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International

La machine de guerre israélienne au-dessus du droit

Par L'Economiste | Edition N°:2343 Le 18/08/2006 | Partager

. Les principes fondamentaux du droit international bafoués . La sanction des instigateurs des violations reste une chimèreEncore une fois le droit international est victime de la Realpolitik. La guerre au Liban a clairement démontré que la force prime sur le droit dans les rapports internationaux. Un socle de règles réglementant la conduite des hostilités et considéré comme faisant partie du Jus Cogens (règles contraignantes pour tous les Etats) a été tout simplement ignoré par Israël lors de ses opérations militaires. Le Conseil de sécurité dont la mission est de veiller au respect de la légalité internationale et la préservation de la sécurité collective n’a adopté aucune résolution condamnant les violations perpétrées lors du conflit. Les Etats-Unis ont pesé de tout leur poids pour empêcher la mise sur la sellette de l’Etat hébreu qui, selon une opinion largement répandue, n’est que l’instrument pour réaliser les desseins de la première puissance dans la région. Si Israël et son parrain se sont cachés derrière l’argument de la légitime défense, qui reste toutefois à prouver, le principe de proportionnalité qui est fondamental dans la conduite des hostilités a tout bonnement été ignoré par l’Etat sioniste. Il est, en effet, complètement inadmissible au regard des principes du droit international et plus particulièrement ceux du droit international humanitaire que l’enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah soit une excuse pour détruire l’infrastructure d’un Etat et mettre en péril la sécurité de ses habitants et de son environnement écologique. La disproportion est flagrante dans le cas d’espèce dans la mesure où face à une milice qui dispose de quelques missiles, l’armée israélienne a mobilisé un dispositif militaire d’une grande sophistication capable de générer des dégâts incommensurables. L’usage irraisonné de cet arsenal est le deuxième grief qui peut être souligné dans la stratégie militaire israélienne. Le principe de la distinction entre civils et militaire dans la conduite d’une guerre n’a pas apparemment pesé lourd dans les calculs des stratèges israéliens. Le résultat est l’usage d’armes à fragmentation prohibées par le droit international ainsi que l’attaques de zones peuplées qui ne se trouvent à proximité d’aucun site militaire. L’exemple le plus éloquent à cet égard est le massacre de Cana qui a fait plusieurs victimes civiles dans la majorité sont des enfants. Plusieurs ONG des droits de l’homme ont vivement condamné dans leurs rapports la violation des règles les plus élémentaires des droits de l’homme et du droit de la guerre considérées par les différentes instances judiciaires internationales (Cour International de Justice, tribunaux pénaux internationaux et la Cour pénal internationale) comme coutumières et donc astreignantes pour tous les Etats. La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), pour ne citer qu’elle seule, a condamné très fermement les attaques militaires des deux parties au conflit. Dans un appel lancé à la communauté internationale, la FIDH a souligné que le bombardement de villes et de villages constitue une violation grave du droit international humanitaire au regard de la Quatrième convention de Genève sur la protection des civils en temps de guerre et son qualifiables de crimes de guerre en vertu de l’article 8 du Statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale. La non-ratification par les Etats-Unis et Israël du statut de cette instance judiciaire et les pressions politiques et économiques exercées par la première puissance mondiale sur les Etats membres de la Cour rend tout à fait chimérique une éventuelle traduction des chefs de guerre israéliens devant la justice pénale internationale. Morad EL KHEZZARI

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