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    Economie

    L'aménagement du Parc Souss-Massa au point mort

    De notre correspondante, Malika ALAMI

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    . Ce projet traîne depuis 1996

    . L'institution allemande qui devait le soutenir hésite à apporter les 36 millions de DH nécessaires

    . Selon le directeur du parc, l'utilisation anarchique des grottes serait l'une des causes de cette indétermination


    Les responsables du Parc Souss Massa sont déçus. L'aménagement du parc, qu'ils souhaitent depuis des années est loin de prendre forme. Certes, un écomusée est en cours de construction pour un montant de 3 millions de DH financés par les Eaux et Forêts, mais parallèlement aucune infrastructure n'a été entreprise, faute de moyens. En effet l'établissement bancaire allemand, la KfW, qui envisageait de le soutenir financièrement, dans le cadre de l'opération AGRN (Assistance à la Gestion des Ressources Naturelles) de coopération Marocco-allemande, semble hésiter à apporter les fonds promis. Pourtant, avance M. Mohammed Ribi, directeur du parc Souss Massa, les experts allemands se sont succédé, mais rien n'a suivi leurs investigations. Selon M. Ribi, l'exploitation des grottes à des fins d'habitation par les pêcheurs et même par des Gadiris aurait les découragés. En effet, un grand nombre de grottes ont été agencées et servent de résidences de vacances. "Aujourd'hui, le parc compte près de 1.300 grottes squattées et c'est un phénomène qui marque l'endroit depuis longtemps", signale M. Ribi. Ce n'est bien sûr pas le seul obstacle au projet. A en croire une personne de la région qui requiert l'anonymat, les habitants du parc ne seraient pas tous favorables à cette opération. Pourtant, indique le directeur du parc, ce programme d'aménagement ne touche pas leurs activités traditionnelles et "ne les priverait de rien. Il pourrait même contribuer à l'amélioration de leurs revenus."
    A rappeler que les grandes lignes de ce plan mis au point avec la GTZ, institution allemande, cible entre autres la préservation des richesses naturelles. De même, il vise la restauration des milieux altérés et l'installation d'infrastructures afin de rendre le parc fonctionnel. Le coût de toute cette opération a été estimé, selon M. Ribi, à 36 millions de DH.
    Ce programme finira-t-il par voir le jour? Aux dernières nouvelles, indique M. Ribi, la KfW a avancé qu'elle envisagerait la situation de nouveau une fois que le parc sera érigé en SEGMA (Service de l'Etat Géré de manière Autonome).


    Plus de 70 espèces d'oiseaux aquatiques


    A la limite nord du parc, précisément à l'embouchure de l'Oued Souss, se posent une multitude d'oiseaux. Cette zone humide constitue non seulement une escale migratoire pour de nombreuses espèces mais aussi un lieu d'hivernage important pour plus de 2.000 oiseaux. La richesse en poissons, la diversité des invertébrés aquatiques et terrestres, ainsi que la présence d'îlots et de plage les attirent. Ainsi plus de 70 espèces d'oiseaux aquatiques, dont certaines sont menacées de disparition, fréquentent le site. On y trouve spatules blanches, flamants roses, cigognes et hérons notamment. Si les flamants roses sont là durant toutes les saisons, les spatules blanches, elles, font uniquement escale sur le site lors de leur migration vers des destinations plus au Sud. Quant à la cigogne, on la retrouve surtout en dehors de sa période de reproduction. Le héron comme le flamant rose, est fidèle au lieu toute l'année.

    Malika ALAMI

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