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    International

    Grèce
    Les législatives anticipées fin janvier

    Par L'Economiste | Edition N°:4431 Le 30/12/2014 | Partager
    Echec de l'élection du président
    Incertitude auprès des investisseurs

    Le Premier ministre Antonis Samaras a proposé à ce que les législatives anticipées soient convoquées le 25 janvier. Bruxelles redoute la victoire de la gauche radicale qui défend l’abandon de l’euro.

    C’est jeudi 1er janvier que la Lettonie prendra la présidence semestrielle de l'Union européenne. La crise en Russie, le danger islamiste, la sécurité énergétique, mais aussi la situation en Grèce … sont autant de défis auxquels devra faire face Riga.
    En ces périodes de fin d’année, c’est le vote à Athènes qui crée l’événement. En effet, le Parlement grec a échoué, lundi 29 décembre, dans sa troisième tentative d'élire le président de la République. Ce qui a précipité l'organisation de législatives anticipées qui pourraient porter au pouvoir le parti de la gauche radicale Syriza, d’après la presse étrangère. Les élections devront se tenir dès le 25 janvier.
    Par ce vote, le peuple a montré «sa volonté de mettre fin aux politiques de rigueur…», a indiqué le leader de Syriza, le jeune député européen Alexis Tsipras.
    Pour sa part, Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, a appelé les électeurs grecs à soutenir des «réformes qui soient favorables à la croissance». D’après Coface, «le risque d’élections anticipées en 2015 est significatif, il entraînerait probablement une crise politique et de nouveaux retards dans les réformes économiques». Manifestant de sérieuses réserves, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a expliqué qu'il «n'aimerait pas que des forces extrêmes arrivent au pouvoir en Grèce et qu'il préférait revoir des visages familiers en janvier».
    Pour éviter la victoire de Syriza dont la base prône le retrait de la zone euro,  Antonis Samaras doit trouver des arguments convaincants.  Il pourrait s’appuyer sur son bilan économique avec une croissance envisagée à 2,9% en 2015 après six ans de récession. Des finances assainies et un excédent budgétaire primaire… pourront aussi convaincre les Grecs fortement touchés par le chômage et des baisses de salaire massives.
    Pour Coface, la situation économique de la Grèce est fragile. Athènes accuse des dettes publiques et privées extrêmement élevées. Avec une faiblesse des institutions publiques et une forte évasion fiscale. Les tensions sociales très fortes, sont entretenues par la rigueur budgétaire et un chômage massif.
    Le pays a été le plus touché de la zone euro pendant la crise de la dette. Il a été sauvé de la faillite par ses créanciers internationaux (FMI, UE, BCE) qui se sont engagés à lui prêter 240 milliards d'euros. Mais, la situation n'est pas tout à fait stabilisée et la Grèce a dû accepter une extension de deux mois jusqu'en février du plan d'aide de l'UE.
    Le marché a mal réagi après l’annonce des législatives anticipées.  La Bourse d'Athènes a cédé plus de 11% juste après le vote, tandis que l'obligation grecque à dix ans s'est envolée à 9,55% en «signe de défiance des marchés et des investisseurs», selon les analystes.
    F.Z.T.

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