×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Affaires

    Addoha mise sur le logement social en 2010

    Par L'Economiste | Edition N°:3173 Le 18/12/2009 | Partager

    . Haut standing: une locomotive pour 2011. Des ratios d’endettement «maîtrisables» . Un actif bilan de 16 milliards de DH«2010 sera pour nous une année exceptionnelle». Anas Sefrioui, PDG d’Addoha, est formel. Mais qu’est-ce qui justifie cet optimisme en cette fin d’année? Le patron d’Addoha invoque une série d’arguments: d’abord, une loi de Finances 2010 qui relance le segment du logement social, qui est l’activité initiale du groupe. Ainsi, le budget 2010, qui a été voté jeudi en plénière (voir aussi page 11), vient confirmer l’aide directe aux acquéreurs ainsi qu’aux promoteurs. Concrètement, l’acheteur bénéficiera d’une réduction immédiate de 20% correspondant à la déduction de la TVA. Le promoteur, pour sa part, profitera en plus de l’exonération de la TVA de celle de l’IS. Mais l’argument de taille, selon Sefrioui, reste «la visibilité sur 10 ans», puisque les nouvelles mesures du logement social couvrent toute la décennie 2010-2020. Mieux encore, le VIT (valeur immobilière totale) passe de 200.000 à 250.000 DH pour les nouvelles livraisons. Le seuil de production a également été revu à la baisse. L’on passe ainsi de 1.500 à 500 unités. Ce qui permettra, aux dires de Sefrioui, de ratisser large et d’ouvrir l’offre à plus de promoteurs. L’enjeu est de répondre au déficit de 1 million de logements, auquel s’ajoute un besoin de 20.000 annuellement.Selon le management du groupe Addoha, les nouvelles mesures devront «booster les ventes du logement social. Avec la nouvelle loi de Finances, nous tablons sur la production de pas moins de 25.000 logements en 2010». Pour l’heure, la capacité de production d’Addoha tourne autour de 18.000 à 20.000 unités. Plus encore, la moitié du foncier du groupe (plus de 5.000 ha) est dédiée à des projets de logement social. Ce qui préfigure que le promoteur fera de ce segment son cheval de bataille en 2010. «Le chiffre d’affaires 2010 sera en grande partie réalisé par le logement social», confirme le PDG. Quant à 2011, elle sera l’année du haut standing, puisque la majorité des projets déjà lancés sera livrable cette année-là. C’est notamment le cas pour Prestigia. D’ailleurs, Sefrioui assure que les carnets de commandes du haut standing sont pleins. Il en veut pour preuves: 2.800 appartements et villas qui ont déjà trouvé acquéreur sur les neuf premiers mois de l’année, contre seulement 5 désistements. Ce qui balaie d’un coup les rumeurs de mévente et, par ricochet, celles du surendettement du groupe. A ce propos, Sefrioui est catégorique: «Les dettes du groupe ne dépassent pas au total 8,2 milliards de DH». Dans le détail, 6 milliards portent sur le groupe Addoha et ses filiales détenues à 100%. Les 2,2 milliards restant concernent plutôt les filiales détenues à 50%.Selon Hassan Ben Bachir, conseiller du président d’Addoha, un benchmark sur les ratios de solvabilité a été récemment mené avec 7 à 8 groupes de promotion internationaux (Emaar, Urbis, Kauffmann, Nexity…). Il en ressort un ratio de dette sur fonds propres de 1,5 fois pour le groupe contre 1.6 pour le benchmark. Quant aux dettes par rapport à l’Ebitda (résultat d’exploitation), le ratio pour Addoha est de 3.9 contre une moyenne de 7.6 pour les autres. Enfin, la dette par rapport à la capitalisation boursière, son ratio s’élève à 154 pour le benchmark contre seulement 28% pour Addoha.A noter que la dette du promoteur ne représente que 50% de l’actif. Celui-ci est principalement composé du foncier au prix de départ, auquel s’ajoutent les constructions en cours. Le tout évalué à quelque 16 milliards de DH. Par ailleurs, selon le management, valeur aujourd’hui, 14 milliards de chiffre d’affaires sont déjà sécurisés via des compromis de vente. En termes de production, ce chiffre se traduit par un total de 192.000 unités. 78% seront destinés au logement social. Le reste ira au luxe. Il est réparti à hauteur de 15% pour les résidences principales et 7% pour le secondaire. «Sur ce sous-segment des résidences secondaires, Addoha n’en détient que 1%», précise Ben Bachir. Fort de ces acquis, le groupe écarte pour le moment toute ouverture de son capital. D’ailleurs, Addoha est en train de mener une étude sur les 5 années à venir pour évaluer le rythme de croissance et «la montée en puissance» qu’elle entend réaliser. «Pour l’heure, l’on se suffit à nous-mêmes».


    Cimenteries

    Contrairement aux rumeurs d’abandon des projets de cimenteries, Anas Sefrioui dit maintenir ses investissements. Quelle que soit la capacité de production du secteur, l’ouverture est maintenue pour 2010. Les contrats ont été passés clés en main. Ainsi, «la première tonne de ciment sera produite à Ben Ahmed en avril 2010», annonce Sefrioui. La seconde cimenterie, basée à Béni Mellal, sera opérationnelle vers fin 2010. A noter que l’enveloppe globale de ces investissements porte sur 5 milliards de DH, financés à 40% par fonds propres. Amin RBOUB et My Ahmed BELGHITI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc