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    Affaires

    Constructions d’immeubles
    Marrakech: près de 700 demandes en 2004

    Par L'Economiste | Edition N°:1924 Le 24/12/2004 | Partager

    . L’explosion que connaît la ville a besoin de définir des limites “urbanistiques”. Mais, c’est la loi sur l’habitat et l’urbanisme qui suscite le plus d’inquiétude  C’est le projet de loi sur l’habitat et l’urbanisme qui continue de focaliser l’attention des promoteurs immobiliers de Marrakech Tensift Haouz. Le dîner-débat, organisé par la toute jeune Association des promoteurs de Marrakech (ALPI) pour débattre de l’avenir de Marrakech dans l’immobilier sera largement consacré à cette nouvelle réglementation. La salle archicomble a vainement attendu l’arrivée de Taoufik Hjira, ministre de l’Habitat, qui pour des raisons officielles, sera absent. Mais pas les critiques des participants. “Au lieu d’imaginer des solutions pour adapter les schémas, nous voilà avec une loi de sanction qui punit toute initiative et finira pas freiner les investissements”, s’exclame un promoteur.Il n’y a rien à dire, le projet de loi sur l’habitat et l’urbanisme, préparé au lendemain de la catastrophe d’El Hoceïma, fait l’unanimité contre lui. Ce texte, qui est censé mettre de l’ordre et assainir la chaîne de gestion dans ce secteur, soulève le tollé des professionnels, notamment les sociétés d’ingénierie et les bureaux d’études, les promoteurs, mais aussi les élus. “ Les sanctions prévues envers les municipalités sont lourdes, d’autant plus que ces dernières ne sont pas les uniques responsables. Il y a d’autres administrations et les autorités (caïd, moukadem…)”, commente pour sa part le président du Conseil de la ville Omar El jazouli.“Ce n’est pas non plus une bible et le projet sera certainement modifié dans les deux chambres”, tempère le représentant du ministère de l’Habitat qui ajoutera que les trois lois du secteur de l’immobilier sont en stand by et doivent être revues : celles relatives à la location, à la copropriété et à la vente sur plan. A Marrakech, l’immobilier est, sans conteste, un domaine qui tire l’économie de la ville. L’explosion qu’elle connaît ces dernières années, l’intérêt suscité auprès des promoteurs marocains et étrangers, font que des limites doivent être définies. Dans l’ensemble, l’on parle de quelque 8.000 logements prévus pour l’année 2005, dont la grande partie est dans le logement économique. Pour cette année, ce sont quelque 700 dossiers de construction d’immeubles qui ont été présentés au Conseil de la ville, soit 4 par jour. C’est dire l’importance de ce secteur dans la cité ocre.Le problème du foncier et les prix de ce dernier seront aussi mis en exergue comme freins. Les prix flambent effectivement et cela se répercute sur le consommateur final. “Il n’y a pas d’autres solutions pour résoudre cette problématique que celle de mettre le maximum de terrains sur le marché”, répond le représentant du ministère. Des partenariats d’échange de terrains ont été noués entre les collectivités locales, les Habous et les Erac. Pourquoi ne pas imaginer d’élargir ces partenariats au privé?Autre souci, celui du paysage urbanistique de Marrakech. Pour le directeur de l’Agence urbaine, Mohamed Fikrat, “il faudra faire une différence entre plan et schémas”. Fikrat est depuis deux semaines le nouveau directeur de l’agence. En attendant de se faire une plus grande idée sur ce dont a besoin la ville, il suggère que tous s’y mettent pour préserver “ce bijou”.


    La blague du dîner

    Elle sera racontée par le président du Conseil de la ville et qui n’en est pas une. La mairie de Montréal a accordé une aide au Conseil de la ville de Marrakech pour la réalisation d’une étude et d’un schéma de circulation. Une enveloppe de 40 millions de DH. Une fois sur place, surpris par les nombreux moyens de circulation (voiture, charrette, calèche, motos..), les ingénieurs et responsables canadiens se sont retirés. “Nous ne pouvons pas imaginer un plan de circulation pareil”. La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils ont retiré également leur budget.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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