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    International

    Le baril plonge, Alger panique

    Par L'Economiste | Edition N°:4431 Le 30/12/2014 | Partager
    60 milliards de dollars de recettes manquent à l’appel
    L’Opep est invitée à réduire sa production

    Le gouvernement algérien est pris de panique face à la chute massive des prix du pétrole. Il y a de quoi puisque le pays tire 95% de ses recettes extérieures de la vente de pétrole et de gaz. Les craintes d’Alger se confirment après la demande  de Youcef Yousfi, ministre algérien de l’Energie, à l’Opep de réduire sa production. Yousfi invite l’Opep à intervenir «pour corriger les déséquilibres, en procédant à une coupe de sa production afin de faire remonter les prix et de défendre les revenus de ses pays membres». Et pourtant la position de l’Arabie Saoudite et ses voisins gros producteurs n’est plus claire. Le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmin, a répété que l’Opep n’allait pas réduire sa production même si les prix du brut tombent à 20 dollars le baril (cf. notre édition N° 4429 du 26/12/2014, Pétrole: La baisse des cours profite à la croissance mondiale).
    Pour la presse algérienne, cette décision «frappe directement l’exploitation américaine de gaz de schistes».  «Ce n’est pas dans l’intérêt des producteurs de l’Opep de réduire leur production, quel que soit le prix», a prévenu  le ministre saoudien à la presse étrangère. Ryad produit 8 millions de barils par jour. Si «l’Arabie Saoudite baissait sa production, les prix repartiraient à la hausse. Mais les Russes, les Brésiliens et les producteurs américains de pétrole de schistes prendraient notre part», a-t-il dit.
    D’après le FMI, les pays exportateurs de pétrole «préféreront procéder à un ajustement graduel, en évitant toute contraction brutale des crédits budgétaires». «Les pays qui n’ont ni fonds d’épargne ni règles budgétaires solides, risquent cependant de subir de fortes pressions sur le plan du budget et du taux de change», d’après les économistes. Pour eux, «si la politique monétaire appropriée n’est pas mise en place, cela peut attiser l’inflation et accélérer la dépréciation». A Alger, les conséquences se font sentir aussi sur le budget de l’Etat (la fiscalité pétrolière contribue pour 60% de ce budget). La dégringolade des cours a contraint le gouvernement algérien à adopter plusieurs mesures dont celle du gel du recrutement de fonctionnaires. 2015 s’annonce donc difficile. Les prix du pétrole pourraient évoluer entre 60 et 70 dollars en 2015, pour atteindre les 80 dollars en 2016. En attendant, Alger cherche tous les moyens pour sauver sa situation. D’abord, les recettes fiscales manquantes! «Les créances fiscales que les entreprises et administrations algériennes doivent à l’Etat s’élèvent à 60 milliards de dollars, soit l’équivalent d’une année entière de recettes pétrolières, principale ressource du pays. C’est une manne qui pourrait renflouer les caisses du Trésor public», a commenté le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Khelil Mahi. «Il faut que le recouvrement se fasse de manière beaucoup plus efficace pour ces quatre dernières années. Cela permettra de suppléer un petit peu la baisse des prix du pétrole», a-t-il recommandé.
    F. Z. T.

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