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Chaouia-Ouardigha
La marche forcée vers l’industrie

Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

. Faire de sa position un atout pour attirer l’investissement. Plan 2015: devenir une alternative crédible à CasablancaLa région de Chaouia-Ouardigha est l’une des deux puissances agricoles du Maroc. Potentiellement, elle serait même un cran au-dessus de sa rivale, le Souss. Sur le plan administratif, il faut sortir une règle, un compas, voire un GPS pour comprendre sa délimitation géographique. Grâce à la magie de Driss Basri qui voulait à tout prix une ouverture sur la mer, la région regroupe non seulement Settat, mais aussi la station balnéaire de Sidi Rahal, Benslimane et Khouribga…A sa puissance agricole, la région est en train de poser lentement mais sûrement, les bases de son assise industrielle. Settat, son chef-lieu, a jadis cristallisé cette attractivité aidée, il est vrai, par un cadre fiscal plus que généreux à l’époque du zoning. Mais c’est surtout la proximité de Casablanca, l’amélioration des infrastructures et un foncier plus disponible que dans la métropole économique, qui ont servi de levier à cette marche en avant. Settavex, Roca, Holcim, Indusalim, Cristall Strass,… auront donc été d’excellents lièvres et indirectement, des VRP de premier choix aux côtés des «historiques» comme l’OCP à Khouribga et la Centrale Laitière dans la Chaouia.L’objectif clairement affiché par les autorités locales est de sortir de la dépendance de l’agriculture en diversifiant l’économie régionale avec en filigrane, se poser en une alternative crédible à Casablanca. La région deviendrait ainsi une solution de décongestion de Casablanca en se transformant en une base de «délocalisation» et surtout, en captant de nouveaux investissements. Et il semble que la mayonnaise commence à prendre. L’an dernier, le Centre régional d’investissement a traité pour 7 milliards de dirhams de projets, pour l’essentiel à caractère industriel. C’est donc la première concrétisation de cette ambition industrielle de la région de la Chaouia-Ouardigha. Miloud Chaâbi, président-fondateur de Ynna Holding et qui n’est jamais en retard d’une opportunité, y engage un gigantesque programme d’investissement de 11 milliards de dirhams. Son groupe construira dans la région une unité de fabrication de fer et une cimenterie, une activité qui était dans le viseur du holding depuis quelques années après une première tentative avortée dans le Nord. Le formidable programme d’infrastructures publiques ouvre un boulevard à la cimenterie comme d’ailleurs à l’ensemble du secteur du BTP. Selon le plan stratégique triennal commenté par le directeur du Centre régional d’investissement de Chaouia-Ouardigha dans notre dossier, la région se fixe l’objectif de créer 275.000 emplois sur dix ans. L’un de ses atouts, c’est aussi un foncier (encore) relativement abondant et meilleur marché. A en croire une étude menée avec l’appui de l’Usaid, il apparaît aussi qu’elle garde une meilleure image auprès des investisseurs, une cote d’amour que seule la qualité des services publics vient entacher. C’est l’un des axes sur lesquels seront concentrés les efforts d’amélioration de l’environnement. L’engouement suscité par la journée économique de mardi dernier, événement qui a drainé un joli casting de chefs d’entreprise et d’opérateurs est en soi un indicateur de ce vent nouveau qui souffle sur toute la région. Les potentialités, la région en aligne aussi dans le tourisme, même si elle a été quelque peu oubliée dans les schémas stratégiques de la «Vision 2010». Benslimane et son microclimat et son joli golf, Sidi Rahal, la surprenante petite station balnéaire et ses résidences secondaires,… et plus loin, le tourisme rural, sont des arguments de vente incontestables. Reste que la capacité hôtelière encore epsilon, devrait suivre. Ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui. Sur ce plan, la région est encore un nain par rapport à Fès, voire Tanger.A. S.

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