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Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2962 Le 12/02/2009 | Partager

Que faut-il faire de l’excédent budgétaire?
. Solde budgétaire globalIl ne s’agit que d’un bluff. Lisez l’ouvrage de Mataoui Ben Daoud sur la politique de réduction du déficit budgétaire au Maroc, paru récemment, pour savoir comment on doit évaluer le solde budgétaire global. A.D. . L’épargner ça peut toujours servir!Je pense que beaucoup de salariés vivent cette situation. On planifie pendant toute l’année ce qu’on va faire avec la prime annuelle. Mais dès qu’on perçoit l’argent, on fait vite de le dépenser dans des « zroudes » (fêtes) et achats accessoires. L’on regrette souvent ce geste l’année suivante quand on tombe dans une situation de crise. Vous avez sans doute compris le parallèle avec le sujet en question, je pense que cette belle prime annuelle qu’a récolté le Fisc devrait être bloquée dans un compte car personne ne connaît l’étendue de la crise actuelle. Alors autant garder quelques liasses sous le paillasson comme on dit, cela peut toujours servir.H.Z.. C’est inquiétant!L’une des règles les plus observées en matière de gestion de projet est la précision de la prévision économique. Je me demande si l’excédent «non prévu» n’est-il pas le résultat de la faiblesse des modèles et algorithmes utilisés au Maroc en matière de prévision économique. A moins que ce soit le fait qu’au Maroc il n’y a pas de place au raisonnement cartésien et scientifique à cause du poids de l’informel qui fausse tous les calculs économiques. A.P.. La crise se durcitLa crise s’intensifie partout dans le monde. Ce dernier entame l’année 2009 dans un climat morose, et dans ce contexte très difficile, le Maroc publie des chiffres plutôt bons: inflation maîtrisée (3,8%), croissance solide (5,8%) et surtout un excédent budgétaire de (0,5%). Ce dernier chiffre laisse tout de même perplexe, au regard de l’ampleur du chantier social et des besoins d’investissements du pays dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la lutte contre la pauvreté. Mais avant que Abbas El Fassi et les autres «Fassicrates» ne se félicitent de ce résultat, qui n’est ni plus ni moins une erreur (ou absence) de politique économique, il faut préciser que cet excédent n’a rien de structurel. Il n’est que le fruit d’un «heureux» concours de circonstances. Il est dû, notamment, à la hausse du prix du pétrole qui est venue gonfler, mécaniquement, les recettes issues de la taxe sur les hydrocarbures. Notons aussi la timide hausse des recettes des impôts sur les sociétés (IS) qui auraient pu être plus importantes si le cadre fiscal des sociétés avait été revu. Et si une vraie politique de lutte contre la corruption et l’évasion fiscale avait été mise en place. Voilà un autre chantier qui mériterait des investissements. Au lieu de cela El Fassi préfère faire de la rigueur en temps de crise...R. D.

Habitat: Que valent les mesures 2009?
. Eureka!Chez nous, dans ce très cher Maroc, les idées sont extra-brillantes, le planning -tracé sur papier- un chef-d’œuvre ! Mais quand il s’agit de coordination, de suivi, de maintenance, d’entretien... c’est vraiment d’une pauvreté navrante et décevante.I.B.. Mesures ou pasMesures ou pas, nous en avons toujours entendu sans résultats palpables, ça profite toujours au même lobby.D.T.. Rien face au «noir»Les mesures prises par Taoufik Hejira, le ministre de l’Habitat, sont intéressantes pour promouvoir le logement social. Mais si celui-ci est vendu à des prix plus élevés que ceux déclarés, c’est comme verser de l’eau dans le sable. J’attendais du ministère une vraie stratégie pour attaquer la pratique du noir pour que les citoyens puissent acheter au prix réel du marché et surtout pour mettre les promoteurs devant leurs engagements vis-à-vis du Fisc.H.Z.. Chiche!Nos pauvres citoyens méritent vraiment d’être décorés du ruban made in Morocco, celui de l’inauguration. Les projets pour un habitat accessible sont lancés (dans les médias) et même inaugurés en grande pompe, mais quand on va demander les prix des produits finis, c’est partout des centaines de millions? Que se passe-t-il entre les deux étapes? Tout le monde le sait, mais ce n’est pas grave, on continue d’inaugurer à tour de bras.M.A.. Les problèmes sont toujours làOn ne peut pas vivre tout le temps d’espoir. Monsieur Hejira doit comprendre que les Marocains ont compris son système. Effets d’annonce sans plus. Les problèmes sont toujours là, car qui est ce fou qui va d’abord accepter de construire un logement à 140.000 DH alors que les prix du ciment et de l’acier ne cessent d’augmenter? A quoi peut ressembler un logement à 140.000 DH si ce n’est à une simple baraque en dur? Les deals entre cimentiers et Héjira ne suffiront pas à réaliser des logements à ce prix.O.R.. SpéculationsIl faut éviter les spéculations dans ce type de logement. Autrement dit, les logements sociaux à 140.000 DH doivent être vendus aux citoyens qui n’ont pas de toit. Mais attention aux intermédiaires qui peuvent faire grimper ces prix à 300.000 DH et plus.Il faut que les acheteurs justifient qu’il s’agit de leur seul logement pour empêcher toute spéculation. Pratique contre laquelle il faut sévir. C’est une priorité nationale. Il faut penser aux personnes qui n’ont pas encore de logement. Enfin, les promoteurs doivent s’engager à respecter les exigences de sécurité et de confort fixées dans les cahiers des charges.C.N.

Tourisme: Bonnes prévisions?
. Optimisme démesuréLors d’une intervention concernant le même sujet, j’avais déclaré qu’il n’était pas interdit de rêver, mais attention au réveil. Nos responsables font souvent preuve d’un optimisme démesuré en oubliant des paramètres comme la crise économique mondiale, la guerre israélo-palestinienne, la sécurité intérieure de notre pays...K.S.. Bonnes perspectives?Comment peut-on avancer de telles affirmations alors que la visibilité aujourd’hui est de 10 jours. La crise sévit dans le monde et aura certainement un impact sur le secteur. C’est déjà le cas à Marrakech, première destination du Royaume. De plus, cette ville a été complètement dénaturée par des investissements démesurés. Marrakech a perdu son âme et l’on a plus envie d’y retourner. B.G.. Réalités et perspectivesLe budget du Maroc se base sur quatre ressources principales qui génèrent les devises dont le phosphate, le tourisme, l’agriculture…Ce dernier risque l’effet de la crise financière mondiale. Le secteur connaît des chantiers énormes qui peuvent pallier les effets de la crise qui touche les pays émetteurs des flux touristiques. Mais où sommes-nous dans les grands projets, les ressources humaines et la formation professionnelle par exemple, même si l’administration a fait des efforts pour résoudre les problèmes de ses fonctionnaires…T.L.. Combien de temps?Que le flux touristique se maintienne, c’est plausible, même si j’en doute fort pour 2009. Il est facile de vendre le même produit 40 ou 50% moins cher, le pays n’a pas grand-chose à y gagner car la même quantité d’eau et d’électricité et le même service seront fournis pour moins d’argent en contrepartie. Le touriste qui attend après les soldes a de fortes chances de se contenter du minimum de dépenses sur place, car il dénote un faible pouvoir d’achat. Le Maroc a parié gros en tablant sur le tourisme de masse car l’impact est plus lourd en temps de crise. La clientèle visée est très élastique par rapport au cycle. En attendant des jours meilleurs, il n’est pas idiot de brader les séjours dans le but de favoriser l’emploi, mais il ne faudra pas que cela dure plusieurs mois!A.P.

Le Maroc tient tête à la crise
. Propos contradictoiresLa Direction des études et des prévisions financières du Maroc joue à la voyante optimiste en minimisant les effets de la crise économique. Elle se veut rassurante et pleine d’espoir afin de ne pas saper notre moral, peut-être, mais la réalité est toute autre. Pour preuve, le gouvernement parle de secteurs en crise et propose un plan d’aide sectoriel. K.S.. La crise se met en place!Le Maroc ne sera pas épargné, les effets de la crise vont se mettre en place peu à peu. Ceux qui nient ce fait, pour moi, témoignent d’une incompétence claire et nette. Les IDE (Investissements directs étrangers) vont reculer, les transferts des MRE qui sont dans l’œil du cyclone vont chuter, eux aussi, et la consommation à mon avis va prendre un coup! K.F.. Discours idéologiqueLe fait que le gouvernement continue d’affirmer que l’économie marocaine est saine et sauve relève plus d’un discours idéologique que réaliste. A mon avis, soit que ces gens nous prennent pour des imbéciles qui ne comprennent rien à ce qui se passe autour d’eux ou bien nous avons des Big Brothers qui sont Out Of It. La crise, nous l’avons toujours vécue et c’est grâce au partage de nos salaires avec nos familles que l’on a pu éviter le pire dans ce pays. T.C.

Que pensez-vous du plan d’aidesectoriel?
. Posez vos conditionsLes années de sécheresse ont été profitables aux bouchers et aux chiens. La crise économique profitera aux industriels qui seront aidés par le gouvernement. Les salariés, quant à eux, resteront sur le bord de la route en attendant la relance. Si vous voulez mon avis pas d’aide avant la reprise. C’est une condition qui doit être posée aux patrons qui profitent à chaque fois de la détresse de la classe laborieuse.K.S.. Aides aux défaillantsLa croissance continue et perpétuelle est naturellement impossible. Imaginons que c’est un arbre, il a une durée de vie, il faut l’élaguer de temps en temps puis l’arroser. L’économie c’est ça, la finance constitue un engrais qui active la croissance, mais quand cet engrais est en excès ou en défaut, il y a problème de croissance, rachitisme ou obésité. Alors la meilleure solution, c’est de laisser la nature faire son travail. En économie mondiale, je pense que ceux qui sont en train de libérer des lignes de crédits en milliards de dollars auront tout faux. La meilleure solution est de laisser tout le monde se débrouiller. Tout se régénérera naturellement et, au plus tard, avant cinq ans. M.J.

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