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Economie

Campagne agricole: Rien n’est encore perdu

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5893 Le 27/11/2020 | Partager
La pluviométrie attendue pourrait accélérer le programme céréalier
1,2 million d’hectares emblavés sur 5,7 millions ciblés
Des avancées sont réalisées pour les cultures irriguées et le maraîchage de saison

La campagne retrouve le sourire. «Les dernières pluies et celles annoncées dans les semaines qui viennent devraient donner un coup d’accélérateur aux emblavements des cultures d’automne», espère le ministère de l’Agriculture. Sans vouloir donner d’indication sur le cumul pluviométrique enregistré jusqu’à présent, la tutelle s’attend toutefois à une amélioration de la situation. 

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A défaut d’une visibilité sur l’issue de la prochaine campagne céréalière, le pays continue d’importer pour sécuriser la couverture de ses besoins. A fin septembre dernier, les achats de blé et orge ont totalisé 5,7 milliards de DH (Ph. YSA)

Pour le moment, environ 1,2 million d’hectares sur les 5,7 millions programmés en cultures d’automne (céréales, semences, légumineuses, fourrages et cultures sucrières) a été semé. Ce qui représente le cinquième du programme.  Une note d’optimisme est toutefois apportée par les réalisations dans les périmètres irrigués. A commencer par les cultures sucrières dont le taux de réalisation s’élève à  74%.

Mais si le ciel s’avère généreux dans un proche avenir, «le rythme des semailles devrait s’accélérer et les semis pourraient porter sur 1 million d’hectares par semaine», est-il indiqué. D’autant plus que la même cadence a été atteinte lors de campagnes similaires. Et le pays dispose d’un délai de grâce jusqu’à fin décembre, date de rigueur pour les principales céréales (blés et orge). Par ailleurs, le ministère rassure quant à l’approvisionnement du pays en ce qui concerne les céréales. La production mondiale s’annonce record en 2020-2021, est-il noté.

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Au 22 novembre, le programme des cultures sucrières est réalisé à hauteur de 74% (Ph. YSA)

Pour le moment, l’approvisionnement du marché national en ces denrées se déroule normalement. Grâce à la suspension des droits de douane, l’import a permis de couvrir les besoins de l’industrie de transformation (minoteries et semouleries industrielles, fabricants d’aliments composés, …) et de renouveler en permanence les stocks de sécurité. Couvrant ainsi 3 à 4 mois des besoins de consommation. D’où la stabilité des prix des farines et semoule et autres dérivés.

Pour ce qui est des légumineuses, notamment les lentilles et pois-chiches, le marché local est également bien approvisionné avec en permanence une couverture de 4 à 5 mois des besoins de consommation.

Au-delà, des avancées notables ont été observées pour les cultures maraîchères. Au 20 novembre, pas moins de 62.700 ha ont été réalisés, soit 60% du programme arrêté par le département de l’Agriculture (105.000 ha). Avec des performances remarquables pour la tomate (88%) et la pomme de terre (62%). Il est prévu de boucler le programme maraîcher avant fin décembre prochain.

Bon démarrage de la campagne export

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La campagne d’exportation des produits agricoles s’annonce sous de bons auspices. Malgré le contexte difficile de la crise sanitaire, les marchés extérieurs affichent une tendance favorable  (Ph. Bziouat)

La campagne d’exportation des produits agricoles s’annonce sous de bons auspices, se félicite la tutelle. Malgré le contexte difficile de la crise sanitaire, les marchés extérieurs affichent une tendance favorable. Au 22 novembre, l’export de la clémentine a porté sur 106.000 tonnes, enregistrant ainsi un mieux de 60% par rapport à la même période de 2019. 

Cette avancée  a concerné l’ensemble des marchés d’exportation. Cette tendance est également constatée pour les produits maraîchers qui ont atteint un volume de l’ordre de 214.500 tonnes à la même date, soit une croissance de 15% en comparaison avec la campagne précédente. Il en est de même des exportations de tomates dont le volume a atteint 117.400 tonnes.

Les divers légumes et petits fruits affichent aussi un bon comportement. A titre d’exemple, les poivrons et piments enregistrent une hausse de 27% sur la période septembre-novembre 2020. Quant aux fruits rouges, le volume expédié a atteint 6.500 tonnes, en hausse de 17%.

                                                                                        

Arboriculture: Résilience à la pandémie et sécheresse

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Après quatre mois d’évolution négative (février à mai 2020) sous l’effet de la crise Covid-19, les exportations des produits agricoles et agroalimentaires ont enregistré une reprise à partir du mois de juin 2020. Pour atteindre une hausse de 10,7% sur la période juin-septembre 2020, tirant profit d’une croissance à 2 chiffres, excepté pour le mois de juillet qui a accusé une baisse.

Au titre du troisième trimestre 2020, les ventes à l’extérieur se sont accrues de 9,3%, portées par une consolidation de celles de l’industrie alimentaire de 11,1% et de celles de produits frais de 15,7%. Toutefois, au terme des neuf premiers mois de 2020, les exportations des produits agricoles frais et transformés ont légèrement reculé de 1,1%. Ceci, après une augmentation de 6,6% un an plus tôt.

En termes de production, et malgré une conjoncture climatique difficile en 2020, celle des filières arboricoles phares s’annonce favorable. Ainsi, la production des agrumes devrait progresser de 29% et celle des olives de 14%. Pour ce qui est de la campagne des dattes, elle s’annonce également prometteuse, avec une hausse de 4%. Seule la production des pommes devrait connaître un retrait de 14%, suite aux dégâts sur arbres occasionnés par les dernières tempêtes de   grêle qu’ont connues la région de Fès-Meknès et la province de Midelt. 

A.G.

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