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Une nouvelle vision pour l'aménagement touristique du littoral

Par L'Economiste | Edition N°:538 Le 28/06/1999 | Partager

· La Commission chargée de l'aménagement du littoral veut optimiser l'implantation des projets touristiques sur les côtes marocaines
· Depuis 1989, la Commission a avalisé 90 projets et rejeté 123 demandes
· Le problème foncier est derrière le rejet des dossiers


La Commission Interministérielle Chargée de l'Aménagement Touristique du Littoral (CICATL) se pose une nouvelle vision dans son champ d'action. La mise en valeur touristique du littoral est un des chantiers stratégiques de la politique d'aménagement prônée par l'actuel gouvernement. "Pendant les années 60 et 70, il fallait établir un système pour pallier le manque de la planification urbanistique sur le littoral. Aujourd'hui, il faut optimiser l'implantation des projets touristiques en les orientant vers des sites inexploités et en prenant en compte leurs implications sur la zone où ils seront édifiés", explique un responsable de la Commission.

Implantation inégale


Cette nouvelle vision est due aussi à l'implantation inégale des grands projets touristiques sur le littoral. L'axe Rabat-El Jadida et les villes d'Agadir et de Sâaïdia sont les trois régions qui s'accaparent la plus grande partie de ces investissements.
La Commission a été constituée en 1964 suite à une circulaire du Premier ministre. Elle a pour mission d'avaliser les projets touristiques situés dans une zone de 5 km de largeur à partir du littoral.
L'enjeu de la détermination d'une stratégie d'implantation de ces projets n'est pas à démontrer. Sur ses 3.200 km de côtes, le Maroc ne dispose que d'une seule station balnéaire, celle d'Agadir.
Au Nord, la contiguïté et l'anarchie des lots immobiliers construits sur le littoral Sebta-Tétouan ont fait de cette région stratégique une zone usitée. La différence est frappante avec l'autre côté de la Méditerranée. La bonne répartition des complexes touristiques sur la côte espagnole sont pour beaucoup dans le développement de l'activité touristique dans cette région.
Le tour de table de la CICATL comprend 16 membres. Elle est présidée par le Ministère des Affaires Générales du Gouvernement. Les autres ministères représentés sont le Ministère de l'Equipement, le Ministère de l'Aménagement du Territoire, le Ministère de l'Intérieur, le Ministère du Tourisme, le Ministère des Finances, le Ministère des Eaux et Forêts en plus de la circonscription préfectorale concernée par le projet.

123 rejets


Depuis 1989 et jusqu'en avril 1999, la Commission n'a avalisé que 90 projets sur un total de 286 demandes. Les avis défavorables l'emportent avec 123 dossiers rejetés. Les 73 demandes restantes sont réparties entre les dossiers ajournées et ceux incomplets.
Comme toute initiative pour établir une politique d'aménagement, la Commission bute sur le problème foncier. Le non-apurement des statuts fonciers des terrains explique le rejet de plusieurs dossiers (litiges fonciers sur les terres collectives, terres domaniales et terres privées). L'absence des réseaux d'assainissement, la non-adéquation des projets avec les documents d'urbanisme et l'impact défavorable sur l'environnement sont aussi derrière le rejet de plusieurs projets touristiques.
En cas d'avalisation d'une demande d'installation sur un terrain de l'Etat, l'investisseur soumet son dossier à la Direction des Domaines(1). La vente est conditionnée par un cahier des charges. L'investisseur ne devient propriétaire du terrain à part entière qu'une fois son projet finalisé dans le délai préétabli.

(1) Cf l'Economiste du 17 juin 1999.


Garanties


Le dossier présenté à la CICATL doit contenir des renseignements sur le promoteur (statuts de la société, actionnaires, références financières...) et sur le terrain (situation géographique, statut juridique et références foncières). L'investisseur doit également faire une note descriptive de son projet et déterminer un planning de réalisation en fonction de la taille de ce dernier. Pour plus de garanties, la Commission exige une étude de faisabilité contenant le coût global du projet et son mode de financement. Les autres pièces du dossier sont le plan de situation, le plan parcellaire et le plan de zonage.

Nadia LAMLILI

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