Competences & rh

L’ESJC célèbre la journée de l’enfance

Par Karim Agoumi | Edition N°:5152 Le 21/11/2017 | Partager
Les étudiants de l’école rencontrent des enfants de l’association Bayti
Documentaire, table ronde, atelier de dessin et chorale au programme
L’occasion de valoriser les talents des tout-petits et de les sensibiliser à leurs droits
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La créativité et l’art étaient à l’honneur lors de l’évènement. Un atelier «dessin et écriture» a ainsi permis aux bambins de laisser libre cours à leur imagination pour décrire leur vision du futur ainsi que leurs rêves (Ph. ESJC)

«Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants ont la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité», disait l’ancien Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.

C’est dans cet esprit que l’Ecole supérieure de Journalisme et de Communication ESJC (établissement appartenant au groupe Eco-Médias détenteurs des quotidiens L’Economiste et Assabah ainsi que Atlantic Radio) et l’association Bayti, ont célébré la journée de l’enfance. A travers un évènement à la fois convivial et coloré, placé sous le signe du divertissement, mais également de la réflexion, qui a donné la parole aux enfants et laissé vagabonder leur esprit, tout en rappelant à tous leurs droits les plus élémentaires.

La rencontre a été organisée dimanche dernier à l’ESJC, soit une journée avant la date officielle de l’évènement. C’est en effet le 20 novembre 1989 qu’a été signée la Convention relative aux droits de l’enfant par les Nations unies. Un  traité international qui figure parmi les plus ratifiés au monde en matière de droits de l’Homme. Le document liste les droits des plus jeunes dans des domaines aussi vitaux que la santé, l’éducation et la famille. Cet important instrument juridique les protège également des multiples formes de violence et de discrimination. Depuis, cette journée permet, année après année, de réfléchir à la situation de pas moins de deux milliards d’enfants dans le monde.

La rencontre entre les étudiants de l’école et les enfants de l’association était riche en interactions, mais surtout en émotions. Au programme, une table ronde a d’abord permis d’échanger et de débattre de sujets préoccupants, tels que l’éducation des enfants, le travail des mineurs ou encore la violence sexuelle des jeunes.

Plusieurs enfants de l’association choisis sur le tas ont pris plaisir à s’exprimer sur ces problématiques, n’hésitant pas à faire part de leur expérience personnelle et de leur opinion. Les visiteurs ont également pu admirer au sein des locaux une exposition de photographies assez particulières, réalisée par les étudiants de l’ESJC. Des clichés intimistes et artistiques de plusieurs enfants de l’association, mettant en valeur leurs rêves et leurs ambitions.

Ces prises,  réalisées sur fond vert, ont ainsi permis d’intégrer chacun de ces jeunes dans un décor illustrant parfaitement les métiers de pilote, médecin, ou encore vétérinaire. Et ce n’est pas tout. Un documentaire sur le quotidien des enfants de Bayti a aussi été réalisé par les élèves de l’école. L’occasion de mettre en images les conditions de vie de ces jeunes, et de réaliser les efforts fournis régulièrement par l’association pour assurer le confort de ses pensionnaires, et garantir leur épanouissement.

Sur un ton plus festif, la rencontre s’est clôturée par un concert donné par la chorale des enfants de Bayti. Rythmes entraînants et airs célèbres ont subjugué le public présent, touché par la sincérité et rires de ces tout-petits. D’autres activités, tout aussi intéressantes, ont été organisées la veille, lors de la visite de l’ESJC dans les locaux de Bayti. Parmi elles, un atelier de dessin et d’écriture qui a permis de donner la parole aux bambins et de décrire, entre autres, leur vision de l’avenir et leurs rêves.

La manifestation s’est inspirée en partie de l’histoire et des rebondissements du célèbre conte poétique et philosophique «Le Petit Prince». Ainsi, la rencontre a permis aux enfants de Bayti de représenter leur avenir à travers le dessin et l’écriture, en référence au célèbre «dessine-moi un mouton» de l’œuvre de Saint-Exupéry. L’évènement a également permis à ces bambins d’agir concrètement et de  commenter les actes des «grandes personnes», et à ces dernières, de retrouver l’enfant enfoui en elles.

L’évènement visait dans un premier temps à célébrer la journée des enfants, et à rappeler leurs droits les plus basiques, ainsi que les devoirs de la société à leur égard. Mais pas seulement. La journée avait aussi pour but de valoriser les talents de ces jeunes, souvent incompris et marginalisés. «Les enfants en situation précaire recèlent en eux un large éventail de compétences et de multiples talents cachés», confie ainsi Yamna Taltit, responsable formation expertise à Bayti Maroc. «La manifestation a permis de sensibiliser à l’importance du respect de l’intégrité physique et mentale des plus jeunes, et à pousser à poursuivre la lutte quotidienne contre la précarisation des enfants», précise la responsable.

Depuis la ratification de la Convention des droits de l’enfant en 1993, le Maroc ne cesse de multiplier les efforts en termes de protection des droits des enfants. «En l’espace de quelques années, une réelle politique globale de protection de l’enfance a vu le jour au Maroc, ralliant bon nombre d’associations», révèle ainsi Yamna Taltit. «Néanmoins, tout est loin d’être rose à ce niveau au sein du Royaume», tempère-t-elle. Beaucoup d’efforts restent encore à fournir pour redessiner un sourire sur le visage de tous les enfants.

De nouveaux projets pour Bayti

Bayti vient de lancer de nouveaux projets financés par l’Unicef, le programme «Himaya» sensibilise à la détention des mineurs placés dans des centres de protection spécialisés. Il propose des solutions concrètes telles que la prise en charge par des familles ou le travail d’intérêt général. «Le placement des mineurs dans ces centres les prive de leur liberté et ne doit être réalisé qu’en dernier recours», pense Yamna Taltit, responsable formation expertise à Bayti Maroc. L’association a également mis sur pied un projet d’autonomisation des jeunes filles âgées de 15 à 18 ans, conjointement avec l’ambassade du Canada. Objectif: faciliter leur employabilité et leur transition vers la vie active à travers des formations adaptées. Enfin, le groupe a lancé il y a quelques jours une campagne pour prévenir des dangers du tourisme sexuel.

 

 

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