des améliorations sensibles certes, mais gare à l'optimisme béat. D'autant que le déficit demeure important pour deux catégories de populations particulièrement exposée à l'analphabétisme: les femmes et les ruraux.Ces classes affichent respectivement des taux d'alphabétisation d'à peine 38,1 et 33,1%, alors que leurs parts dans la population âgée de 10 ans et plus atteignent respectivement 51,6 et 44%.

    S'agissant de la scolarisation de base, l'enquête révèle qu'au niveau national, 15,4% des enfants âgés de 7 à 15 ans n'ont jamais été scolarisés. Ces taux sont beaucoup plus importants dans le monde rural. En effet, le pourcentage d'enfants qui n'ont jamais été à l'école a atteint 26,9% dans les campagnes contre 3,3% dans les villes. Les filles sont particulièrement exposées: 50,2% des filles rurales n'ont jamais été scolarisées. Plusieurs raisons sont évoquées par les parents pour expliquer la non-scolarisation de leurs enfants: manque de moyens pour subvenir au frais de scolarisation (46,9% en milieu urbain et 34,4% en milieu rural), éloignement et difficultés d'accès (1,2% en zone urbaine et 15,2% en zone rurale), non-disponibilité d'une école dans la localité de résidence (0,5% dans les villes et 14,5% dans les campagnes), attitude négative des parents envers l'école (4,8% en milieu urbain et 10,1% en milieu rural), aide aux parents dans les activités professionnelles (0,4% dans les villes et 7,1% dans les campagnes). Concernant la généralisation de l'enseignement, l'enquête de la Direction de la Statistique s'attarde notamment sur le phénomène de la descolarisation, qui touche près de 11,1% d'enfants âgés entre 7 et 15 ans. Autrement dit, un peu plus de 11 enfants sur 100 abandonnent les établissements d'enseignement fondamental ou n'ont pas poursuivi l'enseignement secondaire. Le taux de descolarisation atteint 14,9% chez les garçons ruraux. Au niveau du premier cycle de l'enseignement fondamental, le taux brut de scolarisation(1) atteint en 1998, 85,2%, alors que le taux net(2) est de 70,8%.

    Mohamed BENABID


    (1) C'est le rapport entre le nombre d'enfants de tout âge, fréquentant les écoles primaires au moment de l'enquête et la population ayant l'âge officiel de scolarisation (ici 7 à 12 ans)
    (2) C'est le rapport entre les enfants âgés de 7 à 12 ans fréquentant l'école primaire et le nombre total d'enfants âgés de 7 à 12 ans.




    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc