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Tanger: Un plan pour transformer les déchets organiques en fertilisants

Par L'Economiste | Edition N°:961 Le 20/02/2001 | Partager

. De notre correspondant, Ali ABJIOU. Un étude a été confiée à un bureau spécialisé pour examiner les moyens de mettre en place des filières de compostage . Une première unité pourrait voir le jour à Larache pour un investissement estimé à 65 millions de DirhamsLe futur plan régional des déchets annoncé récemment à Tanger (Cf. L'Economiste du 15 février 2001 ou www.leconomiste.com) consacre un volet important à la valorisation des déchets. Une étude a été confiée à un cabinet spécialisé, Eau Globe, pour examiner les moyens de mettre en place des filières de compostage. Il s'agit d'un processus qui permet de transformer les déchets organiques en engrais via un processus de fermentation (voir encadré). Le compostage n'est pas une activité nouvelle au Maroc. Depuis une quarantaine d'années, cinq unités de compostage se sont installées à travers le pays dont la plus ancienne à Tétouan. Cette dernière, créée en 1961, n'a jamais fonctionné. Toutes ces unités auraient souffert selon Eau Globe d'un handicap qui les empêchait d'être pleinement opérationnelles en raison notamment de l'absence de tri au départ du processus. Ainsi, le produit final avait peu de valeur ajoutée vu la présence de nombreux éléments étrangers dans le compost (métaux, plastiques et autres). Le bureau d'études préconise la mise en place d'une unité près de la ville de Larache, étant donné le caractère agricole de son arrière-pays qui faciliterait l'écoulement commercial du compost. Car l'enjeu pour la viabilité du projet réside dans l'obtention d'un produit de qualité pouvant être valorisé auprès des cultivateurs. Dans la ville de Larache, pour une production totale de déchets de près de 60.000 tonnes par an, il est possible de produire 16.000 tonnes de compost. A ceci s'ajoutent 5.000 tonnes de déchets “verts” (herbe et autres végétaux). Le coût de l'unité de transformation est évalué à près de 65 millions de DH avec des charges d'exploitation annuelles estimées à 17,44 millions de DH. Dans ces conditions, la tonne de compost atteindrait un prix de revient de 528 DH, un montant qui pourrait être révisé à la baisse si on inclut les subventions et revenus de recyclage des autres déchets (métaux par exemple). Le but est d'atteindre le coût, jugé satisfaisant, de 96 DH la tonne, selon les études du cabinet Eau Globe, pour un prix de vente avoisinant les 200 DH la tonne. Reste à convaincre les agriculteurs de l'efficacité d'un tel produit.

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