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    Economie Internationale

    Timor: Eventuelle intervention de l'ONU

    Par L'Economiste | Edition N°:591 Le 09/09/1999 | Partager

    · Les milices anti-indépendantistes indonésiennes sèment la terreur

    Les Nations Unies prévoient d'envoyer une force internationale de 5.000 à 7.000 hommes pour faire face aux violences au Timor oriental, une ancienne colonie portugaise annexée en 1976 par l'Indonésie. C'est ce que rapporte la presse américaine. Ce pays est en proie à l'anarchie depuis le vote d'autodétermination, le 30 août, et plus encore depuis l'annonce, le 4 septembre, des résultats du vote favorable à l'indépendance. Les milices anti-indépendantistes indonésiennes font régner la terreur.
    C'est à l'Australie que reviendra probablement le commandement des troupes envoyées par l'ONU. Elle a placé lundi des troupes de combat en état d'alerte prêtes à intervenir en 24 heures. Elle a lancé hier un ultimatum à l'Indonésie pour rétablir le calme. En plus, elle a convoqué une réunion des ministres du Forum de Coopération des Pays de l'Asie-Pacifique (APEC) pour aujourd'hui mercredi.

    Les autorités indonésiennes ont annoncé hier qu'elles déployaient des navires de la marine et des avions de transport de l'armée pour "aider à évacuer les réfugiés". Elles auraient prévu de déplacer 200.000 à 300.000 personnes selon des sources concordantes proches des Nations Unies.
    Depuis 48 heures, les militaires indonésiens et leurs milices vident systématiquement Dili (la capitale de Timor-Est) de sa population, triée puis chargée dans des camions militaires sous la menace des fusils.
    Quelque 60.000 Est-Timorais ont été regroupés dans des commissariats de police pour être déportés au Timor occidental, selon le délégué du Comité international de la Croix Rouge pour le Timor oriental, réfugié au Nord de l'Australie.
    Les locaux de la mission des Nations Unies au Timor oriental ont été attaqués hier dans la capitale, contraignant l'ONU à tenter d'évacuer son personnel.
    Par ailleurs, le commandant d'une des milices pro-indonésiennes a affirmé hier que ses hommes étaient prêts à "tout brûler" si un nouveau scrutin sur l'avenir de l'ex-colonie portugaise n'était pas organisé.
    "Ce n'est pas une guerre entre l'Indonésie et le Timor oriental, mais une guerre entre l'autonomie et l'indépendance", a-t-il assuré.

    Nadia BELKHAYAT (AFP)

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