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    Economie

    Les croisades contre l'adiposité

    Par L'Economiste | Edition N°:810 Le 14/07/2000 | Partager

    • Avec les beaux jours, revient le syndrome de la plage• Rush sur les régimes et produits amincissantsRÉGIMES amaigrissants, cures dépuratives, infusions drainantes et pilules miracles sont l'apanage de tous ceux ou celles qui, à l'approche des beaux jours, tentent de raffiner leur silhouette. Leur ennemi numéro un, c'est la cellulite, surnommée peau d'orange en comparaison avec les creux et bosses qu'elle génère. Cette fameuse graisse est localisée autour de la taille, des hanches, des jambes ou même des bras, si ce n'est sur tout le corps. Récalcitrante à souhait, étalée en bourrelets disgracieux, tous ces remèdes ne la chassent que momentanément. Au cours de régimes fades, souvent déséquilibrés, les personnes évitent les creux en se bourrant de coupe-faim qui ont une action directe sur le cerveau, et abusent de compléments de repas. Mais toute patience ayant des limites, elles craquent très rapidement, après s'être infligé la torture d'avoir résisté à la tentation. D'ailleurs, certains psychologues affirment que ces régimes stricts sont vécus comme une punition: punir son corps parce que l'on aimerait être différent ou parce que la volonté fait défaut. Dans ce cas-là, il existe deux types d'acharnement: soit manger encore plus et n'importe quoi, soit se priver jusqu'à la limite de l'inanition. C'est de cette manière que naît l'anorexie-boulimie chez les sujets fragiles.Quant aux aides-minceur, ils n'ont qu'un seul mérite: celui de faire fondre le porte-monnaie, puisque ce sont des produits importés dont le prix est élevé et le champ d'action très limité s'il n'est pas couplé à un régime.La plupart des personnes pensent que c'est le fait de trop manger qui leur occasionne une surcharge pondérale. C'est faux. C'est mal manger qui fait grossir. Ce qu'il faut absolument changer, ce sont les habitudes alimentaires et adopter une nouvelle hygiène de vie. Plus saine, moins riche en lipides, en mettant l'accent sur les glucides, longtemps incriminés, alors qu'ils représentent une véritable réserve d'énergie.Ces dernières années, l'on a assisté à une véritable éclosion de pilules miracles dont les promesses sont très souvent loin de la réalité et les effets secondaires parfois dangereux pour la santé. Les laboratoires multiplient les prouesses et redoublent d'ingéniosité pour découvrir de nouveaux filons. L'impact est plus grand lorsque ces fameuses pilules sont associées à des plantes telles que le Konjac (une algue) qui lorsqu'elle est ingérée avec beaucoup d'eau gonfle dans l'estomac en donnant une sensation de satiété. Sans parler des vertus millénaires du thé vert, du lierre ou de la caféine qui aident à éliminer les toxines et à drainer la cellulite. Aides-minceur ou effet placebo? De toutes les manières, tous ces «à-côtés« sont de véritables stimulants. Et ce ne sont pas les seuls, car même les laboratoires de cosmétiques s'y sont mis avec leurs crèmes anticapitons. Bourrées d'algues, d'Aha, d'actifs de fruits et molécules mange-graisse, elles battent des records de vente inespérés surtout au printemps. Leur promesse, faire retrouver une peau plus lisse avec des centimètres en moins. Et pourtant, on y croit toutes. Radia LAHLOU


    Effet «yo-yo««La monotonie de ces diètes entraîne inévitablement une ruée vas les aliments interdits dès que la perte de poids est constatée. Résultat: la frustration enregistrée par le cerveau est telle qu'une fois les personnes se remettent à une alimentation normale, elles reprennent le double des kilos perdus. D'où l'effet «yo-yo« tant réprouvé par les nutritionnistes. Les personnes entreprennent de maigrir anarchiquement sans suivi médical, sans savoir si c'est un dysfonctionnement de la glande thyroïde ou un problème de dérèglement hormonal ou encore une obésité héréditaire comme tendent à te démontrer des études récentes.
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