Competences & rh

Conseils pratiques pour relancer sa carrière: La recette des DRH

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5133 Le 24/10/2017 | Partager
Executive Mastères et MBA, un tremplin pour la réussite professionnelle
L’Epanouissement professionnel devrait être l’objectif primordial
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Pour un salarié, maintenir ses compétences à jour est devenu une nécessité. La formation continue diplomante est l’allié indispensable pour rester employable. Mais reprendre les études pour une longue période demande une implication plus importante qu’en formation initiale.

Il faut être prêt à investir du temps et de l’énergie dans une formation. «Le temps consacré aux cours doit être aménagé en cohérence avec les obligations professionnelles de l’intéressé et en concertation préalable avec l’employeur», insiste Réda Raissouni, DRH de Mazars.  En plus de la gestion du planning, le choix du programme de formation, du moment opportun pour le démarrer ou encore du mode de financement sont des facteurs tout aussi importants à gérer pour réussir son projet d’études. Quelques conseils.

■ Trouver la bonne formation
Les noms donnés à certaines formations et cours sont très attrayants certes, cependant, il faut toujours vérifier minutieusement le contenu de chaque cours. Il est impératif de se renseigner sur les métiers qui recrutent, les filières de demain, les besoins de l’employeur, mais aussi du secteur dans lequel l’on opère avant d’entamer un programme de formation. En outre, la personne intéressée par une formation continue devra commencer par identifier ses besoins en compétences. Ces besoins sont définis par l’écart entre les compétences actuelles d’un salarié et celles qui sont nécessaires pour atteindre un résultat souhaité ou au développement de l’entreprise. «Le choix du cursus doit avant tout répondre à un besoin d’auto-employabilité», insiste Mohamed Tassafout, DRH de Delattre Levivier Maroc et membre de l’Association nationale des gestionnaires et formateurs des RH (Agef). L’entreprise devrait alors être en mesure d’apporter conseil et orientation aux candidats.

■ MBA et Executive Mastères pour évoluer
L’acquisition de compétences spécifiques et directement créatrices de valeur est fortement recommandée et, aujourd’hui, toutes les expertises techniques disposent de leurs propres certifications. Ceux qui veulent évoluer rapidement se dirigent vers les masters professionnalisants et les MBA. Toutefois, les soft skills favorisent hautement l’employabilité, «un collaborateur qui développera ses compétences de créativité et d’innovation sera hautement employable. «Ce sont là des aptitudes qui feront l’objet d’une vraie guerre de talents à l’avenir», précise Tassafout. Il est aussi important de noter que la tendance ces dernière années va vers le digital. «La plupart de nos collaborateurs souhaitent développer leurs connaissances des nouveaux outils technologiques», confie le DRH de Mazars. Les formations classiques de communication et de gestion sont également hautement prisées, car elles permettent aux collaborateurs d’évoluer et de toucher à des postes de responsabilité.  

■ Quand acquérir de nouvelles connaissances
Une formation continue renforce l’employabilité des collaborateurs. Ces derniers peuvent s’y consacrer quand ils le souhaitent, du moment que le projet est en cohérence avec leurs objectifs professionnels. Les plus avisés cherchent à se former dès lors qu’une transformation technique dans leur champ de compétence est opérée ou qu’une nouvelle technologique voit le jour. «Une autre approche serait de dire qu’une compétence à une durée de vie et que le développement de carrière est alors étroitement lié à cette durée de vie», explique Mohamed Tassafout. «Dans ce cas, nous sommes dans une vision purement mécanique qui est parfois insuffisante pour la réussite de la formation car elle ne prend pas en considération les besoins psychologiques du collaborateur», poursuit-il.

■ Convaincre l'employeur de financer
Il faut d’abord commencer par assurer que la formation choisie est en parfaite adéquation avec le besoin de l’entreprise avant de formuler sa demande. Et ce en développant un argumentaire convaincant qui démontre que le projet aura des bénéfices clairs et nets, matériels ou non, pour l’entreprise. «En faisant valoir le retour sur investissement qu’il peut percevoir à court ou moyen terme quant à l’employabilité de ses collaborateurs, l’entreprise est apte à financer», précise le DRH de Mazars. «L’entreprise n’est pas la plus difficile à convaincre dès lors que le projet de formation s’insère dans sa politique, ses budgets et la vision qu’elle a pour son collaborateur», rassure Mohamed Tassafout. Toutefois, certaines structures ne sont pas toujours ouvertes à se genre de pratique ou n’ont pas le budget suffisant pour des charges supplémentaires. Le mieux serait d’adopter un rapport gagnant-gagnant. Afin de mettre plus de chance de son côté, le collaborateur peut suggérer un cofinancement.

■ E-learning ou cours présentiel
Le digital touche tous les secteurs, et celui de la formation n’est pas en reste. A travers les cours en ligne et les Mooc, l’apprentissage se démocratise. Cette nouvelle façon de partager le savoir est accessible à tous, gratuitement. «Grâce à l’E-learning, nous pouvons désormais proposer à nos collaborateurs des cours des plus prestigieuses écoles au monde à des tarifs accessibles», explique Mohamed Tassafout. Cependant, cette approche n’en est qu’à ses prémices au Maroc. Pour lui permettre de prendre place dans les habitudes de l’entreprise, le Blended learning est fortement conseillé. C’est une pratique qui allie formation en ligne et formation présentielle. «Elle permet de réduire le temps de déplacement sur le lieu de formation qui peut s’avérer pénalisant à la longue, sans pour autant occulter l’aspect présentiel qui revêt un intérêt crucial pour l’échange d’expérience et l’expérimentation collective des concepts enseignés», précise Raissouni.

■ La reconversion grâce à la  formation continue
  Au-delà d’améliorer ses compétences dans le métier exercé, une personne suffisamment motivée et qui se donne les moyens peut aussi songer à une reconversion professionnelle à travers une formation diplomante. Elle devra miser sur les plus professionnelles et les plus qualifiantes. Mais pour réussir, il est recommandé de mettre en pratique les acquis immédiatement après la fin du cursus. «L’enjeu principal d’une formation est l’épanouissement professionnel. A défaut, ni reconversion ni évolution ne pourront être envisageables», tient à rappeler le DRH de DLM.

 

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