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    Chaouia-Ouardigha
    L'ENCG de Settat à bac+5 depuis un an

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . Pour l’instant, les conditions d’admission restent les mêmes. De nouveaux masters et formations continuesQuatorze ans après sa création, l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Settat a réussi à se positionner dans le paysage des écoles de commerce et de management. Preuve en est le taux d’insertion élevé de ses diplômés dans les entreprises. Aujourd’hui, «l’école» est confrontée à de nouveaux défis, concède sa direction. La concurrence créée par l’extension des ENCG, dont le réseau compte désormais neuf établissements. Il faut donc trouver les moyens de se démarquer, le critère de l’ancienneté ne suffisant pas. L’école se doit également de diversifier son offre de formation pour s’adapter aux nouvelles exigences des entreprises. Ce processus de changement est déjà lancé. A compter de la prochaine rentrée, elle abandonne son vieux système (bac+4) pour un cursus de formation bac+5 basé sur le système modulaire. Les quatre premiers modules de 6 mois chacun seront administrés en tronc commun. L’élève passe ensuite à deux modules où il a le choix entre deux filières, commerce ou gestion. Il s’oriente ensuite vers une option spécialisée pour y passer ses quatre derniers modules. Cette «spécialisation» se faisant en une année dans l’ancien système. A côté des deux options classiques en gestion (gestion financière, audit et contrôle de gestion), le nouveau système intègre une spécialisation en GRH. La formation commerciale est toujours axée autour des trois filières classiques : marketing, commerce international et publicité/communication. Mais la grande nouveauté est l’offre d’une option dédiée aux métiers de l’offshoring. Elle n’a pas attendu le passage au nouveau système de formation pour insérer cette spécialité dans son programme. Les 16 premiers diplômés ayant pris l’option offshoring sortent ce mois-ci sur le marché. «Pour développer cette option, nous nous sommes engagés dans un partenariat avec CasaShore; cela nous permettra d’adapter notre formation aux besoins des entreprises du secteur», confie-t-on à la direction. «Les discussions sont en cours pour administrer cette formation en partenariat avec l’ESC Bordeaux», précise Hassan Abbar, directeur par intérim de l’école. La formation initiale ne se limite pas à son cycle normal. L’école dispose d’un centre de formation des cadres dédié aux cycles supérieurs. L’année dernière a vu l’ouverture de deux nouveaux DESS en ingénierie marketing et en commerce international. Ces formations s’ajoutent à celles de l’ingénierie financière et du marketing. L’école compte également proposer deux autres masters de management de projet offhoring et métiers du conseil. Outre la formation initale, l’ENCG propose une offre diversifiée en formation continue. Ce segment compte 7 filières de formation diplômante dans les disciplines du management. Ces formations disposent d’une notoriété respectable auprès des entreprises. Elles ont drainé plus 1.700 demandes d’inscription. Sans oublier le cycle de formation dédié au personnel de l’ONE. A compter de la prochaine rentrée scolaire, l’école entame la formation des formateurs de l’OFPPT, dans le cadre d’un marché remporté cette année. Pour assurer les cours de ces différents cursus, l’ENCG Settat compte d’abord sur son corps professoral. Elle a aussi recours aux enseignants des autres établissements de l’Université Hassan-Ier. Sans oublier les professionnels qui interviennent dans les différent cycles de formation.Comment l’ENCG Settat pourra-t-elle faire valoir ces atouts pour se distinguer par rapport à la concurrence? Il faut miser sur les créneaux qui font notre force. L’Ecole est reconnue pour sa filière marketing. «Il y a aussi l’intégration des diplômés de finances, sans oublier le nouveau créneau de l’offshoring qui dispose d’un énorme potentiel», croit savoir le directeur de l’établissement. L’école compte également sur le réseau des anciens diplômés pour promouvoir son image dans le milieu des affaires. «L’association des diplômés nous aide beaucoup dans la recherche de stages pour les étudiants et même dans leur recrutement», poursuit-il. En dépit de la concurrence de « nouvelles » ENCG, le management de l’école reste confiant: «nombre de chefs d’entreprises reconnaissent désormais la qualité de nos diplômés», note-t-il.Aujourd’hui, l’ENCG Settat fête les diplômés de la dixième promotion. Près de 60 entreprises seront représentées à cet évènement. C’est aussi une occasion de rassembler les anciens diplômés.


    Le cycle d’expertise comptable aux oubliettes

    Cela fait trois ans que l’ENCG Settat a présenté son projet d’ouvrir un cycle d’expertise comptable. Le dossier a été construit «dans les règles de l’art, en partenariat avec les ordres d’expertise comptable marocain, français et belge». Mais il devait être validé par trois départements ministériels (Education nationale, Commerce et Industrie, Finances). La demande de l’ENCG s’est ainsi perdue dans les méandres de l’Administration. Mais il n’est pas exclu que des pressions externes aient été à l’origine de ce blocage.


    A chacun son ENCG

    Les trois premières ENCG en date (Settat, Tanger, Agadir) sont victimes de leur propre succès. Dès qu’elles ont commencé à prendre leurs marques, notamment par rapport à l’Iscae, les universités ont toutes cherché à avoir une école de commerce. En l’espace de deux ans, sept autres ENCG ont vu le jour; les plus récentes sont encore faiblement structurées. Le souci de quantité a primé sur la qualité de formation et d’insertion des diplômés. Cette «fièvre» est due à la loi 01/00 qui accorde aux universités la possibilité de créer des établissements autonomes de formation. Pour y remédier, deux solutions sont envisagées dans le réseau des ENCG. La première consiste à basculer vers un système similaire à la formation des ingénieurs au Maroc. En clair, le cursus de formation des ENCG sera limité à trois ans. Pour y accéder, les étudiants doivent d’abord passer par eux ans de classes préparatoires. Des passerelles à partir du DEUG ou des BTS sont également envisagées. A l’issue de ces deux années, les élèves passent un concours commun pour accéder aux écoles de commerce. Celles-ci seront classées en fonction de la qualité de leur formation, à l’instar des écoles d’ingénieurs. La seconde solution consiste à spécialiser les dix institutions en fonction des secteurs-phare de leurs régions respectives. Les discussions sont en cours entre le ministère et le réseau des ENCG pour trancher entre les deux solutions.


    Université Hassan-Ier: Petit poisson deviendra grand

    . Un deal exemplaire avec l’OCP à Khourigba. Une EST à Berrechid à la rentrée prochaineBien qu’elle soit la plus jeune du Maroc, l’Université Hassan-Ier de Settat ne nourrit aucun complexe par rapport à ses doyennes, Hassan-II Aïn-Chock de Casablanca ou Mohammed-V Agdal de Rabat. Créée en 1997, l’université a démarré avec des établissements à accès régulé (une expression pudique préférée à sélection) à savoir l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) et la faculté des sciences et techniques. Ces deux établissements ont servi de rampe de lancement à l’université. La faculté des sciences économiques et juridiques, ouverte un an, a profité de la notoriété de ces deux institutions pour bien se positionner. Il aura fallu attendre quelque dix ans avant que l’université s’étende à l’extérieur de Settat. Une étape franchie après l’ouverture de la faculté polydisciplinaire de Khouribga. En sus de la branche économie & gestion, cette faculté a lancé des licences professionnelles en partenariat avec l’OCP, incontournable acteur dans la région. Dès la rentrée universitaire en septembre, une école supérieure de technologie (EST) ouvre à Berrechid à la demande des industriels de la ville. 7.000 étudiants fréquentent aujourd’hui l’Université Hassan-Ier, dont trois quarts pour la seule faculté de droit et des sciences économiques de Settat. Comme dans beaucoup d’universités, c’est la filière la plus «encombrée». Pour accroître l’employabilité des diplômés, les pouvoirs publics ont décidé de professionnaliser les cursus. D’où la création des licences professionnelles au sein de la faculté des sciences juridiques et économiques. Pour commencer, deux branches: le droit des affaires et le conseil juridique pour lesquels le marché est demandeur de compétences. En économie, la faculté prépare un master d’économétrie-actuariat. Une discipline très recherchée dans la banque et les assurances. «Les titulaires de ces licences s’intègrent rapidement sur le marché». Pourtant, leur nombre reste très limité au regard des besoins du marché. Pour le président de l’Université Hassan-Ier, Mohamed Rahj, l’explication tient à la sélection à l’entrée, qui est une garantie de la qualité à la sortie. La faculté des sciences et techniques (FST) entre aussi dans le cadre du rapprochement de l’offre du système éducatif avec l’environnement économique. L’établissement offre des formations adaptées en grande partie au marché du travail. Il s’agit notamment des filières de biotechnologie mécanique et de réseaux informatiques. A Khourigba, la facultés polydiciplinaire est un exemple de partenariat université/entreprise. Elle est liée par un partenariat avec le groupe OCP, incontournable dans la ville. Ce deal permet au phosphatier d’irriguer ses ressources humaines et d’atténuer le choc des massifs départs à la retraite sur les site d’exploitation d’Oulad Abdoun (région de Khouribga). Ce partenariat arrangeait l’université, puisqu’il lui permet à la fois de profiter de l’expertise du groupe et de trouver des débouchés à ses diplômés. Cela s’est matérialisé d’abord à l’EST de Khouribga, qui dispense des formations en trois filières : informatique industrielle, mécanique, et génie des procédés. L’encadrement est assuré en grande partie par les cadres du groupe OCP.A compter de la prochaine rentrée, ce partenariat sera renforcée à travers la création d’une école d’ingénieurs (Ecole nationale des sciences appliquées) à Khouribga. Elle démarrera avec deux filières, l’informatique industrielle et le génie mécanique. Des branches sont conçues pour répondre aux besoins de l’OCP. «Nous avons construit les noyaux de ces deux institutions en partenariat avec l’OCP, mais rien ne les empêche de se développer vers d’autres filières généralistes», souligne le président de l’Université Hassan-Ier. Nouaim SQALLI

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