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Chaouia-OuardighaL’OCP sur plusieurs fronts

Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

. Des initiatives pour un environnement intégré. Externaliser pour promouvoir les PME de la région. Participer à la vie sociale et culturelle TOUTES proportions gardées, le groupe OCP est pour la ville de Khouribga, ce qu’Airbus est pour la ville de Toulouse. A la différence aussi, que cette cité rouge de l’Hexagone est un vivier de ressources humaines de qualité (universités et écoles supérieures) pour le tissu industriel et les services qu’elle attire.Sans aller jusqu’à créer des universités et autres grandes écoles, ce qui, dans le cas de figure, est du ressort de l’Etat, l’OCP multiplie les initiatives pour donner plus de vie tout au tour de son site activité. Son programme d’aide à la création et à l’accompagnement de nouvelles entreprises a pris date. Il a permis la promotion et le développement de petites entreprises (PME), voire très petites entreprises (TPE), opérant dans ses différentes zones d’activité (Khouribga, Benguérir, Youssoufia, Boucraâ-Laâyoune, Safi et Jorf Lasfar). Le mérite du premier exportateur mondial de phosphate, 95% de sa production qui s’est élevée à 27,39 millions de tonnes en 2006, «c’est d’aider ces petites structures, dans l’incapacité de satisfaire aux exigences d’agrément du fait de leur statut, de manque de références et/ou de moyens», s’enthousiasme son staff. La stratégie mise en place par l’OCP, pour développer un réseau national de la sous-traitance, fait des émules. La démarche, comparable à celle du ministère de l’Equipement et du Transport pour les marchés des routes et autoroutes, a fait école: diviser les grands marchés en lots compatibles aux capacités techniques et financières des entreprises nationales, constituées à plus de 95% de PME. A ce titre, le bilan des réalisations de l’Office est éloquent. A fin décembre 2006, le nombre d’entreprises et réparateurs qu’il a agréés avait atteint 32 dont la majorité, ses fournisseurs depuis 2002. A noter que, le sceau d’agrément de l’Office a permis de générer de nouveaux emplois. Leur nombre est passé de 193.680 en 2002 à 365.200 en 2006.Bien plus que dans la logique du pollueur-payeur, l’OCP fait de la promotion de la fabrication locale et du développement du secteur des services son credo. Sur ce dernier plan, la quasi-totalité des prestations médicales et pharmaceutiques au profit de son personnel et leur famille externalisée auprès des structures de la ville et de la région. Au titre de l’année 2006, le montant déboursé par l’Office pour ces prestations a atteint plus de 15,445 millions de DH. Ce qui est une aubaine pour une région largement dépendante presque du seul apport de «ses» MRE.A tort ou à raison, l’activité de l’OCP (exploitation brute et dérivée) est souvent associée à la pollution. En tout cas, l’option de développement intégré des différentes activités d’exploitation de l’Office dans leur environnement peut être perçue comme une parade à cette nuisance. Les différentes actions initiées, pour pallier cette nuisance et bien d’autres, entendent, selon le management de l’ocp, «inscrire les activités de l’entreprise dans une logique de développement durable».Tout commence en 1999. Une grosse campagne de reboisement pour réhabiliter les anciennes mines. Au total, ce sont plus de 2,237 millions d’arbres qui ont été plantés dans le cadre de cette opération, sur une superficie de 2.569 ha. A terme, les spécialistes diront si oui ou non, l’OCP a réussi sa stratégie de réintégration des anciens sites dans leur environnement et surtout à restituer l’écosystème. Déjà, le management de l’Office se félicite de l’aménagement de digues de stockage de boues de lavages, d’une capacité annuelle de 700.000 tonnes qui étaient alors déversées dans l’oued Oum Rabia. Il y a lieu de citer également la mise en place du système de «sautage au tir séquentiel» ayant permis de réduire significativement les nuisances.L’impact socioéconomique de l’OCP sur ses six sites abritant les différentes activités de base est palpable. Une série d’actions à caractère social, culturel au profit des organisations et associations locales, l’aide à la création et l’accompagnement des jeunes entreprises, potentielles partenaires de l’Office, sont initiées et gérées par la direction des exploitations minières du site de Khouribga. Cession de terrains d’une superficie de près de 134 ha dont 57,5 à la municipalité de Khouribga dans le cadre de la lutte contre l’habitat insalubre. Le reste devant abriter la future université, la zone industrielle et le complexe social. Le douar Lamlikate a bénéficié de 15,3 ha de terrain pour un lotissement de 144 lots, muni d’infrastructures de base, de 500 m2 chacune.


Des dates et des chiffres

L’OFFICE chérifien des phosphates (OCP) a été créé en 1920. Ses différents sites (6 au total dont 4 pour le phosphate brut et 2 pour les dérivés) concentrent les 3/4 des réserves mondiales de phosphates. Sa production marchande de phosphate, s’est élevée à 27,39 millions de tonnes l’année dernière. Le taux de valorisation en produits dérivés lui, a atteint 51,1%, et son chiffre d’affaires à l’export près de 20 milliards de DH, la même année. Ses parts de marché à l’international : 45,6% pour le phosphate; 46,6% pour l’acide phosphorique; 11% pour les engrais. La part du groupe, en valeur dans les exportations marocaines, représentait 15,6% en 2006. Le Groupe OCP (depuis 1975) comptait 17.679 collaborateurs en 2006 dont 944 ingénieurs et assimilés.


Culture, enseignement et alphabétisation

SOUS ses dehors de gros exploitant minier «casqué», l’OCP garde un œil sur son environnement et veille à son épanouissement. Aux associations et organisations à but non lucratif de Khouribga, par exemple, l’Office accorde des subventions et met à leur disposition ses installations socioculturelles et sportives. Les festivals du cinéma africain et des Abidat R’ma de la région bénéficient d’une aide de 110.000 DH en 2006, en plus de la logistique mise gracieusement à leur disposition par l’Office.Pour encourager les meilleurs élèves de la région, il a initié le Prix de fin d’année aux élèves méritants. Son montant, 11.000 DH par an. L’OCP ouvre également ses lignes de production aux stagiaires issus des écoles et instituts publics et privés de la région. Son foyer féminin, ouvert aux filles handicapées de la région, pour l’alphabétisation est un cas d’école. La même approche a été initiée par l’Office, en collaboration avec l’Union marocaine des femmes, au profit cette fois des filles non scolarisées.B. T.

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