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    Economie

    Espagne: Aznar accentue la libéralisation

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    . Objectif numéro 1: L'équilibre budgétaire dès l'année prochaine

    . Poursuites des réformes libérales pour développer l'emploi


    Deuxième partenaire du Maroc sur le papier, le premier sans doute si l'on compte la contrebande, l'Espagne va poursuivre et accélérer son programme de modernisation. C'est ce qu'a indiqué le Premier ministre, M. José-Maria Aznar, lors de la présentation de son programme d'investiture cette semaine.
    Reconduit avec une confortable avance, le Parti Populaire du Premier ministre espagnol a une bonne marge de manoeuvre pour réaliser son programme, tout comme pour former le gouvernement autour de M. Aznar.
    Sur le plan économique, le nouveau gouvernement espagnol s'attachera, en premier lieu, à réaliser l'équilibre budgétaire, dans le cadre du pacte de stabilité européen. Le Premier ministre a même promis d'atteindre l'objectif de l'équilibre un an avant le terme: «Cette législature sera celle de l'équilibre budgétaire», a-t-il indiqué, annonçant que l'équilibre sera atteint pour l'exercice 2001. Pour lui, l'Espagne avait «perdu par le passé beaucoup d'opportunités» à cause d'une politique inflationniste et d'une monnaie faible et instable.
    «Si nous voulons une convergence réelle (avec le reste de l'Europe), nous devons continuer à avancer plus vite que les autres pays» a commenté M. Aznar. Son gouvernement comportera un nouveau département, le Ministère de la Science et de la technologie, car l'Espagne se juge en retard sur ses partenaires, tout en ayant des atouts à développer. Le deuxième objectif, qui découle du premier, concerne le plein emploi.
    Le Premier ministre espagnol pense y parvenir au cours de cette décennie. L'Espagne part en effet avec un handicap élevé par rapport aux autres pays européens. Néanmoins, elle a un taux de croissance plus rapide et, pour M. Aznar, le plein emploi exige la poursuite des réformes.
    La libéralisation de l'économie sera poursuivie et le secteur gazier, actuellement en monopole, a été explicitement cité. Il en va de même pour les télécommunications que le Premier ministre juge insuffisamment concurrentielles.
    Une polémique avait d'ailleurs alimenté la campagne électorale autour de l'alliance entre Telefonica et Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA). M. Aznar a aussi annoncé qu'il réduira le poids de l'Etat dans l'économie «pour stimuler la création d'emplois et de richesses»: il souhaite amener le poids des dépenses publiques au-dessous de la barre de 40% du PIB.
    Assez classiquement pour un pays européen, le nouveau gouvernement promet de baisser les impôts: «Avec moins d'impôts, l'économie fonctionne mieux».
    Cependant, le nouvel exécutif aura à faire face au problème des dépenses faites via les régions autonomes. Celles-ci réclament des parts plus importantes des recettes fiscales nationales, notamment de la TVA. Les régions sont actuellement très endettées (environ 36 milliards d'Euro, 350 milliards de DH, un peu plus que le PIB marocain). Ce niveau d'endettement pose problème vis-à-vis du Pacte de stabilité européen.


    Telefonica-BBVA: «Position préoccupante»?

    L'opérateur historique des télécommunications espagnoles, Telefonica, et le n°2 des banques espagnoles, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, ont conclu en février dernier un accord de partenariat. Les deux institutions veulent développer le commerce électronique via le téléphone mobile: multiples services et paiements. L'accord prévoit aussi des participations croisées dans le capital, mais d'assez faibles niveaux.
    Telefonica détient plus de la moité du marché du mobile et BBVA a un peu plus de 25 millions de clients, y compris en Amérique latine où Telefonica s'est aussi fortement implanté. L'arrangement fera l'objet d'une enquête de la part du Ministère des Finances pour déterminer s'il contrevient à la loi sur la concurrence, laquelle pose le concept de «position préoccupante».
    Rappelons que Telefonica est l'opérateur de référence dans Méditelecom au Maroc et que BBVA détient 8% du capital de Wafabank.

    Nadia SALAH (AFP)

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