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    International

    Google répond aux demandes des gouvernements

    Par L'Economiste | Edition N°:4431 Le 30/12/2014 | Partager
    Le moteur de recherche publie son «rapport de la transparence»
    Le Maroc totalement absent du rapport

    Google joue la carte de la transparence. Le célèbre moteur de recherche vient de publier son «rapport de la transparence» qui liste les demandes qui lui sont envoyées par des gouvernements et des départements judiciaires pour supprimer du contenu. Elles portent sur ses différents services, le moteur de recherche, Youtube, Google+ ou Blogger.
    De juin à décembre 2013, Google dit avoir reçu 3.105 requêtes émanant de gouvernements demandant le retrait de 14.637 contenus. Le chiffre est en légère baisse par rapport au premier semestre. Selon l’explication du directeur juridique du groupe, Trevor Callaghan, «cela est surtout dû à un pic du nombre de demandes adressées par la Turquie pendant cette période, qui s’est estompé depuis».
    A en croire le rapport, aucune demande en provenance du Maroc n’est parvenue au moteur de recherche. Seule figure la censure de Google Earth sous la demande du gouvernement marocain et qui s’est étalé de 2009 à 2013.
    Google ne supprime pas les contenus automatiquement, mais requiert une raison valable pour exécuter la demande. A peine la moitié des demandes émanant de la justice sont satisfaites (48%), alors que Google répond positivement à 92% des requêtes d’autres autorités administratives.
    Ainsi, le rapport précise que 38% des requêtes étaient motivées par la diffamation, 16% par l’obscénité ou la nudité et 11% par des raisons liées à la vie privée ou à la sécurité. Dans ce segment, la Corée du Sud se distingue par le fait que 90% des demandes de suppression invoquent des motifs de «confidentialité et sécurité». Ce chiffre est aussi très élevé en Israël (80%) et dans une moindre mesure en Espagne (43%).
    Par prévenance, sur les 3.105 demandes qu’a reçues google, 1.662  proviennent des pouvoirs exécutifs, police, etc, tandis que le reste, soit 1.443, provient d’ordonnances de tribunaux. Ce qui est surprenant, c’est que les demandes concernent en premier lieu Blogger, le service de blogging de Google avec 1.068 demandes, du moment qu’il n’est pas le service le plus utilisé du géant informatique. Le moteur de recherche arrive en deuxième position avec 846. Il est suivi par  Youtube qui a totalisé 765 demandes de retrait de contenus.
    Google reçoit également des demandes des gouvernements pour livrer des données personnelles de ses utilisateurs. De janvier à juin 2014, le moteur de recherche a reçu 31.698 demandes relatives à 48.615 personnes physiques et morales. Dans ce segment, les Etats-Unis arrivent premiers, ayant totalisé presque un tiers du total des demandes reçues. Là aussi, le taux de réponses positives est le plus élevé, après la Finlande, soit respectivement 84 et 94%. Dans ce classement aussi, le Maroc est totalement absent.
    Le rapport de la transparence détaille aussi les endroits dans le monde où ses services ont subi un blocage. Il est surtout question du très récent cas de la Chine. Les services de la censure du pays ont bloqué l'accès à la messagerie électronique, Gmail.
    Selon le juriste en chef chez Google, le «rapport ne donne pas une vue complète sur la censure en ligne. Toutefois, il fournit un aperçu sur les choses que les gouvernements et les tribunaux cherchent à cacher». Il faut signaler toutefois que le rapport semble sélectif dans le choix des gouvernements et des éléments à ressortir. Mettant en avant des pays où il rencontre souvent des problèmes tels que la Turquie et la Chine…
    M.L.

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