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    Economie

    Stocks records dans les barrages : De l'eau potable pour quatre ans

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Le volume d'eau retenue dans l'ensemble des barrages a dépassé 7 milliards de mètres cubes au 16 décembre 1996, soit un taux de remplissage de plus de 73%. Ce niveau atteint permet d'assurer l'alimentation en eau potable pour les zones desservies par les barrages et l'irrigation des périmètres agricoles.


    LES apports d'eau enregistrés au niveau de l'ensemble des barrages au cours de la période allant du 1er septembre au 16 décembre sont évalués à 1,2 milliard de mètres cubes. Ce chiffre fourni par la Direction de l'Hydraulique représente un volume supérieur d'environ 25% à celui affiché au cours de la même période de l'année dernière. Avec les réserves de l'an passé, le volume d'eau stockée dans l'ensemble des retenues de barrages s'élève à 7,275 milliards de mètres cubes au 16 décembre.

    Recharge de la nappe souterraine


    Ce volume correspond à un taux de remplissage de 73,6% contre 23,2% un an plus tôt. Ce stock est un record puisqu'un tel niveau n'a jamais été atteint auparavant. D'ailleurs, les barrages Ibn Batouta, Nakhla et Sidi Mohammed Ben Abdallah sont remplis à hauteur de 100% et la Direction de l'Hydraulique a entamé le déversement en mer pour pouvoir retenir les apports actuels et futurs des crues.
    Pour les barrages Smir, Hassan Premier, Sahla, Youssef Ben Tachfine, Oued El Makhazine, Bin El Ouidane, Mansour Eddahbi, Moulay Youssef et Al Massira le taux de remplissage dépasse les 75%. Quant aux barrages Mohammed Ben Abdelkrim Al Khattabi, Abdelmoumen, Allal Al Fassi, El Kansera, Lalla Takarkoust, Mohammed V, Idriss 1er, Neuf Avril 1947 et Hassan Addakhil, leur taux de remplissage varie entre 50 et 75%.
    Seuls deux barrages font exception avec un taux de remplissage largement en dessous des 50%. Il s'agit de Aoulouz et Injil, avec respectivement 2,3 et 2,4%. «Ces deux ouvrages doivent rester presque vides puisque leur eau sert à recharger les nappes souterraines», explique Moulay Hassan Badraoui, chef de la Division de la Planification et de la Gestion de l'eau à la Direction de l'Hydraulique.

    Pour les barrages disposant de stocks suffisants et équipés de centrales hydro-électriques, la gestion rationnelle impose de turbiner au lieu de déverser de l'eau en mer. A ce jour, la production hydro-électrique a atteint 2 milliards de kW, un niveau record dans l'histoire du Maroc, est-il précisé. «A l'avenir et compte tenu des réserves, nous envisageons de dépasser ce niveau l'année prochai-ne», soutient M. Badraoui. Il est à signaler que la production hydro-électrique représente 20% de la production énergétique de l'Office National d'Electricité.
    M. Badraoui est confiant sur la question de l'alimentation en eau potable: «Ce niveau de réserves permettra de satisfaire en totalité les besoins en eau potable des populations desservies à partir des barrages pour une durée de quatre ans».

    Il assure également que les demandes en eau pour l'irrigation de l'ensemble des périmètres seront satisfaites sans aucun rationnement qui pénaliserait des variétés de cultures.
    M. Badraoui prévient que, dans les domaines de l'eau potable et de l'irrigation, l'utilisation rationnelle des ressources en eau s'avère indispensable. La rareté de l'eau, les sécheresses successives à durée variable, la dégradation de la qualité de l'eau, l'érosion des sols et son impact négatif sur les ouvrages hydrauliques sont autant de contraintes qu'il faudra prendre en considération pour une meilleure économie de l'eau. Cette gestion rationnelle sera d'autant plus facile avec de grands stocks d'eau, permis par les grands barrages. La préservation de l'eau suppose des efforts dans les ressources non conventionnelles: le dessalement, le traitement des eaux usées pour l'irrigation. Sur ce dernier registre, des expériences pilotes ont eu lieu dans la région de Ouarzazate.

    Mohamed CHAOUI.

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