×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Pascal Salin à IMM : La trilogie Epargne-Fiscalité-Croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager


    M. Abdellatif Belmadani se méfie de la "pensée unique", rassemblée aujourd'hui autour d'une dizaine de concepts libéraux, comme "trop d'impôt tue l'impôt". Mais Pascal Salin, professeur à l'Université Dauphine et figure de proue des économistes libéraux, ne jure que par ce principe. Lors de la conférence tenue le 28 mai à Casablanca pour IMM sur le thème "Quelle fiscalité pour la croissance économique", il rappelle les bons principes de Ricardo et des classiques remis à la mode par Mme Thatcher. Il n'y a de richesses que celles créées par les individus qui inventent le futur, trouvent la valorisation des ressources naturelles abondantes, n'en déplaise au "Club de Rome" et aux écologistes de tous poils. Le potentiel de croissance est donc aussi illimité que l'esprit humain. Il suffit à l'Etat de ne pas venir perturber cette mécanique naturelle par l'impôt. Ainsi, l'Etat, pour des raisons de commodité, va venir taxer l'échange (TVA, IS), qui incite à la spécialisation, et donc à la productivité et à la croissance. Imposer l'épargne est une autre erreur. Car celle-ci n'est pas détruite (c'est la consommation qui l'est), mais remise dans le circuit, pour l'investissement, taxer l'épargne tue donc l'impôt du futur. Pascal Salin cite alors les cas des "dragons" asiatiques qui affichaient au mieux de la récession mondiale un fort taux de croissance et d'épargne, atteignant 40% du revenu. L'épargne aujourd'hui, c'est surtout la retraite. Le système par capitalisation est plus efficient, car fondé sur l'effort individuel. Il faut donc le sauvegarder de l'imposition excessive. Si le Pr Salin n'indique pas un taux d'imposition optimal, qui assure des recettes à l'Etat, sans retenir l'assiette il rappelle que les Etats-Unis, en augmentant ce taux de 28 à 31%, avaient perdu 5% des recettes.
    Quant à M. Abdelali Benbrik, directeur des Impôts, qui devait témoigner de l'expérience marocaine, il rappelle que les années 80, celles de la crise financière, ont d'abord été consacrées à la reconstruction du système. Mais chemin faisant, l'impôt sur les sociétés (qui incluait la PSN) a été baissé de 52 à 35%, et le taux marginal d'imposition de l'Impôt Général sur le Revenu a été ramené à 44%. Les recettes fiscales du pays se sont améliorées et la pression fiscale (Etat et collectivités locales) est maintenue à 23%. Il regrette que la Loi de Finances soit désormais assimilée aux mesures fiscales et que les dépenses pour la croissance ne soient pas autant débattues.

    Khalid BELYAZID

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc