International

Syrie: Y a-t-il une issue au bout du tunnel?

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5205 Le 08/02/2018 | Partager
L’ONU réclame une trêve humanitaire d’au moins un mois
Enquête internationale sur l’utilisation d’armes chimiques
La révolution racontée sur scène
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Le conflit syrien a été transposé sur grand écran et sur scène par de nombreux artistes. Avec «Chroniques d’une révolution orpheline» composé à partir de trois textes de Mohammad Al-Attar, la metteure en scène Leyla-Claire Rabih raconte l’histoire de la révolution en Syrie sur une scène parisienne. Elle cherche avant tout à retracer la réalité sur ce conflit destructeur.

Ce conflit qui déchire la Syrie depuis 2011 a fait plus de 340.000 morts, embrasant plusieurs fronts et impliquant acteurs locaux et étrangers, mais aussi des groupes terroristes. L’ONU a réclamé une «cessation immédiate des hostilités» dans ce pays, pour au moins un mois, afin de distribuer des aides et d’évacuer les blessés.

Ces derniers mois, le régime de Bachar al-Assad mène des frappes aériennes meurtrières contre deux bastions rebelles, la Ghouta orientale aux portes de Damas et la province d’Idleb, dans le nord-ouest syrien (voir carte), rapporte l’agence AFP. Avec près de 400.000 habitants assiégés par les forces du régime depuis 2013, la Ghouta orientale est l’une des quatre zones de désescalade mise en place l’an dernier en Syrie pour tenter de parvenir graduellement à une trêve globale.

Mais le cessez-le-feu est resté lettre morte. L’ONU déplore la difficulté d’accès aux zones assiégées par les belligérants: «les localités encerclées par les forces du régime ne peuvent pas recevoir d’aides humanitaires sans l’autorisation du pouvoir de Damas».

Les frappes sont menées alors que le régime de Bachar al-Assad est sous forte pression après des accusations ces dernières semaines sur son recours à des armes chimiques, notamment du chlore, dans des attaques contre des régions rebelles, dont la Ghouta orientale. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé étudier toutes les «allégations crédibles» sur un tel recours, malgré les démentis répétés du pouvoir syrien.

La France a affirmé que «tout indique que du chlore est utilisé par le régime». Les Etats-Unis ont eux indiqué avoir répertorié six attaques suspectes en Syrie ces 30 derniers jours. Il y a des «preuves évidentes pour confirmer le recours à du chlore», selon Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies. Moscou, allié indéfectible de Assad, a toutefois dénoncé une «campagne de propagande…».

Par ailleurs, la Turquie a lancé le 20 janvier une vaste offensive en Syrie contre l’enclave d’Afrine (nord-ouest). C’est pour chasser de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

 

 

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