Evénement

Le nucléaire face au changement climatique

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4893 Le 08/11/2016 | Partager
L’association des ingénieurs en génie atomique fait la promo de l’énergie propre
Une technologie capable de réduire les émissions de GES
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Le groupe d’experts international sur l’évolution du climat avait recommandé d’augmenter la part des énergies bas carbone, dont notamment les énergies renouvelables et le nucléaire, dans l’électricité de 32% actuellement à 80% à l’horizon 2050 (Ph. next-up.org)

Le nucléaire reste encore marginalisé en tant que source d’énergie alternative permettant de contribuer à relever les défis des changements climatiques. Consciente de cette situation, l’Association des ingénieurs en génie atomique au Maroc (Aigam) profite de l’organisation du sommet du climat, COP22, à Marrakech pour lancer une opération promo au profit de ce secteur. Le thème de la 18e journée de l’Aigam, organisée, dernièrement à Rabat, portait sur l’énergie nucléaire face au défi du changement climatique. «La combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) produisant actuellement 70% de l’électricité mondiale, constitue la source principale des gaz à effet de serre (GES). Le maintien de cette tendance à l’horizon 2050 pourrait impacter négativement les modèles de croissance socio-économique particulièrement des pays en développement», est-il rappelé. Pour inverser cette tendance, «le groupe d’experts international sur l’évolution du climat (Giec) avait recommandé d’augmenter la part des énergies bas carbone, dont notamment les énergies renouvelables et le nucléaire, dans l’électricité de 32% actuellement à 80% à l’horizon 2050». Cela s’explique par le fait que l’énergie nucléaire soit propre et n’émette en moyenne que 15 g de CO2 par Kwh, trente fois moins que le gaz et 60 fois moins que le charbon.
Considérant que notre pays entrevoit, dans le cadre de sa stratégie à long terme, l’opportunité de l’option électronucléaire à l’horizon 2030-2040, l’Aigam s’interroge sur son apport potentiel au programme d’atténuation futur des émissions GES correspondant à la période 2030-2050. Selon Boris Le Ngoc, directeur de la communication et des relations institutionnelles de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN), le nucléaire est l’une des rares technologies qu’on connaît actuellement capable de contribuer efficacement à réduire les émissions de GES et atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris. Par contre, pour d’autres technologies, il faut encore plus de temps pour qu’elles soient matures en vue de contribuer à relever les défis du changement climatique.
L’objectif de la COP22 est de lutter contre le changement climatique et non pas de développer les énergies renouvelables, rappelle Boris Le Ngoc. Pour le développement du nucléaire, il juge utile qu’il soit entrepris en premier lieu par les pays grands pollueurs comme les USA, la Chine, l’Inde, le Brésil…
Par contre pour les pays émergents comme le Maroc, il serait intéressant de se tourner vers les énergies renouvelables, précise Boris Le Ngoc. Ce qui va permettre de réduire la part des énergies fossiles.

 

 

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