Competences & rh

Enseignement supérieur: L’Agence d’évaluation se dote de son référentiel

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5152 Le 21/11/2017 | Partager
Il sera utilisé pour la prochaine vague d’évaluations prévue en 2018
Un test pilote couvre trois établissements
Autoévaluation, recrutement, formation… les prochains chantiers
enseignement-superieur-052.gif

Selon les experts européens, ce référentiel est suffisamment inclusif pour traiter toutes les structures, du petit établissement  technique à la grande université de recherche (Ph. L’Economiste)

Ça y est. L’Agence nationale d’Evaluation et d’Assurance qualité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (ANEAQ) dispose enfin de son référentiel d’évaluation. Le document a été réalisé dans le cadre d’une mission européenne d’appui et d’assistance à l’Agence. Il a été restitué lors de la clôture des travaux de la mission, la semaine dernière, à l’Ecole Mohammadia des Ingénieurs à Rabat.

«Ce travail, mené dans le cadre du projet Réussir le statut avancé II, en partenariat avec l’UE, a permis l’élaboration de 5 référentiels d’évaluation, relatifs aux missions de notre Agence», précise El Mokhtar Bakkour, directeur de l’ANEAQ. Les référentiels couvrent  l’évaluation institutionnelle, de la recherche, des Centres d’études doctorales (CEDOC), des filières et des partenariats.

«C’est l’aboutissement d’une année de travail», rappelle Fabrice Henard, chef de l’équipe d’experts européens chargée du projet. «Nous nous sommes inspirés d’autres référentiels existants, notamment celui du projet Tempus RECET, avec un benchmarking sur les standards  d’évaluation», explique-t-il. Des rencontres ont, par ailleurs, été organisées avec les acteurs marocains concernés: experts, universités, instances officielles…

«Ceci a permis d’adapter ce référentiel aux besoins et aux réalités des établissements de l’enseignement supérieur marocain», souligne Fabrice Henard. «Pour l’implémentation, nous avons procédé à une opération test qui a concerné trois établissements pilotes», ajoute-t-il. Il s’agit de l’ENSA de Kénitra, l’EST de Salé et la Faculté des sciences d’Ain Chock de Casablanca.

Ces opérations pilotes ont permis de dégager des recommandations présentées lors de l’atelier de clôture des travaux de la mission européenne. Celles-ci seront prises en considération lors de la rédaction de la version finale  du référentiel, qui sera prête avant la fin de cette année.

Les recommandations ont notamment porté sur la grille de notation. Les établissements pilotes ont, également, réclamé la  publication d’un guide pratique pour la mise en place de ce référentiel, ainsi qu’un canevas  permettant d’uniformiser la rédaction des rapports d’évaluation.

L’atelier de Rabat a été une occasion pour le directeur de l’ANEAQ de faire le point sur le bilan de la première opération d’évaluation (Vague 2017). «L’enseignement supérieur, public et privé, a été traité en premier. Pour le public, l’opération a touché 771 filières, dont le grand lot concerne  les universités de Casablanca (118) et celle de Tétouan (108)», révèle le directeur de l’Agence.

Par champs disciplinaires, les lettres et les sciences humaines se trouvent en tête, avec une part de 27,8%, suivies des sciences économiques et gestion (18,5%). En ce qui concerne le secteur privé, plus de 250 filières ont été évaluées. Près de la moitié couvre le droit, l’économie et le social.

Dans l’attente d’un plan stratégique de l’agence, un plan d’action de l’année 2018 a été mis en place, dont les grands axes ont été présentés par le directeur de l’ANEAQ. Le premier trimestre sera consacré à l’auto-évaluation, ainsi que le recrutement et la formation des experts.

Par la suite, l’on passera à l’évaluation externe qui se déroulera jusqu’à la fin du mois de juin 2018, alors que les deux mois suivants seront réservés à la préparation des rapports. Les recommandations de ces rapports auront-elles des suites avec des mesures concrètes?, s’interrogent certains participants aux travaux de cet atelier.

Nouveaux projets de l’UE

Profitant de l’organisation de cet atelier, Laetitia Graux, chargée de programmes de l’UE au sein de la Délégation Maroc, a annoncé le lancement, à partir de 2018, d’un autre projet. Il porte  sur l’assurance qualité, dans le cadre du programme Erasmus+. «Il s’agit d’un projet structurel national qui concernera toutes les universités marocaines, et qui sera coordonné par l’Université de Barcelone», indique-t-elle. Deux autres projets, sous forme de jumelage institutionnel, sont programmés à partir du début de l’année prochaine, dans le cadre du programme Réussir le Statut avancé (RSA). Le premier est un jumelage long, au bénéfice du Ministère de l’Enseignement supérieur, qui vise notamment à institutionnaliser le système de crédits d’enseignement, afin de faciliter la mobilité des étudiants entre les universités marocaines et celles de l’UE. Le deuxième est un jumelage court, au bénéfice de l’Instance nationale d’évaluation du Conseil supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche scientifique, destiné à renforcer ses capacités méthodologiques.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc