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    Tanger-Med: Un concentré de technologie pour la construction

    Par L'Economiste | Edition N°:1924 Le 24/12/2004 | Partager

    . Les travaux ont atteint les 50% de réalisation de la première phaseTanger-Med est en train de prendre forme. La digue principale de protection des ouvrages, épine dorsale du port, a atteint les 700 mètres de longueur et les dragages ont dépassé le million de mètres cubes de terre déplacée, soit 25% du total de terre à déplacer pour l’ensemble du projet. Le projet serait bien avancée, selon les responsables de TMSA, agence spéciale en charge du suivi des travaux. Il aurait atteint à date d’aujourd’hui près de 50%, selon Mustapha Al Mouzani, directeur de projet chez TMSA. Le projet ne cesse d’étonner les visiteurs de par sa taille mais aussi de par le savoir-faire qui y est constaté. D’abord au niveau de la jetée principale. C’est la première fois au Maroc que des caissons seront utilisés pour construire cet ouvrage. Cette technique était auparavant réservée à la construction des digues de protection. A TangerMed, ils auront la taille d’un immeuble de 9 étages de haut avec une base allant jusqu’à 28 mètres carrés. Ils sont façonnés dans un béton spécial qui est censé résister à l’environnement agressif des fonds marins et durer plus de cent ans, selon un ingénieur de chez TMSA. Le caisson est construit sur terre et traîné sur des rails pour être mis à l’eau. Vide de l’intérieur, l’énorme bloc de béton devra flotter et être tracté jusqu’à son emplacement final. Là il sera coulé et rempli de sable. Son poids devrait atteindre plus de 6.000 tonnes. Le premier caisson vient d’être coulé et la plate-forme pour la mise à l’eau est en train d’être fabriquée. C’est la première fois que de telles techniques sont mises en pratique, du moins au Maroc. D’habitude, le béton est coulé directement sur le fond marin, selon un spécialiste. Le coulage de ces caissons dure trois jours durant lesquels trois équipes se relayent pour remplir la structure d’acier de béton. Le coulage, en effet, doit se faire en continu, afin que le caisson soit le plus homogène possible et ne risque pas de se fissurer avec la pression de la houle marine. Du béton, on en consomme beaucoup sur le chantier de TangerMed. Deux centrales travaillent en continu pour alimenter la fabrication des caissons et celle des acropodes, les blocs qui composent une partie de la jetée. La cadence de production atteint les 80 mètres cubes par heure. Le béton fourni par Lafarge est destiné à résister dans le milieu marin. Pour le mélange, le sable utilisé est celui d’une carrière de la région. Pour pouvoir l’exploiter, une bretelle de route de 8 km a été aménagée. Elle a coûté pas moins de 50 millions de DH. Le rythme de transport du sable, un camion toutes les cinq minutes aurait complètement bloqué la route nationale qui passe à côté du projet.Reste à effectuer la déviation de oued Rmel, qui donne nom à la région, une action titanesque à laquelle le chantier devrait s’attaquer prochainement.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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