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Enquête: Les Fêtes pour sauver la miseMarrakech: Les nationaux attendus en masse De notre correspondant, Salah BACHIR

Par L'Economiste | Edition N°:1169 Le 21/12/2001 | Partager

. La crise se fait plus ressentir dans les tablissements classés. Les tarifs n'ont pas été bradés A la veille des fêtes de fin d'année, la ruée que connaissait la ville de Marrakech n'est plus de mise et aucun hôtel n'affiche complet, sauf quelques établissements trois étoiles. Selon les professionnels, les réservations ont chuté de 50% par rapport à l'année précédente. Toutefois, la plupart des hôtels enregistrent des confirmations qui progressent heureusement au fil des jours. Dans le pire des cas, le tourisme national viendra à la rescousse des hôteliers et restaurateurs, ne serait-ce que pour quelques jours, le temps des fêtes. Contre toute attente, les tarifs des prestations n'ont pas été bradés, mais demeurent corrects, entre 300 et 1.600 DH en moyenne la chambre dans les établissements classés, et le forfait pour quatre nuits varierait entre 13.200 DH (4 nuits) et 17.290 DH (cinq nuits). Marrakech ne veut pas sous prétexte de la prévalence de la crise sacrifier son image de marque et son prestige, et garde sa dignité. Même si les indicateurs ne sont pas très rassurants. Les arrivées ont enregistré une baisse de 11,94% en septembre et de 24,48% en octobre. Les nuitées ont suivi la même tendance et ont reculé de 7,53% en septembre et 17,14% en octobre. Le trafic aérien à l'aéroport Ménara a diminué de 11% en septembre, 33% en octobre et 48% en novembre. Toutefois, certains hôtels comme les Idrissides du premier voyagiste français FRAM, a profité de la basse saison pour investir pas moins de 40 millions de dirhams sur quatre ans pour relifter les chambres et réaménager la salle polyvalente. Pour l'hôtel Shems, du même TO, ce sont 12 millions de DH qui sont aussi engagés dans ces opérations de rénovation. Mais quelles que soit les tendances pour l'avenir, les professionnels refusent de prendre leur mal en patience, et à travers le groupement régional d'intérêt touristique, ils tentent de contre-attaquer en impliquant tous les acteurs institutionnels (Conseil régional, Chambres professionnelles, communes urbains) pour mettre la main dans la poche. Ils souhaitent consacrer en 2002 presque 6 millions de DH à la promotion du tourisme, contre 450.000 au fonctionnement. Cette solidarité pour venir au secours de ce secteur est inspirée de l'exemple donné par Agadir qui excelle, selon Jalil Belabbess Taârji président du GRIT, dans la conjugaison des efforts des acteurs pour unifier leur stratégie et leurs forces. Le 24 décembre, le GRIT-Marrakech et l'ONMPT procéderont alors officiellement à la signature d'une convention de partenariat, mais la question est de savoir si l'Office versera bien les 2.600.000 DH qui figurent dans le budget prévisionnel du GRIT, ou si des sommes moindres seront retenues. Durant aussi cette semaine, il paraît que les lots de la nouvelle zone touristique inaugurée récemment par Sa Majesté Mohammed VI seront affectés. Mais là aussi, la grande inconnue est bien le prix de vente qui inquiète les professionnels. Ces derniers souhaiteraient dans ce cadre de soutien un report des impôts (IS, IGR et autres charges), pour éviter disent-ils, de recourir à des mesures de compression de personnel et des licenciements.


Les professionnels demandent un ministère

La nécessité de disposer d'un ministère du tourisme est âprement ressentie, puisque l'actuel ministre est tellement occupé qu'il a peu de temps à consacrer à ce secteur pourtant stratégique, selon les acteurs en question. Le projet des chambres du tourisme risque aussi bien de sortir des tiroirs pour s'introduire de nouveau dans les rouages du Parlement et fera peut-être vaciller le projet des Conseils régionaux du tourisme. Bref! les fêtes de fin d'année à Marrakech ont tout l'air de suggérer que la détermination l'emportera sur l'hésitation. Meriem OUDGHIRI

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