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    Economie

    Un quart des enfants de moins de 5 ans souffre d'un retard de croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:810 Le 14/07/2000 | Partager

    • Le pourcentage d'enfants ayant reçu trois doses de DTC est de 93%• Le Maroc affiche une grande disparité entre les taux urbains et ruraux de fréquentation de l'école primaireLE Maroc a fait d'énormes progrès en matière de vaccination, mais le pourcentage des enfants présentant un retard de croissance est toujours élevé. La dernière édition du «Progrès des Nations« publié chaque année par l'Unicef dresse l'état des lieux de l'enfance dans le monde.Compare à d'autres pays arabes, le Maroc ne fait pas assez pour améliorer la croissance chez les enfants de moins de 5 ans. Le pourcentage de ceux présentant un retard de croissance est estimé à 23%, alors que dans d'autres pays arabes comme la Jordanie et le Liban, ce taux ne dépasse pas les 15%. Il est de 2% aux Etats-Unis.En général, chez les enfants nés avec une insuffisance pondérale et ayant souffert de malnutrition, de soins inadéquats et de carences nutritionnelles, le rapport taille-âge est inférieur à celui des autres enfants. «Un tel retard est un signe évident d'échec durant la période de croissance précoce«, indique le rapport de l'Unicef. La privation alimentaire et sanitaire, qui ralentit la croissance durant la période critique des deux premières années d'un enfant, risque également de limiter son développement mental et ses capacités d'apprentissage. Dans les pays en développement, environ 39% des enfants de moins de 5 ans souffrent d'un retard de croissance, soit au total quelque 209 millions. Les pourcentages les plus élevés sont enregistrés en Asie et en Afrique subsaharienne. Les causes immédiates de ce retard de croissance sont les carences alimentaires et la récurrence des affections. Selon l'Unicef, ce cercle vicieux est lui-même causé par la pauvreté qui empêche les familles de prodiguer à leurs enfants les soins voulus.Mais si au Maroc ce problème de croissance reste toujours posé, celui de la vaccination a par contre connu une grande amélioration. Actuellement, le pourcentage des enfants ayant reçu trois doses de DTC (il s'agit d'une série de vaccins permettant d'éviter la diphtérie, le tétanos et la coqueluche) est de 93%. Ce taux est de 100% à Oman et de 92% en Egypte. Le classement établi par l'Unicef révèle que 40 pays en développement et de nombreux pays industrialisés ont obtenu d'excellents résultats, atteignant ou dépassant même la couverture de 90%, qui avait été fixée comme objectif lors du Sommet mondial pour les enfants de 1990. Les pays bien classés sont situés essentiellement dans les Amériques, en Asie centrale, en Europe, ainsi qu'au Moyen-Orient et Afrique du Nord.En Afrique subsaharienne, la moitié seulement des enfants sont protégés.La moyenne mondiale est aujourd'hui de 77% grâce aux grandes campagnes de vaccination organisées dans de nombreux pays au cours des années 80. Selon l'Unicef, ce type d'initiative doit être élargi à tous les enfants. C'est là qu'intervient l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination qui vient d'être créée. Son but est d'aider les pays pauvres à rattraper le retard qu'ils ont pris en matière de vaccination. Grâce à cette alliance, ces pays devraient pouvoir atteindre une couverture vaccinale de 80% au moins pour le DTC et la rougeole dans tous les districts en 2005.Le retard en matière de scolarisation des enfants, ils sont également nombreux à le connaître. Des études menées entre 1990 et 1999 dans 54 pays ont révélé une grande disparité entre les taux urbains et ruraux de fréquentation de l'école primaire. Cet écart est difficile à combler. Au Maroc, la différence entre les zones urbaines et rurales est très importante. Elle représente environ 38%.

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