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    Economie Internationale

    OUA: Ouverture aujourd'hui du Sommet de Syrte

    Par L'Economiste | Edition N°:591 Le 09/09/1999 | Partager

    · "La déclaration de Syrte" devra obtenir l'approbation des chefs d'Etat africains

    · Le colonel Kadhafi prône la création des "Etats-Unis d'Afrique"


    Les chefs d'Etat africains de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) sont réunis pour deux jours à Syrte, sur le littoral méditerranéen de la Libye. C'est aujourd'hui et demain 8 et 9 septembre que ce sommet extraordinaire africain a lieu. Le Sommet de Syrte est officiellement destiné à procéder à un réexamen de la charte de l'OUA, constituée de 53 membres, et qui date de 1963. Selon les organisateurs, 46 sur les 52 chefs d'Etat des pays membres de l'OUA y sont attendus.
    Une réunion préparatoire au niveau des ministres des Affaires Etrangères s'est tenue lundi à Tripoli. Au terme de leurs travaux, les ministres ont adopté une "Déclaration de Syrte" qui sera soumise à l'approbation du Sommet.
    La déclaration préconise le renforcement du Secrétariat Général de l'OUA et la mise à sa disposition des ressources nécessaires à son fonctionnement. Les Etats africains s'engagent à cet égard à "honorer leurs obligations financières". Le texte évoque la nécessité "d'adapter la charte de l'OUA aux nouvelles réalités" et reprend la décision du Sommet d'Alger (de juillet dernier) "rejetant les changements anticonstitutionnels". La déclaration réclame par ailleurs la mise en place d'"un système précoce pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits". Elle souligne toutefois "la responsabilité première du Conseil de Sécurité des Nations Unies dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales". Le texte réclame enfin la mise en oeuvre du traité d'Abuja qui prévoit en particulier la création d'"un parlement africain qui fera du continent une communauté de peuples".
    Le colonel Kadhafi prône la création des Etats-Unis d'Afrique et ce sommet extraordinaire est censé débattre d'un amendement de la charte de l'OUA qui permettrait la mise sur pied d'un tel ensemble.
    Selon le colonel Kadhafi, cette entité, ouvrant la voie à la libre circulation des populations, constituerait "la solution historique" aux conflits qui ravagent le continent. Il a expliqué, dans une allocution, qu'il s'agissait désormais de décider de quel type d'unité voulait l'Afrique, "une unité semblable à celle des Etats-Unis d'Amérique, à l'Union Européenne ou à l'ex-Union Soviétique?".
    La journée d'hier était marquée par un défilé militaire à Tripoli auquel ont participé des unités militaires symboliques de plusieurs pays africains.
    Le chef de la République libyenne a longuement expliqué qu'à ses yeux le traité d'Abuja signé en 1991 constituait en soi une révision de la charte de l'OUA. "Ce traité n'est pas seulement économique, mais également politique, social et militaire. Il a créé une nouvelle charte de l'OUA", a-t-il ajouté.
    Rappelons que le Maroc s'est retiré de l'Organisation en 1984 après que celle-ci ait accepté la nébuleuse république arabe sahraouie démocratique (RASD) en tant qu'Etat membre. Le Maroc a appelé l'OUA à se conformer à la légalité internationale en retirant sa reconnaissance à la fantomatique "république sahraouie". Il continue à qualifier la situation "d'aberrante".

    Nadia BELKHAYAT (AFP)

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